La joie de porter la communion aux malades

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Mon engagement à SFX

La joie de porter la communion aux malades

En quoi consiste cet engagement au sein de SFX ?

Des malades et des personnes âgées ne sont plus en état de venir à l’église, mais désirent de tout leur cœur continuer leur vie sacramentelle. Nous sommes envoyés pour leur porter la communion ou leur faciliter l’accès à l’eucharistie. Selon les cas, nous allons chez les personnes isolées qui ne peuvent se déplacer ou nous les accompagnons dans leurs maisons de retraite.

C’est la paroisse qui nous envoie. Quand nous portons nous-mêmes la communion, le prêtre nous appelle à la fin de la messe et nous remet le Corps du Christ. Nous sommes alors comme Marie qui va en hâte chez sa cousine Élisabeth ! C’est une grande joie ! Nous traversons les rues du quartier : nous pouvons penser que Jésus visite les rues, les maisons, les personnes que nous rencontrons... Nous ne pouvons porter le Seigneur au milieu de nos courses !!! Le Christ a une place unique ! Il est bon d’avoir une belle custode, dans un sac réservé à cet usage (par exemple porté sur notre cœur) et d’aller chez le malade immédiatement après la messe... Nous prions avec la personne malade ou handicapée avant de lui donner la communion. Dans les maisons de retraite, lorsqu’une messe est célébrée, nous accompagnons le prêtre en allant chercher et reconduire les malades dans leur chambre et en priant avec tous. Lorsqu’il n’y a pas de prêtre, nous portons le Corps du Christ, soit pendant la messe télévisée, soit au cours d’un partage de prière et d’Évangile que nous organisons en équipe.

Comment avez-vous accepté cet engagement et pourquoi ?

C’est presque toujours la paroisse qui nous a proposé de le faire, pour une voisine ou un proche... Bien sûr, on se sent indigne ! Personne n’est digne ! Cependant, tout baptisé qui croit à la présence de Jésus dans l’Eucharistie peut rendre ce service ! Une malade dit que nous sommes « les jambes du bon Dieu ». Nous ne sommes que les jambes, c’est Dieu qui fait tout, mais Il ne le fait pas sans nous !

Combien de malades nous disent que, si nous n’étions pas là, personne ne viendrait ! Nous voyons leur bonheur, leur attente (ceux qui attendent devant leur porte... et aussi ceux qui ne savent plus très bien le jour et l’heure, mais montrent un recueillement extraordinaire pendant ce temps de prière...) ; « D’où m’est donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? » a dit Élisabeth lors de la visitation : à travers Marie, Jésus lui-même la visitait !

Que vous apporte cet engagement ?

Nous ne pouvons rien apporter de plus magnifique à une personne que le Corps du Seigneur ! C’est une mission splendide qui donne beaucoup de joie. Il y faut seulement de la fidélité... Les malades raniment notre ferveur !
Nous sommes en équipe et nous organisons la présence auprès des malades, notamment en maison de retraite : chacun de nous a une vie professionnelle et familiale et est amené à se déplacer... en équipe, on prend le relais !

Que diriez-vous à ceux qui souhaiteraient vous rejoindre ?

Le besoin est réel : il y a tant de personnes âgées dans notre quartier ! Donc n’hési- tez pas ! Notamment, si vous passez une partie de l’été à Paris : beaucoup d’entre nous s’absentent, mais les malades restent !
Il s’agit d’un ministère délicat : nul ne se le donne à lui-même, car porter le Corps du Christ est une responsabilité. Il est indispensable d’en parler à notre curé ou à un prêtre. Même s’il s’agit de l’un de nos proches, ne leur portons pas l’Eucharistie sans en avoir référé au prêtre ; normalement, un prêtre visite le malade la première fois, puis vient de temps en temps pour le sacrement de réconciliation, et éventuellement le sacrement des malades.

Contact : courrier@sfx-paris.fr

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