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Pape François : le Seigneur nous invite constamment à guérir

mar, 28/03/2017 - 15:05
(RV) Croire en Jésus et prendre la vie comme elle est, et aller de l’avant avec joie, sans se lamenter, sans se laisser paralyser par le mauvais péché de l’acédie : c’est ce qu’a dit le Pape lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, ce 28 mars 2017. Au centre de l’homélie du Pape, l’Évangile du paralytique guéri par Jésus. Un homme malade depuis 38 ans gisait au bord d’une piscine à Jérusalem, appelée en hébreu Bethesda, avec cinq portiques sous lesquels il y avait un grand nombre de malades, aveugles, boiteux et paralytiques. On disait que quand un ange descendait et remuait les eaux, les premiers qui s’immergeaient étaient guéris. Jésus, en voyant cet homme, lui dit : "tu veux guérir ?" . «C’est beau, Jésus nous dit toujours : "tu veux guérir ? Tu veux être heureux ? Tu veux améliorer ta vie ? Tu veux être rempli de l’Esprit Saint? Tu veux guérir ?" Cesparole de Jésus…. Tous les autres qui étaient là, malades, aveugles, boiteux, paralytiques, auraient dit : “Oui, Seigneur, oui”. Mais celui-ci, un homme étrange, répond à Jésus : "Seigneur, je n’ai personne qui m’immerge dans la piscine quand l’eau s’agite, quand je suis sur le point d’y aller un autre descend avant moi."» Cet homme était comme l’arbre planté le long du cours d’eau, dont parle le premier Psaume, «mais qui avait les racines sèches» , et «ces racines n’arrivaient pas à l’eau, ne pouvaient pas être sauvées par l’eau» . «Ceci se comprend à partir de l’attitude, des lamentations, et aussi toujours en cherchant de donner la culpabilité à l’autre : "Mais ce sont toujours les autres qui passent avant moi, moi je suis un pauvre ici depuis 38 ans…" Ceci est un mauvais péché, le péché de l’acédie. Cet homme était malade non pas tellement de la paralysie mais de l’acédie, qui est pire que d’avoir le cœur tiède» , a averti le Saint-Père. C’est vivre sans «avoir la volonté d’aller de l’avant, ne pas avoir la volonté de faire quelque chose dans la vie, avoir perdu la mémoire de la joie. Cet homme ne connaissait pas la joie, même pas de nom, il l’avait perdue. Ceci est le péché. C’est une mauvaise maladie. “Mais moi je suis bien comme ça, je me suis habitué…Mais la vie a été injuste avec moi." Et on voit le ressentiment, l’amertume de ce cœur.» «Jésus ne le réprouve pas, mais lui dit : "Relève-toi, prend ton grabat, et marche." Le paralytique guérit, mais puisque c’est samedi, les docteurs de la Loi lui disent qu’il n’est pas licite de porter le grabat, et lui demandent qui l’a guéri en cette journée. "Cela va contre le code, cet homme n’est pas de Dieu."» Le paralytique, a noté le Pape, n’avait même pas dit merci à Dieu, il ne lui avait même pas demandé son nom. «Il s’est levé avec cette acédie» qui fait «vivre parce que l’oxygène est gratuit» , qui fait «vivre toujours en regardant les autres qui sont plus heureux que moi» , et «dans la tristesse» , en oubliant la joie. L’acédie, a expliqué le Pape, est «un péché qui paralyse, qui nous rend paralytiques. Elle ne nous laisse pas cheminer. Aujourd’hui aussi le Seigneur regarde chacun de nous, nous tous nous avons des péchés, mais en regardant ce péché il nous dit : "Lève-toi."» «Aujourd’hui le Seigneur dit à chacun de nous : "Lève-toi, prend ta vie comme elle est, belle, mauvaise comme elle est, et va de l’avant. N’aie pas peur, avance avec ton grabat." "Mais Seigneur, ce n’est pas le dernier modèle !" "Mais avance! Peut-être avec ce grabat moche, mais avance! C’est ta vie, c’est ta joie." “Tu veux guérir ?”, première demande que nous fait aujourd’hui le Seigneur… “Oui, Seigneur." "Lève-toi."» «Et dans l’antienne au début de la messe, il y avait ce début tellement beau : "Vous qui avez soif, venez vers les eaux - elles sont gratuites, il n’y a pas besoin de payer -, et désaltérez-vous avec joie." Et si nous, nous disons au Seigneur "Oui, je veux guérir. Oui, Seigneur, aide-moi, moi qui veux me lever", alors nous saurons comment est la joie du salut» , a conclu le Saint-Père. (CV)     (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Saint-Siège soutient l’interdiction des armes nucléaires

mar, 28/03/2017 - 14:13
(RV) Une centaine de pays ont lancé lundi à l’ONU les discussions en vue d’un futur traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Au premier jour des négociations cependant, il fallait surtout remarquer l’absence des principales puissances nucléaires, pas particulièrement favorables à la perspective d’un nouveau traité. Même le Japon, seul pays à avoir subi, en 1945, des attaques atomiques, y est opposé. Le Saint Siège reste cependant dans l’idée d’un monde sans armes nucléaires, convaincu qu’une éthique et un droit basés sur la menace de la destruction réciproque ne favorisent pas la recherche d’une solution pacifique des controverses Une réponse inadaptée Dans un message adressé aux Nations Unies, le Pape François va plus loin encore que cette simple observation, la menace d’une destruction réciproque est contraire aux principes constituants des Nations Unies dont la mission primaire est la préservation de la paix. «Nous devons nous engager pour un monde sans armes nucléaires» , écrit François à la Présidente de la Conférence de l’ONU sur leur interdiction, en se demandant pourquoi se fixer un tel objectif dans un monde traversé par un climat instable et conflictuel. François analyse les principales menaces du XXIe siècle : le terrorisme, les conflits asymétriques, la sécurité informatique, les questions environnementales, ou encore la pauvreté, et considère que la menace nucléaire ne constitue pas la réponse adaptée. Le recours à l’arme atomique aurait par ailleurs des conséquences catastrophiques pour l’homme et l’environnement. Son développement demande d’énormes investissements, alors que ces ressources pourraient largement être utilisées pour d’autres priorités plus significatives comme la promotion de la paix et le développement humain intégral. Un défi moral et humanitaire «La paix , dit François, ne peut être fondée sur la menace» , mais sur la justice et dans le respect des droits fondamentaux de l’être humain ; sur le respect de la création, sur la confiance entre les peuples, sur la participation de tous à la vie publique, sur l’éducation, le dialogue et la solidarité. L’abolition de l’arme nucléaire est «un défi moral et humanitaire» , relève le Saint-Père, qui nécessite de surmonter les peurs et les tentations isolationnistes prédominantes dans de nombreux débats. (CV-JCP)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Commission pour la Protection des Mineurs: davantage d'attention pour les victimes

lun, 27/03/2017 - 15:01
(RV)  «Trouver de nouvelles voies pour s’assurer que son travail soit façonné et enrichi avec et par les victimes» de pédophilie: voilà l’engagement renouvelé par la Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs (CPPM), dans un communiqué publié dimanche 26 mars 2017. Au terme des trois jours de sa huitième assemblée plénière, l’organisme remercie pour son engagement Marie Collins, qui avait démissionné de la Commission quelques semaines plus tôt. La CPPM s’attarde sur la réponse à apporter aux victimes qui écrivent au Saint-Siège et sur son souci de continuer à travailler en collaboration avec les diocèses. Remerciements à Marie Collins pour son engagement contre la pédophilie Le communiqué revient tout d’abord sur un sujet «central» de la plénière: la démission de Marie Collins, membre fondatrice de la CPPM et elle-même ancienne victime. Les membres expriment leur «fort soutien» à l’action continue de Marie Collins pour promouvoir la guérison des victimes et la prévention de tous les abus. Ils la remercient également d’avoir accepté de continuer à travailler avec la CPPM sur les programmes éducatifs à destination des nouveaux évêques et des offices de la Curie. Avec ce départ, la CPPM ne compte plus aucune ancienne victime parmi ses membres mais ceux qui la composent s’accordent «unanimement» sur la nécessité de trouver de «nouvelles voies» pour continuer à travailler avec les victimes. La Commission assure considérer «soigneusement» plusieurs idées déjà «mises en œuvre» à certains endroits, dans le but de les recommander au Pape. Se donner les moyens de répondre personnellement aux victimes Le communiqué souligne également l’ «importance de répondre directement et avec compassions aux victimes/survivants quand ils écrivent aux offices du Saint-Siège». «Porter attention aux courriers» et «donner une réponse personnelle et dans les meilleurs délais» est ainsi décrit comme une manière d’améliorer la transparence. Les membres de la Commission, qui se disent «conscients» de la lourdeur de la tâche étant donné «le volume et la nature de la correspondance», demandent la mise en place «de ressources et de procédures spécifiques claires». Ils se sont donc mis d’accord pour proposer ultérieurement des recommandations à ce sujet au Saint-Père. Engagement à travailler avec les diocèses et avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi «Les membres de la Commission continuent le travail confié par le Pape François pour assister les Églises locales dans leur responsabilité pour la protection de tous les mineurs et adultes vulnérables», poursuit le communiqué. Ainsi la Commission affirme recevoir des représentants des conférences épiscopales du monde entier lors de leur visite Ad limina à Rome. À l’inverse, les membres de la CPPM se déplacent parmi les conférences épiscopales et les Églises locales afin de les assister dans la «politique de développement» et «l’implémentation de meilleurs pratiques pour créer un environnement plus sain».  Ces visites de terrain ont notamment amené les membres de la CPPM à rencontrer des responsables de l’Église et des organismes locaux de protection des mineurs, des formateurs et des catéchistes en Zambie et en Colombie cette année. Le communiqué insiste sur l’ «élément central» que constituent les «lignes directrices» du CPPM, soutenues par le Pape. «Par conséquent, durant la réunion plénière, les membres ont de nouveau parlé de leur volonté de travailler avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en communiquant cette maquette de lignes directrices aux conférences épiscopales et aux congrégations religieuses, directement et à travers le site de la Commission.» Cette assemblée plénière, qui s'est déroulée du 24 au 27 mars, est intervenue au lendemain d'un événement sur l'éducation et la prévention organisé par le Centre pour Protection de l'Enfance de l'Université pontificale Grégorienne et par la Congrégation pour l’Éducation Catholique, jeudi 23 mars.150 personnes ont participé à cet événement qui s'est focalisé sur les particularités de l'Amérique latine. (SBL) Lire aussi :  Abus sexuels: «lutter contre le silence vécu comme un déni de la souffrance» (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Angelus : faire confiance à la vraie lumière du Christ

dim, 26/03/2017 - 15:34
(RV) Ce dimanche 26 mars, quatrième du Carême, le Pape François s’est adressé à la foule depuis la fenêtre du Palais apostolique pour la prière de l’Angelus Place Saint-Pierre. Sous un soleil printanier, il a invité les fidèles à faire confiance à Jésus, vraie « lumière du monde », et non aux fausses lumières qui nous éloignent du prochain. Ce dimanche, le Pape s’est concentré sur l'Évangile du jour. Un récit dans lequel Jésus redonne la vue à un homme aveugle de naissance. À travers ce miracle, le Christ se manifeste comme la « lumière du monde » dit François. Cet épisode de la Bible pousse à réfléchir « à notre foi en le Christ, fils de Dieu, et en même temps, fait référence au baptême, qui est le premier sacrement de la foi, celui qui fait venir la lumière », grâce à la « renaissance de l’eau et de l’Esprit saint ». C’est ainsi que « chacun de nous est illuminé à travers le baptême » explique le Pape. Cet homme aveugle de naissance, sans nom, « il représente nous-même, quand nous ne réalisons pas que Jésus est la lumière du monde, quand on regarde ailleurs, quand on préfère compter sur les petites lumières, quand on tâtonne dans l'obscurité » compare François. Comme cet aveugle qui guérit, « nous aussi nous avons été éclairés par le Christ dans le baptême, et nous sommes appelés à se comporter comme des enfants de lumière » insiste le Saint-Père. Ce baptême exige de choisir « de marcher dans la lumière », c’est-à-dire de d’abord abandonner les « fausses lumières, celles des préjugés qui déforment la réalité et provoquent de la haine contre ceux qui jugent sans pitié et condamnent sans appel ». Le Pape le rappelle, « ces bavardages sur les autres qui occupent les journées de chacun, c’est marcher dans l’ombre et non dans la lumière ». L’autre lumière factice, parce qu’ils sont séduisants et ambigus, ce sont les intérêts personnels. Car « si nous évaluons les gens et les choses en fonction du critère de notre propre utilité, notre plaisir, notre prestige, nous ne sommes pas dans la vérité dans les relations et les situations ». « La recherche du gain personnel, c’est marcher dans l'ombre . » Et pour éviter cela, le Pape appelle à « un changement radical de mentalité, une capacité de juger les hommes et les choses selon une autre échelle de valeurs, celle qui vient de Dieu ». Après la prière de l’Angelus, devant les fidèles, le Pape a rappelé la béatification, ce samedi 25 mars en Espagne, de José álvarez-Benavides y de la Torre et de ses 114 compagnons martyrs de la guerre civile espagnole. « Ces prêtres, religieux et laïcs ont été les témoins héroïques du Christ et de son Évangile de paix et de réconciliation fraternelle. Leur exemple et leur intercession soutiennent l’engagement de l'Église dans l’édification de la civilisation de l'amour ». De retour de Milan, le Saint-Père a aussi tenu, ce dimanche, à remercier le cardinal Angelo Scola et tous les Milanais, croyants et non-croyants, pour l’extraordinaire accueil qu’il a reçu ce samedi 25 mars dans la cité lombarde. « Vous m’avez vraiment fait sentir comme à la maison » s’est réjoui le Pape, soulignant la générosité de ses habitants avec ce dicton « Milan si riceve col coeur in man ! ». (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Devant 80 000 jeunes, le Pape invite les familles à cultiver des moments de gratuité

sam, 25/03/2017 - 22:07
(RV) Le Pape a conclu sa journée à Milan par une rencontre festive au stade San Siro de Milan, avec 80 000 jeunes confirmands. Accueilli avec beaucoup d’enthousiasme, au milieu des chants et des danses, le Pape a répondu à quelques questions des jeunes, notamment sur la transmission de la foi, l’amitié personnelle avec Jésus. Le Pape a une nouvelle fois insisté sur l’importance d’une relation forte entre les jeunes et leurs grands-parents. Prenant appui sur sa propre expérience avec ses grands-parents, le Pape a expliqué que «les grands-parents ont une sagesse de la vie, et avec cette sagesse de la vie ils nous enseignent comment être plus proches de Jésus» . François aussi insisté sur l’importance de prendre du temps pour jouer avec les amis, car «quand le jeu est propre, on apprend à respecter les autres, on apprend à faire équipe, à travailler tous ensemble. Et ceci nous unit à Jésus.» Le Pape a aussi invité les parents à prendre du temps pour jouer avec leurs enfants, et trouver ainsi des occasions de proximité. Invitant les participants à réfléchir en silence pour se souvenir de la personne qui les avait aidé à croire, le Pape a évoqué le prêtre originaire de Lombardie, du diocèse de Lodi, qui l’avait baptisé et accompagné dans son enfance en Argentine, jusqu’au noviciat, se souvenant de lui comme d’un «apôtre du confessionnal» . S’adressant à des jeunes parents, le Pape a rappelé que «les enfants nous regardent, et vous n’imaginez pas l’angoisse que ressent un enfant quand les parents se disputent. Ils souffrent ! Et quand les parents se séparent, ils en paient les frais» . Pour le Pape, il faut au contraire prendre soin «de leur cœur, de leur joie, de leur espérance» , et ainsi les faire cheminer sereinement dans la foi, comme ces familles qui vont jouer au parc le dimanche après-midi, après la messe. François a même expliqué que dans son pays, il y a un verbe en espagnol qui traduit ces moments de gratuité, "dominguear" , passer le dimanche ensemble. Le Pape a regretté que de plus en plus de parents soient contraints de travailler le dimanche. Il faut toujours «jouer avec les enfants, "perdre" du temps avec les enfants, et transmettre la foi, aussi. C’est la gratuité, la gratuité de Dieu» , a-t-il martelé. Le Pape François, lui-même ancien enseignant, s’est aussi exprimé sur la question de l’école. Il a appelé à une éducation plus réaliste,  «avec l’intellect, avec le cœur, et avec les mains, les trois langages» , pour savoir penser, sentir et faire. On ne peut pas éduquer seulement avec des notions et des idées, a-t-il insisté. Il faut laisser aux jeunes des espaces de gratuité, pour que leurs talents se développement pleinement. Enfin, le Pape a lancé un appel contre le harcèlement. «Est-ce que dans votre école, dans votre quartier, il y a quelqu’un sur lequel vous faites de mauvaises plaisanteries, parce qu’il a tel défaut, parce qu’il est gros, parce qu’il est maigre, pour telle ou telle chose ? Réflechissez.  Et cela vous plait de lui faire prendre honte, de le frapper pour cela ? Réflechissez. Ceci s’appelle du harcèlement. S’il vous plait, pour le sacrement de la confirmation, faites la promesse au Seigneur de ne jamais faire cela, et de ne jamais permettre que cela se fasse dans votre collège, dans votre école, dans votre quartier. C’est compris ?» , a lancé le Pape au milliers de jeunes dans le stade, qui lui ont répondu oui avec ferveur. À la conclusion de cette rencontre, le Pape a récité le Notre Père, puis salué des jeunes handicapés, avant de repartir vers Rome. Il devait atterrir vers 19h30 à l’aéroport de Fiumicino mais un retard de 45 minutes était probable compte tenu du temps passé au stade avec les 80 000 jeunes. Revoir cette rencontre en vidéo (en italien) : (CV)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape appelle les Milanais à «vivre la joie de l'Évangile avec audace»

sam, 25/03/2017 - 20:51
(RV) Le Pape François est à Milan, ce samedi, pour une visite pastorale dans la capitale lombarde. En milieu d’après-midi, le Pape a été accueilli par une foule très nombreuse, près d’un million de personnes, pour une messe au parc de Monza. Sous un grand soleil, il y a présidé une concélébration eucharistique en la solennité de l’Annonciation. Dans son homélie, François a appelé les fidèles à se réjouir, comme Marie, de la venue de Dieu parmi nous, dans notre quotidien. Il a expliqué comment l’Ange Gabriel nous donne les clés pour propager cette joie, sans crainte. Le compte-rendu de Samuel Bleynie. «Ouvrez les portes du Christ» chantent les 8000 choristes au début de la procession. Un appel qui s’adresse à tous car depuis l’Annonciation, «rien ni personne ne laisse Dieu indifférent» , explique le Pape dans son homélie. «La joie du salut a débuté dans la vie quotidienne de la maison d’une jeune de Nazareth» et encore aujourd’hui c’est «dans nos villes, nos écoles et universités que s’accomplit l’annonce la plus belle que nous puissions entendre : “Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi !”». Mais le «rythme vertigineux» auquel nous sommes soumis peut nous voler cette espérance et cette joie, déplore le Pape, surtout en ces temps de spéculation. «On spécule aujourd’hui sur la vie, sur le travail, sur la famille. On spécule sur les pauvres et sur les migrants ; on spécule sur les jeunes et sur leur futur. Tout semble se réduire à des chiffres.» «Comment alors, est-il possible de vivre la joie de l’Évangile aujourd’hui ?» En regardant le présent «avec audace» , répond le Pape. Il est d’abord nécessaire de «faire mémoire, de regarder notre passé pour ne pas oublier d’où nous venons» , tout comme l’Ange évoqua «la promesse faite à David» . Cette mémoire permet à Marie de s’approprier son appartenance au Peuple de Dieu, un «peuple formé de milles visages, histoires et provenances, un peuple multiculturel et multiethnique qui n’a pas peur d’accueillir celui qui en a besoin» . Enfin c’est quand nous acceptons «d’être aidés» , «d’être conseillés» que l’impossible commence à devenir réalité, car, comme le dit l’Ange : «Rien n’est impossible à Dieu» . Revoir cette messe en vidéo (en italien) : (CV)     (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape François déjeune avec une centaine de détenus à Milan

sam, 25/03/2017 - 16:32
(RV) Après avoir rencontré des familles en périphérie de Milan puis avoir dialogué avec les prêtres et consacrés du diocèse, le Pape François a poursuivi sa visite pastorale dans la capitale lombarde par la prière de l’Angélus, sur le parvis de la cathédrale, samedi 25 mars 2017. Il s’est ensuite rendu en fin de matinée à la prison San Vittore, à trois kms de là. Accompagné du cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, il a été accueilli par des responsables pénitentiaires ainsi que par l’aumônier de la prison. Le Saint-Père a également salué le personnel pénitentiaire (gardiens, policiers, éducateurs, personnel sanitaire) ainsi que des représentants des bénévoles qui interviennent au sein de la structure. Le Saint-Père a ensuite salué personnellement des détenus dans différentes secteurs de la prison. Il devait notamment visiter le centre sanitaire, le secteur féminin (90 des 950 détenus de la prison sont des femmes) et celui dédié aux jeunes adultes. Il a ensuite déjeuné avec une centaine de détenus de tous les secteurs de la prison. Le repas avait été préparé par les prisonniers. (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape aux prêtres et consacrés de Milan : l'Église doit être unie dans la diversité

sam, 25/03/2017 - 15:22
(RV) Le Pape a mené en cette fin de matinée à la cathédrale de Milan un dialogue intense avec les prêtres et consacrés. François a répondu à trois questions, sur l'évangéIisation, le multiculturalisme et le discernement. La première a été posée par un prêtre qui a demandé quelles purifications et quels choix prioritaires les prêtres d’aujourd’hui doivent faire pour ne pas perdre la joie de l’évangélisation et ne pas perdre la joie d’être un peuple croyant dans le cœur de l’histoire. «Évangéliser est une joie» , a répondu le Pape, en parlant sans notes, et citant l’exhortation Evangelii nuntiandi du «grand Paul VI» , qui est «le plus grand document pastoral de l’après-Concile, qui a encore aujourd’hui une actualité» . Paul VI «parlait de cette joie : la joie de l’Église, c’est d’évangéliser. Et nous, nous devons demander la grâce de ne pas perdre cette joie d’évangéliser» . Il faut donc «demander la grâce de ne pas être des évangélisateurs tristes, ennuyeux : ceci ne va pas. Un évangélisateur triste est quelqu’un qui n’est pas convaincu que Jésus est joie, que Jésus t’apporte la joie, et quand il t’appelle, il te change la vie et te donne la joie et t’invite dans la joie : aussi sur la croix, mais dans la joie, pour évangéliser.» Le Pape a ensuite évoqué les défis d’aujourd’hui. «Chaque époque historique, depuis les premiers temps du christianisme, a été continuellement soumise à de multiples défis. Des défis à l’intérieur de la communauté ecclésiale, et dans le même temps, dans le rapport avec la société dans laquelle la loi allait prendre corps. Rappelons-nous de l’épisode de Pierre dans la maison de Corneille à Césarée, ou la controverse d’Antioche, et ensuite à Jérusalem, sur la nécessité ou non de circoncire les païens, et ainsi de suite. Nous ne devons donc pas craindre les défis, que cela soit clair. Tant de fois, nous entendons ces plaintes : "Ah, cette époque, dans laquelle il y a tellement de défis, et nous sommes tristes…" Non ! Il ne faut pas avoir peur ! Les défis doivent se prendre comme le taureau : par les cornes !» «Et il est bien qu’il y ait des défis , a-t-il poursuivi. C’est bien, parce qu’ils nous font grandir. Ils sont le signe d’une foi vivante, d’une communauté vivante qui cherche son Seigneur et tient les yeux et le cœur ouverts. Nous devons plutôt craindre une foi sans défis, une foi qui se croit complète : je n’ai pas besoin d’autres choses, tout est fait. C’est cela que nous devons craindre. Comme si tout avait dit et réalisé ! Les défis nous aident à faire en sorte que notre foi ne devienne pas idéologique. Il y a toujours les dangers des idéologies. Les idéologies germent et croissent quand quelqu’un croit avoir la foi complète. Les défis nous sauvent d’une pensée fermée et définie, et nous ouvrent à une compréhension plus ample de la Révélation. Comme l’avait affirmé la Constitution dogmatique "Dei Verbum"  (lors du Concile Vatican II, ndlr)  : "L’Église, au cours des siècles, tend incessamment vers la plénitude de la vérité divine, afin que les paroles de Dieu en viennent à leur accomplissement." Et c’est en cela que les défis nous aident à nous ouvrir au mystère révélé.» Le Pape a ensuite parlé de la société multiculturelle, multireligieuse, multiethnique : «Moi, je crois que l’Église, sans que nous en soyons conscients, a beaucoup à nous enseigner et à nous aider pour une culture de la diversité. Nous devons essayer. L’Esprit Saint est le Maître de la diversité. Regardons nos diocèses, nos prêtres, nos communautés. Regardons les congrégations religieuses. Tellement de charismes, tellement de façons de réaliser l’expérience croyante. L’Église est une, dans une expérience multiforme. C’est cela la richesse de l’Église, être à la fois une, et multiforme. L’Évangile est un dans sa forme quadruple. Ceci donne à nos communautés une richesse qui manifeste l’action de l’Esprit» , a expliqué le Pape François. La Tradition ecclésiale a une grande expérience de gestion du multiple, à l’intérieur de son histoire et de sa vie, a rappelé le Pape. «Nous avons vu et nous voyons de tout : beaucoup de richesses et beaucoup d’horreurs et d’erreurs. Et ici, nous avons une bonne clé qui nous aide à lire le monde contemporain, sans le condamner et sans le sanctifier, en en reconnaissant les aspects lumineux et les aspects obscurs. Comme aussi en nous aidant à discerner les excès d’uniformité ou de relativisme : deux tendances qui cherchent à annuler l’unité des différences, l’interdépendance» , a-t-il précisé. L’Église, a-t-il poursuivi en improvisant, est "une" dans ses différences. L’Esprit Saint est «un grand artiste, un grand Maître de l’unité dans les différences» . François a invité à ne pas confondre uniformité et unité, pluralisme et pluralité. «L’unité et la pluralité viennent de l’Esprit Saint, a-t-il précisé. Dans les deux cas, ce qui est recherché, c’est de réduire la tension, et d’annuler le conflit et l’ambivalence à laquelle nous sommes soumis en tant qu’êtres humains. Chercher à éliminer un des pôles de la tension, c’est éliminer la façon dont Dieu a voulu se révéler dans l’humanité de son Fils.» Cela peut revenir à élaborer «une théorie très claire et distincte mais non cohérente avec la Révélation, et donc idéologique. La foi, pour être chrétienne et non pas illusoire, doit se configurer à l’intérieur des processus : des processus humains, sans ses réduire à cela. C’est une belle tension , a-t-il souligné , une tension qui nous fait toujours grandir dans l’Église» . François a enfin affronté un troisième point : la formation au discernement. «La culture de l’abondance à laquelle nous sommes soumis offre un horizon de nombreuses possibilités, en les présentant toutes comme valides et bonnes. Nos jeunes sont exposés à un zapping continu. Nous pouvons naviguer sur deux ou trois écrans ouverts en même temps, nous pouvons interagir dans le même temps sur plusieurs scènes virtuelles. Que cela nous plaise ou non, c’est le monde dans lequel nous sommes insérés, et c’est notre devoir, comme pasteurs, de les aider à traverser ce monde» , a insisté le Saint-Père. «Je retiens donc qu’il est bon de leur apprendre à discerner, pour qu’ils aient les instruments et les éléments qui les aident à parcourir le chemin de la vie, sans que ne s’éteigne l’Esprit Saint en eux. Dans un monde sans possibilité de choix, ou avec moins de possibilités, les choses sembleraient peut-être plus claires, je ne sais pas. Mais aujourd’hui nos fidèles, et nous-mêmes, nous sommes exposés à cette réalité» , a souligné le Pape. «Au fur et à mesure que nous grandissons, au milieu d’une multitude de voix qui ont apparemment toute raison, le discernement de ce qui nous conduit à la Résurrection, à la Vie, et non à une culture de mort, est crucial. C’est pour cela que je souligne tellement ce besoin. C’est un instrument catéchétique et ensuite pour la vie, que nous devons enseigner à notre peuple dans la catéchèse, dans l’accompagnement spirituel, dans les homélies. Enseigner aux jeunes, aux enfants, aux adultes, à demander la grâce du discernement.» Au terme de cette rencontre, le Pape a salué la foule très nombreuse rassemblée sur le parvis de la cathédrale. (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape se rend en pasteur en périphérie de Milan

sam, 25/03/2017 - 12:11
(RV) Le Pape est arrivé à Milan à 8h ce samedi 25 mars pour une visite pastorale. Il s’est d’abord rendu dans le quartier Forlanini où il a rencontré trois familles dans leurs appartements. Sur l’esplanade des "Case Bianche" , un bloc d'immeubles en périphérie de la cité lombarde, le Saint-Père s’est adressé aux résidents. Il les a remerciés pour deux cadeaux qu’il a reçus de leur part. D’abord, une étole, « un signe typiquement sacerdotal (…) qui me rappelle que je viens ici au milieu de vous comme un prêtre » a dit le Pape. Cette étole est artisanale, tissée par ces habitants milanais, « avec leur foi, leur travail, leurs prières et leurs larmes ». Ce qui « la rend d’autant plus précieuse et rappelle que le prêtre chrétien est choisi par le peuple et au service du peuple ». Les résidents du quartier ont aussi offert au Pape une image de la Madone, avant et après restauration, comme celle qui « accueille » depuis le sommet du Duomo de Milan. Cette image rappelle au Saint-Père la « sollicitude de Marie, qui court à la rencontre Elizabeth, comme l'Église, qui ne reste pas dans le centre à attendre, mais va à la rencontre de tous, dans les périphéries, pour les chrétiens et les non croyants ». La restauration de la Madone évoque aussi à François, le besoin de l’Église d’être toujours « restaurée, car elle est composée de nous, qui sommes pécheurs ». En ce temps de Carême, appelle le Pape « laissons-nous restaurer, nettoyer le cœur, par Dieu et sa miséricorde ». Après une rencontre avec familles du quartier, les familles roms, musulmanes et immigrées, le Saint-Père se rend au Duomo, la cathédrale milanaise pour s’adresser aux prêtres et séminaristes du diocèse. Dans l’après-midi, il présidera une messe solennelle au parco Monza, l’ancien hippodrome. (BH) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape adresse un message d'espérance aux dirigeants européens

ven, 24/03/2017 - 21:02
(RV) Le Pape François a reçu ce vendredi 24 mars en fin d'après-midi les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne. Une rencontre exceptionnelle organisée pour le 60è anniversaire du Traité de Rome fêté samedi 25 mars, dans la capitale italienne. Dans la salle royale du Vatican, le Pape a d'abord été salué par le président du parlement européen, l'Italien Antonio Tajani, puis par le président du Conseil italien Paolo Gentiloni. Dans son discours, le Souverain Pontife a redit son souci pour l’avenir d’une Europe en crise. Il a rappelé combien les responsables de l'Europe se devaient de mettre l’humain au centre, dans l'héritage des pères fondateurs. « Quelle espérance pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain ? » a demandé le Saint-Père. « Les réponses sont précisément dans les piliers sur lesquels les pères fondateurs de l'Europe ont voulu édifier la Communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir .»  Le Pape a souligné que le premier élément de la vitalité européenne était la solidarité. Un esprit esprit « qui est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières » a t-il noté.  François a également déploré "l'absence de mémoire" qui caractérise notre temps et qui nous fait oublier une conquête majeure: « le temps de paix le plus long des derniers siècles ».  Le christianisme à l'origine de la civilisation européenne Le dénominateur commun des fondateurs de l'Europe en 1957 « était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ à l’origine de cette civilisation européenne se trouve le christianisme » a poursuivi le Pape.   Notre époque est davantage dominée par l’idée de crise, a t-il noté, une diffuse “crise des institutions” mais aussi la crise des migrants : « beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain ». Mais crise n'est pas qu'un moment mauvais à passer mais l'occasion d'examiner, d'évaluer. Le Pape a déploré « un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union ». Face à cela, il est nécessaire de ne pas oublier la centralité de l'homme, de retrouver l'espérance, qui est l'antidote le plus efficace contre les populismes modernes. Pour retrouver le discours vidéo du Pape:    Voici le discours intégral du Pape François:       DISCOURS DU SAINT-PÈRE Aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Européenne (Vendredi 24 mars 2017)   Honorables hôtes, Je vous remercie de votre présence, ce soir, à la veille du 60ème anniversaire de la signature des Traités fondateurs de la Communauté Economique Européenne et de la Communauté Européenne de l’Energie Atomique.  Je désire signifier à chacun l’affection que le Saint Siège nourrit pour vos pays respectifs et pour toute l’Europe, aux destins desquels il est indissolublement lié, par disposition de la Providence divine. J’exprime une gratitude particulière à Monsieur Paolo Gentiloni, Président du Conseil des Ministres de la République italienne, pour les aimables paroles qu’il a adressées au nom de tous et pour l’engagement que l’Italie a prodigué pour préparer cette rencontre ; de même qu’à Monsieur Antonio Tajani, Président du Parlement européen, qui a exprimé les attentes des peuples de l’Union en cette occasion. Revenir à Rome 60 ans après ne peut être seulement un voyage dans les souvenirs, mais bien plutôt le désir de redécouvrir la mémoire vivante de cet évènement pour en comprendre la portée dans le présent. Il faut se resituer dans les défis de l’époque pour affronter ceux d’aujourd’hui et de demain. Avec ses récits pleins d’évocations, la Bible nous offre une méthode pédagogique fondamentale : on ne peut pas comprendre le temps que nous vivons sans le passé, compris non pas comme un ensemble de faits lointains, mais comme la sève vitale qui irrigue le présent. Sans une telle conscience la réalité perd son unité, l’histoire son fil logique et l’humanité perd le sens de ses actions et la direction de son avenir. Le 25 mars 1957 fut une journée chargée d’attentes et d’espérances, d’enthousiasme et d’anxiété, et seul un événement exceptionnel, par sa portée et ses conséquences historiques, pouvait la rendre unique dans l’histoire. La mémoire de ce jour s’unit aux espérances d’aujourd’hui et aux attentes des peuples européens qui demandent de discerner le présent afin de poursuivre, avec un élan renouvelé et avec confiance, le chemin commencé. Les Pères fondateurs et les Responsables étaient bien conscients que, apposant leur signature sur les deux Traités, ils donnaient vie à cette réalité politique, économique, culturelle, mais surtout humaine, que nous appelons aujourd’hui l’Union Européenne. D’autre part, comme le disait le Ministre des Affaires Etrangères belge Spaak, il s’agissait, « c’est vrai, du bien-être matériel de nos peuples, de l’expansion de nos économies, du progrès social, de possibilités industrielles et commerciales totalement nouvelles, mais avant tout […] [d’] une conception de la vie à la mesure de l’homme fraternel et juste »[1]. Après les années sombres et cruelles de la Seconde Guerre Mondiale, les Responsables de l’époque ont eu foi en la possibilité d’un avenir meilleur, ils « n’ont pas manqué d’audace et n’ont pas agi trop tard. Le souvenir de leurs malheurs et peut-être aussi de leurs fautes semble les avoir inspirés, leur a donné le courage nécessaire pour oublier les vieilles querelles, […] penser et agir de manière vraiment nouvelle et pour réaliser la plus grande transformation […] de l’Europe »[2]. Les Pères fondateurs nous rappellent que l’Europe n’est pas un ensemble de règles à observer, elle n’est pas un recueil de protocoles et de procédures à suivre. Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable, et non pas seulement comme un ensemble de droits à défendre, ou de prétentions à revendiquer. A l’origine de l’idée d’Europe il y a  « la figure et la responsabilité de la personne humaine avec son ferment de fraternité évangélique, […] avec sa volonté de vérité et de justice aiguisée par une expérience millénaire »[3]. Rome, avec sa vocation à l’universalité[4], est le symbole de cette expérience et pour cette raison fut choisie comme lieu de la signature des Traités, puisque ici – comme le rappela le Ministre des Affaires Etrangères Hollandais Luns – « furent jetées […] les bases politiques, juridiques et sociales de notre civilisation »[5]. S’il fut clair dès le début que le cœur palpitant du projet politique européen ne pouvait qu’être l’homme, le risque que les Traités restent lettre morte fut aussi évident. Ceux-ci devaient être remplis d’esprit vital. Et le premier élément de la vitalité européenne est la solidarité. «La Communauté économique européenne – a affirmé le Premier Ministre luxembourgeois Bech – ne vivra et ne réussira que si, tout au long de son existence, elle reste fidèle à l’esprit de solidarité européenne qui l’a fait naître et si la volonté commune de l’Europe en gestation est plus puissante que les volontés nationales »[6]. Cet esprit est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières. La capacité de s’ouvrir aux autres naît de la solidarité. « Nos plans ne sont pas égoïstes »[7], a dit le Chancelier allemand Adenauer. Le Ministre des Affaires Etrangères français Pineau lui faisait écho: « Sans doute, les pays en s’unissant […] n’entendent pas s’isoler  du reste du monde et dresser autour d’eux des barrières infranchissables »[8]. Dans un monde qui connaissait bien le drame des murs et des divisions, l’importance de travailler pour une Europe unie et ouverte était bien claire, ainsi que la volonté commune d’œuvrer pour supprimer cette barrière artificielle qui, de la Mer Baltique à l’Adriatique divisait le continent. Comme on a peiné pour faire tomber ce mur ! Et cependant aujourd’hui le souvenir de cette peine s’est perdu. S’est perdue aussi la conscience du drame des familles séparées, de la pauvreté et de la misère que cette division avait provoquées. Là où des générations aspiraient à voir tomber les signes d’une inimitié forcée, on se demande maintenant comment laisser au dehors les « dangers » de notre époque : en commençant par la longue file des femmes, hommes et enfants qui fuient la guerre et la pauvreté, qui demandent seulement la possibilité d’un avenir pour soi et pour leurs familles. Dans l’absence de mémoire qui caractérise notre temps, on oublie souvent une autre grande conquête, fruit de la solidarité ratifiée le 25 mars 1957 : le temps de paix le plus long des derniers siècles. Des « peuples qui si souvent au cours des temps se sont trouvés dans des camps opposés, dressés les uns contre les autres sur le champ de bataille, […] se rejoignent et s’unissent à travers la richesse de leur diversité »[9]. La paix se construit toujours avec la participation libre et consciente de chacun. Cependant, « pour beaucoup aujourd’hui la paix semble [être], de quelque manière, un bien établi »[10] et il est ainsi facile de finir par la considérer superflue. Au contraire, la paix est un bien précieux et essentiel puisque sans elle on ne peut construire un avenir pour personne et on finit par “vivre au jour le jour”. L’Europe unie naît, en effet, d’un projet clair, bien défini, correctement réfléchi, bien qu’au début seulement embryonnaire. Tout bon projet regarde vers l’avenir et l’avenir ce sont les jeunes, appelés à réaliser les promesses de l’avenir[11]. Il y avait donc chez les Pères fondateurs la claire conscience de faire partie d’une œuvre commune qui ne traverse pas seulement les frontières des Etats mais traverse aussi celles du temps de manière à lier les générations entre elles, toutes également participantes de la construction de la maison commune.   Honorables hôtes, J’ai consacré cette première partie de mon intervention aux Pères de l’Europe, pour que nous nous laissions provoquer par leurs paroles, par l’actualité de leur pensée, par l’engagement passionné pour le bien commun qui les a caractérisés, par la certitude de faire partie d’une œuvre plus grande que leurs personnes et par la grandeur de l’idéal qui les animait. Leur dénominateur commun était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ « à l’origine de [cette] civilisation européenne se trouve le christianisme »[12], sans lequel les valeurs occidentales de dignité, de liberté, et de justice deviennent complètement incompréhensibles. « Et encore aujourd’hui – a affirmé saint Jean-Paul II – l’âme de l’Europe demeure unie, parce que, au-delà de ses origines communes, elle vit les mêmes valeurs chrétiennes et humaines, comme celles de la dignité de la personne humaine, du profond sentiment de la justice et de la liberté, du travail, de l’esprit d’initiative, de l’amour de la famille, du respect de la vie, de la tolérance, du désir de coopération et de paix, qui sont les notes qui la  caractérisent »[13]. Dans notre monde multiculturel ces valeurs continueront à trouver plein droit de cité si elles savent maintenir leur lien vital avec la racine qui les a fait naître. Dans la fécondité d’un tel lien se trouve la possibilité de construire des sociétés authentiquement laïques, exemptes d’oppositions idéologiques, où trouvent également place le natif et l’autochtone, le croyant et le non croyant. Au cours de ces dernières 60 années le monde a beaucoup changé. Si les Pères fondateurs, qui avaient survécu à un conflit dévastateur, étaient animés par l’espérance d’un avenir meilleur et déterminés par la volonté de le poursuivre, en évitant que surgissent de nouveaux conflits, notre époque est davantage dominée par l’idée de crise. Il y a la crise économique, qui a caractérisé les 10 dernières années, il y a la crise de la famille et des modèles sociaux consolidés, il y a une diffuse “crise des institutions” et la crise des migrants : beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain, qui demande une nouvelle herméneutique pour l’avenir. Cependant, le terme “crise” n’a pas en soi une connotation négative. Il n’indique pas seulement un mauvais moment à dépasser. Le mot crise a pour origine le verbe grec crino (κρίνω), qui signifie examiner, évaluer, juger. Notre temps est donc un temps de discernement, qui nous invite à évaluer l’essentiel et à construire sur lui : c’est donc un temps de défis et d’opportunités. Quelle est alors l’herméneutique, la clef d’interprétation avec laquelle nous pouvons lire les difficultés du présent et trouver des réponses pour l’avenir ? Le rappel de la pensée des Pères serait, en effet, stérile s’il ne servait pas à nous indiquer un chemin, s’il ne se faisait pas stimulation pour l’avenir et source d’espérance. Tout corps qui perd le sens de son chemin, tout corps à qui vient à manquer ce regard en avant, souffre d’abord d’une régression et finalement risque de mourir. Quel est donc l’héritage des Pères fondateurs ? Quelles perspectives nous indiquent-ils pour affronter les défis qui nous attendent? Quelle espérance pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain ? Nous trouvons les réponses précisément dans les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la Communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir. Il revient à celui qui gouverne de discerner les voies de l’espérance, d’identifier les parcours concrets pour faire en sorte que les pas significatifs accomplis jusqu’ici ne se perdent pas, mais soient le gage d’un long et fructueux chemin. L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions. J’estime que cela implique l’écoute attentive et confiante des requêtes qui proviennent aussi bien des individus que de la société et des peuples qui composent l’Union. Malheureusement, on a souvent l’impression qu’est en cours un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union. Affirmer la centralité de l’homme signifie aussi retrouver l’esprit de famille, dans lequel chacun contribue librement selon ses propres capacités et talents à [l’édification de] la maison commune. Il est opportun de se souvenir que l’Europe est une famille de peuples[14], que – comme dans chaque famille – il y a des susceptibilités différentes, mais que tous peuvent grandir dans la mesure où on est unis.  L’Union Européenne naît comme unité des différences et unité dans les différences. Les particularités ne doivent donc pas effrayer, et on ne peut penser que l’unité soit préservée par l’uniformité. Elle est plutôt l’harmonie d’une communauté. Les Pères fondateurs ont choisi justement ce terme comme le pivot des entités qui naissaient des Traités, en mettant l’accent sur le fait qu’on mettait en commun les ressources et les talents de chacun. Aujourd’hui, l’Union Européenne a besoin de redécouvrir le sens d’être avant tout une ‘‘communauté’’ de personnes et de peuples conscients que « le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci »[15] et que donc « il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous »[16]. Les Pères fondateurs cherchaient cette harmonie dans laquelle le tout est dans chacune des parties, et les parties sont – chacune avec sa propre  originalité – dans le tout. L’Europe  retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes. La solidarité comporte la conscience de faire partie d’un seul corps et en même temps implique la capacité que chaque membre a de ‘‘sympathiser’’ avec l’autre et avec l’ensemble. Si l’un souffre, tous souffrent (cf. 1 Co 12, 26). Ainsi, nous aussi, aujourd’hui, nous pleurons avec le Royaume-Uni les victimes de l’attentat qui a touché Londres il y a deux jours. La solidarité n’est pas une bonne intention : elle est caractérisée par des faits et des gestes concrets, qui rapprochent du prochain, indépendamment de la condition dans laquelle il se trouve. Au contraire, les populismes prospèrent précisément à partir de l’égoïsme, qui enferme dans un cercle restreint et étouffant et qui ne permet pas de surmonter l’étroitesse de ses propres pensées et de ‘‘regarder au-delà’’.  Il faut recommencer à penser de manière européenne, pour conjurer le danger opposé d’une uniformité grise, c’est-à-dire le triomphe des particularismes. C’est à la politique que revient ce leadership d’idéaux qui évite de se servir des émotions pour gagner le consentement, mais qui élabore plutôt, dans un esprit de solidarité et de subsidiarité, des politiques faisant grandir toute l’Union dans un développement harmonieux, en sorte que celui qui réussit à courir plus vite puisse tendre la main à celui qui va plus lentement et qui a plus de difficultés à atteindre celui qui est en tête. L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités. Au contraire, son histoire est fortement déterminée par la rencontre avec d’autres peuples et cultures et son identité « est, et a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle »[17]. Le monde nourrit un intérêt pour le projet européen. Cet intérêt existe depuis le premier jour, à travers la foule amassée sur la place du Capitole et à travers les messages de félicitations qui arrivèrent des autres États. Il y en a encore plus aujourd’hui, à partir de ces pays qui demandent à entrer pour faire partie de l’Union, comme de ces États qui reçoivent des aides qui, grâce à une vive générosité, leur sont offertes pour faire face aux conséquences de la pauvreté, des maladies et des guerres. L’ouverture au monde implique la capacité de « dialogue comme forme de rencontre »[18] à tous les niveaux, à commencer par celui des États membres et des Institutions ainsi que des citoyens jusqu’à celui des nombreux immigrés qui abordent les côtes de l’Union. On ne peut pas se contenter de gérer la grave crise migratoire de ces années comme si elle n’était qu’un problème numérique, économique ou de sécurité. La question migratoire pose un problème plus profond, qui est d’abord culturel. Quelle culture propose l’Europe aujourd’hui ? La peur, souvent visible, trouve, en effet, dans la perte d’idéaux sa plus radicale cause. Sans une vraie perspective d’idéaux, on finit par être dominé par la crainte que l’autre nous arrache à nos habitudes consolidées, nous prive des conforts acquis, mette en quelque sorte en cause un style de vie trop souvent fait uniquement de bien-être matériel. Au contraire, la richesse de l’Europe a toujours été son ouverture spirituelle et la capacité à se poser des questions fondamentales sur le sens de l’existence. À l’ouverture envers le sens de l’éternel a correspondu également une ouverture positive, bien que non dénuée de tensions et d’erreurs, envers le monde. Le bien-être acquis semble, par contre, lui avoir rogné les ailes, et fait abaisser le regard. L’Europe a un patrimoine d’idéaux et de spiritualité unique au monde qui mérite d’être proposé à nouveau avec passion et avec une fraîcheur renouvelée et qui est le meilleur antidote contre le vide de valeurs de notre temps, terrain fertile pour toute forme d’extrémisme.  Ce sont ces idéaux qui ont rendu Europe, cette ‘‘péninsule de l’Asie’’ qui depuis l’Oural arrive à l’Atlantique. L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle investit dans le développement et dans la paix. Le développement n’est pas assuré par un ensemble de techniques productives. Il concerne tout l’être humain : la dignité de son travail, des conditions de vie adéquates, la possibilité d’accéder à l’instruction et aux soins médicaux nécessaires. « Le développement est le nouveau nom de la paix »[19], a affirmé Paul VI, puisqu’il n’y a pas de vraie paix lorsqu’il y a des personnes marginalisées et contraintes à vivre  dans la misère. Il n’y a pas de paix là où manquent le travail et la perspective d’un salaire digne. Il n’y a pas de paix dans les périphéries de nos villes, où se répandent drogue et violence. L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle s’ouvre à l’avenir. Lorsqu’elle s’ouvre aux jeunes, en leur offrant de sérieuses perspectives d’éducation, de réelles possibilités d’insertion dans le monde du travail. Lorsqu’elle investit dans la famille, qui est la première et fondamentale cellule de la société. Lorsqu’elle respecte la conscience et les idéaux de ses citoyens. Lorsqu’elle garantit la possibilité d’avoir des enfants, sans la peur de ne pas pouvoir les entretenir. Lorsqu’elle défend la vie dans toute sa sacralité. Honorables hôtes, Vu l’allongement général de l’espérance de vie, soixante ans sont aujourd’hui considérés comme le temps de la pleine maturité. Un âge crucial où encore une fois on est appelé à se remettre en cause. L’Union Européenne est aujourd’hui appelée à se remettre en cause, à soigner les inévitables ennuis de santé qui surviennent avec les années et à trouver de nouveaux parcours pour poursuivre son chemin. Cependant, à la différence d’un être humain de soixante ans, l’Union Européenne n’a pas devant elle une vieillesse inévitable, mais la possibilité d’une nouvelle jeunesse. Son succès dépendra de la volonté de travailler une fois encore ensemble et de la volonté de parier sur l’avenir. Il vous reviendra, en tant que dirigeants, de discerner la voie d’un « nouvel humanisme européen »[20], fait d’idéaux et de choses concrètes. Cela signifie ne pas avoir peur de prendre des décisions efficaces, en mesure de répondre aux problèmes réels des personnes et de résister à l’épreuve du temps. De mon côté, je ne peux qu’assurer de la proximité du Saint-Siège et de l’Église à l’Europe entière, à l’édification de laquelle elle a depuis toujours contribué et contribuera toujours, en invoquant sur elle la bénédiction du Seigneur, afin qu’il la protège et lui donne la paix et le progrès. C’est pourquoi, je fais miennes les paroles que Joseph Bech a prononcées au Capitole : Ceterum censeo Europam esse ædificandam, d’ailleurs je pense que l’Europe mérite d’être construite. Merci !   [1] P.H. Spaak, Ministre des Affaires Etrangères de la Belgique, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957. [2] P.H. Spaak, Discours, cit. [3] A. de Gasperi, Notre patrie l’Europe. Discours à la Conférence Parlementaire Européenne, 21 avril 1954, in : Alcide De Gasperi e la politica internazionale, Cinque Lune, Roma 1990, vol.III, 437-440. [4] Cf. P.H. Spaak, Discours, cit. [5] J. Luns, Ministre des Affaires Etrangères des Pays Bas, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957. [6] J. Bech, Premier Ministre du Luxembourg, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957. [7] K. Adenauer, Chancelier fédéral de la République Fédérale d’Allemagne, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957. [8] C. Pineau, Ministre des Affaires Etrangères de la France, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 19857. [9] P.H. Spaak, Discours, cit. [10] Discours aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 9 janvier 2017. [11] Cf. P.H. Spaak, Discours, cit. [12] A. de Gasperi, Notre Patrie Europe, cit. [13] Jean-Paul II, Acte européen, Saint Jacques de  Compostelle, 9 novembre 1982 : AAS 75/I (1983), 329. [14] Cf. Discours au Parlement Européen, Strasbourg, 25 novembre 2014 : AAS  106 (2014), 1000 [15] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 235 [16] Ibid. [17] Discours lors de la remise du Prix Charlemagne, 6 mai 2016, Osservatore Ramano Édition française (12 mai 2016), p. 10. [18] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 239. [19] Paul VI, Lett.enc. Populorum progressio, 26 mars 1967, n. 87 : AAS 59 (1967), p. 299. [20] Discours lors de la remise du Prix Charlemagne, 6 mai 2016. Osservatore Romano, Edition française (12 mai 2016), p. 10.   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape a reçu le président des îles Fidji

ven, 24/03/2017 - 17:39
(RV) Le Pape François a reçu dans la matinée du 24 mars le président fidjien Jioji Konousi Konrote au palais apostolique du Vatican. Lors de leur entretien, le Saint-Père et son hôte ont pu évoquer les bons rapports existant entre le Saint-Siège et cette île du Pacifique ainsi que la contribution de l'Eglise catholique à la vie du pays, comme le souligne le communiqué du Saint-Siège. Alors que la prochaine COP 23 sera organisé par les Fidji, la question des changements climatique a justement été abordée lors des entretiens, en particulier sur sa dimension éthique à savoir l'impact sur les groupes sociaux les plus vulnérables du pays, et les nouvelles générations. La collaboration des forces armèes fidjiennes aux missions de paix des Nations Unies dans diverses parties du monde a également été un sjute de discussion.   Comme le veut la tradition, Jioji Konousi Konrote s'est également entretenu avec le cardinal secrétaire d'état Pietro Parolin ainis que Mgr Paul Richard Ghallager, secrétaire pour les relations avec les Etats. (OB)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Troisième méditation de Carême du père Cantalamessa

ven, 24/03/2017 - 17:27
(RV) Le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison Pontificale a livré ce vendredi 24 mars sa troisième méditation de Carême. Le père capucin a choisi comme thème «L’Esprit Saint nous fait entrer dans le mystere de la mort du Christ». Cette méditation est axée sur le mystère pascal du Christ, le lien entre l'Esprit saint et la mort à travers les Evangiles, mais aussi la tradition des Pères de l'Eglise. Le Christ opère un renversement radical par rapport à la mort, une mort qui est aussi un baptême dans le sens où part la mort de Jésus naissent des créatures nouvelles. Dans sa méditation, le père Cantalamessa revient aussi sur les tentations de dépasser la mort de manière artificielle et vaine, que ce soit à travers la réincarnation ou, en allant encore plus loin, par les tetnatives transhumanistes qui marquent l'époque contemporaine. Le prédicateur livre un conseil à vivre pendant ce temps de Carême: prendre un Evangile et, pour soi-même, lire un récit de la Passion calmement et en entier. Afin de faire infuser la Parole de Dieu et mieux comprendre pourquoi le Christ s'est livré pour nous.    Voici la traduction intégrale de cette méditation:  «L’esprit Saint nous fait entrer dans le mystere de la mort du Christ»   1. L’Esprit Saint dans le mystère pascal du Christ Dans les deux méditations précédentes nous avons cherché à montrer comment l’Esprit Saint nous introduit à la « pleine vérité » sur la personne du Christ, en nous le faisant connaître comme « Seigneur » et comme « Dieu né du vrai Dieu ». Dans les méditations restantes notre attention se déplace de la personne du Christ à son œuvre, de « l’être » à « l’agir ». Nous tâcherons de montrer comment l’Esprit Saint illumine le mystère pascal, et pour commencer, dans cette médiation, le mystère de sa mort et de la nôtre. Dès que le programme de ces méditations de carême a été rendu public, dans un entretien pour L’Osservatore Romano, on m’a été demandé: « Combien d’espace accorderez-vous à l’actualité ? » J’ai répondu: si l’on entend par « actualité » la référence à des situations ou des événements en cours, je crains qu’il y ait bien peu d’actuel dans mes prochaines prédications de carême. Mais, à mon avis, « actuel » ne renvoie pas seulement à « ce qui est en cours » et n’est pas synonyme de « récent ». Les choses les plus « actuelles » sont les choses éternelles, c’est-à-dire celles qui touchent les personnes au plus profond de leur existence, dans leur intimité, à toute époque ou culture. C’est la même distinction que l’on fait entre ce qui est « urgent » et ce qui est « important ». Nous sommes toujours tentés de mettre l’urgent avant l’important et de faire passer ce qui est « récent » avant ce qui est « éternel ». Une tendance que le rythme de la communication et le besoin de nouveauté des médias rendent aujourd’hui particulièrement aiguë. Qu’y-a-t-il de plus important et d’actuel pour le croyant, je dirais même pour tout homme et toute femme, que de savoir si la vie a un sens ou pas, si la mort est la fin de tout ou, au contraire, le début de la vraie vie ? Il se trouve que le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ est la seule réponse à ces problèmes. La différence qu’il y a entre cette actualité et celle des médias est la même que celle qu’il y a entre celui qui passe son temps à regarder le dessin que fait la vague sur la plage (effacé par la vague suivante) et celui qui lève les yeux et contemple la mer dans son immensité. Méditons donc sur le mystère pascal du Christ, avec cela à l’esprit, en commençant par sa mort en croix. La Lettre aux Hébreux affirme que le Christ « poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut » (He 9,14). « L’Esprit éternel », c’est une autre façon de dire l’Esprit Saint, comme le montre déjà une  ancienne variante du texte. Cela veut dire que Jésus-homme a reçu de l’Esprit Saint, qui était en lui, l’élan de s’offrir en sacrifice au Père et la force pour le soutenir dans sa passion. La liturgie exprime cette même conviction quand, dans la prière qui précède la communion, elle fait dire au prêtre: « Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant, selon la volonté du Père et avec la puissance du Saint-Esprit (cooperante Spiritu Sancto), tu as donné, par ta mort, la vie au monde ». Cela est vrai pour le sacrifice comme pour la prière de Jésus. Un jour Jésus « exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange » (Lc 10, 21). C’est l’esprit Saint qui suscitait en lui la prière et l’Esprit Saint qui le poussait à s’offrir au Père. L’Esprit Saint, qui est le don éternel que le Fils fait de lui-même au Père dans l’éternité, est aussi la force qui le pousse à s’offrir en sacrifice au Père pour nous dans le temps. Ce lien entre l’Esprit Saint et la mort de Jésus apparaît tout particulièrement dans l’évangile de Jean. « Il ne pouvait y avoir encore l’Esprit – commente l’évangéliste à propos de la promesse de fleuves d’eau vive - puisque Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn 7, 39), autrement dit, selon le sens de la parole de Jean, puisqu’il n’avait pas encore été élevé sur la croix. De la croix de Jésus « jaillit l’Esprit », symbolisé par l’eau et le sang; il dit en effet dans sa Première Lettre: « Ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang ! » (1 Jn 5, 7-8). L’Esprit Saint conduit Jésus à la croix et, de la croix, Jésus donne l’Esprit Saint. Au moment de sa naissance et puis, publiquement, à son baptême, l’Esprit Saint est donné à Jésus; au moment de sa mort Jésus donne l’Esprit Saint: « Il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez », dit Pierre aux foules le jour de la Pentecôte (Ac 2, 33). Les Pères de l’Eglise aimaient mettre en évidence cette réciprocité. « Si le Seigneur – écrivait saint Ignace d’Antioche - a reçu une onction sur la tête, c'est afin d'exhaler pour son Église un parfum d'incorruptibilité »[1]. A ce point, souvenons-nous de l’observation de saint Augustin sur la nature des mystères du Christ. Selon lui, contrairement à la célébration d’un simple anniversaire, on a une célébration selon le mystère, quand «  on commémore non seulement l’événement, mais qu’on le fait de manière à ce que sa signification soit compréhensible pour nous et accueillie saintement »[2]. Et c’est ce que nous tâcherons de faire dans cette méditation, guidés par l’Esprit Saint : voir ce que signifie pour nous la mort du Christ, ce que cela a changé pour nous, par rapport à nôtre mort. 2. Un homme est mort pour tous Le Credo de l’Eglise se termine par les paroles : « J’attends la résurrection des morts et le monde à venir ». Il ne dit pas ce qui précèdera la résurrection, c’est-à-dire la mort. A juste titre, car la mort n’est pas objet de foi, mais d’expérience. Mais la mort nous concerne de trop près pour la passer sous silence. Afin d’apprécier le changement opéré par le Christ par rapport à la mort, voyons quels sont les remèdes utilisés par l’homme pour affronter le problème. Remèdes qui sont d’ailleurs les mêmes que ceux qu’il utilise aujourd’hui pour se « consoler ». La mort est le problème humain numéro un. Saint Augustin anticipe la réflexion philosophique moderne sur la mort. « Quand quelqu’un naît – écrit-il – on fait tant d’hypothèses: peut-être sera-t-il beau, peut-être sera-t-il laid; peut-être sera-t-il riche, peut-être sera-t-il pauvre; peut-être vivra-t-il longtemps, peut-être pas... Mais on ne dit de personne: peut-être qu’il mourra ou peut-être qu’il ne mourra pas. C’est la seule chose absolument sûre de la vie. Quand nous savons que quelqu’un est atteint d’hydropisie [maladie incurable à l’époque, aujourd’hui il y en a d’autres] nous disons: « Le pauvre, il doit mourir ; il est condamné, il n’y a pas de remède ». Mais ne devrions-nous pas dire la même chose pour quelqu’un qui naît ? « Le pauvre, il doit mourir, il n’y a pas d remède, il est condamné! » Quelle différence si cela arrive à plus ou moins long terme? La mort est la maladie mortelle que l’on attrape en naissant »[3]. Peut-être que plus qu’une « vie mortelle », on devrait dire une « mort vivante » pour qualifier notre vie, une vie mourante.[4] Cette pensée d’Augustin a été reprise par Martin Heidegger qui a fait entrer la mort de plein droit dans l’objet de la philosophie. En définissant la vie et l’homme « un-être-vers-la-mort », il fait de la mort non pas un incident qui met un terme à la vie, mais la nature même de la vie, ce dont elle est faite. Vivre c’est mourir. Chaque instant que nous vivons est quelque chose que l’on brûle, ôté à la vie et remis à la mort[5]. « Vivre-vers-la-mort » signifie que la mort n’est pas seulement la fin, mais aussi le but de la vie. On naît pour mourir, un point c’est tout. Nous venons du néant et retournons au néant. Le néant est l’unique possibilité de l’homme. C’est le renversement le plus radical de la vision chrétienne, selon laquelle l’homme est un « être-pour-l’éternité ». Toutefois, l’affirmation à laquelle est arrivée la philosophie après sa longue réflexion sur l’homme n’est ni scandaleuse ni absurde. La philosophie fait tout simplement son métier; elle montre ce que serait le destin de l’homme livré à lui-même. Elle aide à comprendre la différence que fait la foi en Jésus-Christ. Plus que la philosophie ce sont peut-être les poètes qui disent les paroles de sagesse les plus simples et les plus vraies sur la mort. L’un d’eux, Giuseppe Ungaretti, en parlant de l’état d’âme des soldats dans les tranchées pendant la Grande Guerre, décrit la situation de tout homme face au mystère de la mort:             « On est là comme             sur les arbres             les feuilles             d’automne ». Même dans l’Ancien Testament, on ne trouve pas de réponse claire sur la mort. On en parle dans les livres de sagesse mais toujours sous forme de question. Job, les psaumes, l’Ecclésiaste, Ben Sirac le Sage, le Livre de la Sagesse: tous ces livres accordent une grande attention au thème de la mort. « Apprends-nous la vraie mesure de nos jours – dit un psaume -  afin  que nos cœurs pénètrent la sagesse » (Ps 90, 12). Pourquoi naît-t-on ? Pourquoi meurt-on ? Où va-t-on après la mort ? Pour le sage de l’Ancien Testament, la seule réponse valable à toutes ces questions est : Dieu le veut ainsi ; sur tout, il y aura un jugement. La Bible nous rapporte les opinions inquiétantes des incrédules de l’époque: « Notre existence est brève et triste, rien ne peut guérir l’homme au terme de sa vie, on n’a jamais vu personne revenir du séjour des morts... Nous sommes nés par hasard, et après, nous serons comme si nous n’avions pas existé » (Sg 2, 1 ss.). Il n’y a que dans ce livre de la Sagesse, qui est le plus récent des livres de sagesse, que l’on commence à entrevoir l’idée d’une rétribution après la vie sur terre. Les âmes des justes, pense-t-on, sont dans les mains de Dieu, même si on ne sait pas ce que cela veut dire précisément (cf. Sg 3, 1). Comment a réagi l’homme à cette dure nécessité ? Une manière de régler rapidement la question fut de ne pas y penser, de se distraire. Pour Epicure, par exemple, la mort est un faux problème: « Quand nous sommes – disait-il –  la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas ». Elle ne nous concerne donc pas. On s’est accroché aussi à des remèdes positifs. Le plus universel s’appelle « progéniture », survivre dans ses enfants ou dans sa réputation: « Je ne mourrai pas tout entier (« non omnis moriar ») – disait le poète latin Horace –, car resteront de moi mes écrits, ma réputation ». « J’ai achevé un monument plus durable que le bronze »[6]. Pour le marxisme, l’homme survit dans la société du futur, non comme individu mais comme espèce. La réincarnation est un autre de ces remèdes palliatifs. Mais c’est une sottise. Ceux qui professent cette doctrine comme partie intégrante de leur culture et de leur religion, c’est-à-dire ceux qui savent vraiment ce qu’est la réincarnation, savent aussi que celle-ci n’est ni un remède ni une consolation, mais une punition. Il ne s’agit pas d’une prorogation accordée au plaisir, mais à la purification. L’âme se réincarne parce qu’elle a encore quelque chose à expier, et si elle doit expier, elle devra souffrir. La parole de Dieu met un terme à toutes ces échappatoires, à toutes ces illusions: « Le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés » (He 9, 27). Une seule fois! La doctrine de la réincarnation est incompatible avec la foi des chrétiens. Notre époque est allée plus loin. Il existe un mouvement au niveau mondial appelé « transhumanisme ». Celui-ci a plusieurs facettes, pas toutes négatives, mais son noyau commun est la conviction que l’espèce humaine, grâce aux progrès de la technologie, est en passe de se surpasser radicalement, jusqu’à vivre pendant des siècles et peut-être pour toujours! Selon un de ses plus hauts  représentants, Zoltan Istvan, l’objectif final sera « devenir comme Dieu et vaincre la mort ». Un croyant juif ou chrétien ne peut pas ne pas penser immédiatement aux paroles, presqu’identiques, qui furent prononcées au début de l’histoire humaine: « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Vous serez comme des dieux » (cf. Gn 3,4-5), avec le résultat que nous connaissons. 3. La mort engloutie dans la victoire Il existe un seul vrai remède à la mort, et nous, chrétiens, nous trompons le monde si nous ne le proclamons pas par la parole et la vie. Ecoutons comment l’apôtre Paul annonce au monde ce changement: « Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ […]. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes » (Rm 5, 12-17). Le triomphe du Christ sur la mort est décrit avec encore plus d’envolée dans la première lettre aux Corinthiens : « La mort a été engloutie dans la victoire ».  « Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? ». L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. » (1 Co 15, 54-57). Le facteur décisif est situé au moment de la mort du Christ : « Il est mort pour tous » (2 Co 5,15). Mais qu’est-il arrivé de si décisif à ce moment-là pour que le visage même de la mort change ? Nous pouvons imaginer la scène. Le Fils de Dieu est descendu dans la tombe, comme dans une sombre prison, mais il en est sorti en traversant le mur opposé. Il n’est pas retourné en arrière, il n’est pas passé par là où il était entré, comme Lazare qui doit néanmoins mourir à nouveau. Non, il a ouvert une brèche sur le versant opposé de l’éternité, par laquelle tous ceux qui croient en lui, peuvent le suivre. Un ancien Père écrit: « Il a pris sur lui les souffrances de l'homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair; par l'esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide”.[7] Et saint Augustin: « C’est par les souffrances que Jésus-Christ est passé de la mort à la vie, nous traçant ainsi la voie, à nous qui croyons en sa résurrection, afin que nous passions de la mort à la vie »[8]. La mort est devenue un passage et un passage à ce qui ne passe pas !  C’est bien dit par Chrysostome: « Certes nous mourons comme avant, mais nous ne restons pas dans la mort: et cela ne veut pas dire mourir.  Il y a tyrannie de la mort et mort véritable lorsque les morts n’ont plus la possibilité de retourner à la vie. Mais si l’on vit à nouveau après la mort, et d’une vie meilleure, il ne s’agit plus de mort mais d’un endormissement ».[9] Toutes ces façons d’expliquer le sens de la mort du Christ sont vraies, mais elles ne nous donnent pas l’explication la plus profonde. Cette explication, on doit la chercher plus dans ce que Jésus, par sa mort, est venu mettre dans la condition humaine, que dans ce qu’il est venu enlever; il faut la chercher dans l’amour de Dieu, pas dans le péché de l’homme. Si Jésus souffre et meurt d’une mort violente, qui lui est infligée par haine, il ne le fait pas seulement pour payer à la place des hommes leur dette insolvable (la dette des dix mille talents de la parabole, remise par le roi !); il meurt crucifié pour que la souffrance et la mort des êtres humains soient habitées par l’amour! L’homme s’était condamné tout seul à une mort absurde et voilà qu’en entrant dans cette mort il découvre que celle-ci est désormais imprégnée de l’amour de Dieu. L’amour n’a pu se passer de la mort, à cause de la liberté de l’être humain: l’amour de Dieu ne peut éliminer d’un coup de baguette magique la tragique réalité du mal et de la mort. Son amour est obligé de laisser la souffrance et la mort dire ce qu’elles ont à dire. Mais puisque l’amour est entré dans la mort et l’a remplie de la présence de Dieu, c’est désormais à l’amour que revient le dernier mot. 4. Ce qui a changé dans la mort Qu’est-ce qui a donc changé, avec Jésus, par rapport à la mort ? Rien et tout ! Rien, pour ce qui est de la raison, et tout, pour ce qui est de la foi. La nécessité d’entrer dans la tombe n’a pas changé, mais on nous donne la possibilité d’en sortir. Comme l’illustre avec force l’icône orthodoxe de la résurrection dont nous voyons une interprétation moderne sur le mur gauche de cette chapelle. Le Ressuscité  descend aux enfers et entraîne au-dehors avec lui Adam et Eve, et derrière eux tous ceux qui s’agrippent à lui, dans les enfers de ce monde. Cette scène montre le comportement paradoxal du croyant face à la mort, à la fois si semblable et si différent de tous les autres. Un comportement fait de tristesse, de peur, d’horreur, car il sait qu’il doit descendre dans cet abîme obscur; mais d’espérance aussi parce qu’il sait qu’il peut en sortir. « Si la certitude de devoir mourir nous attriste – dit la préface des défunts – la promesse de l’immortalité future nous console ». Aux fidèles de Thessalonique, affligés par la mort de certains d’entre eux, saint Paul écrivait: « Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. » (1 Th 4, 13-14). Il ne leur demande pas de ne pas être affligés par la mort, mais de ne pas l’être « comme les autres », comme les non croyants. La mort, pour le croyant, n’est pas la fin de la vie mais le début de la vraie vie; ce n’est pas un saut dans le vide mais un saut dans l’éternité. La mort est une naissance et un baptême. C’est une naissance, parce que la vraie vie ne commence qu’à ce moment-là, cette vie qui ne va pas vers la mort mais dure pour toujours. C’est pourquoi l’Eglise ne célèbre pas la fête des saints le jour de leur naissance sur terre, mais le jour de leur naissance au ciel, leur « dies natalis ». Entre une vie de foi dans le temps et la vie éternelle il y a le même rapport que celui qui existe entre la vie de l’embryon dans le sein maternel et celle de l’enfant, une fois né. Cabasilas écrit : « Ce monde porte en lui le nouvel homme intérieur, celui qui a été créé par Dieu, afin que, façonné et conformé ici-bas, il est enfin enfanté pour un monde parfait et éternellement jeune. De même que la nature prépare l’embryon, tant qu’il est dans une vie obscure, pour une vie dans la lumière, de même en est-il des saints »[10]. La mort est aussi un baptême. Jésus parle de sa mort en disant : « Je dois recevoir un baptême » (Lc 12,50). Saint Paul parle d’un baptême « dans la mort du Christ »  (Rm 6,4). Autrefois, au moment du baptême, la personne était entièrement immergée dans l’eau; tous les péchés et tout le vieil homme étaient ensevelis dans l’eau et il en ressortait une créature toute neuve, symbolisée par la tunique blanche qu’il devait porter. C’est la même chose pour la mort: la chenille meurt et naît le papillon. Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé » (Ap 21, 4). Tout est enseveli à jamais. Pendant des siècles, surtout après le XVIIème siècle, un aspect important de l’ascèse catholique consistait en une « préparation à la mort », c’est-à-dire à méditer sur la mort, en décrivant ses divers stades et son avancée inexorable de la périphérie du corps jusqu’au cœur. Presque toutes les peintures de saints datant de cette période, on voit une tête de mort placée à côté d’eux. Même François d’Assise qui avait appelé la mort sa « sœur ». Le cimetière des Capucins de Via Veneto, reste une des attractions touristiques de Rome. Il est indéniable que tout cela peut constituer un rappel encore utile à une époque aussi sécularisée et insouciante que la nôtre; surtout si on lit comme un avertissement l’inscription surmontant un des squelettes dans ce cimetière: « Ce que tu es, je fus; ce que je suis, tu seras ». Tout cela a donné le prétexte à certains de dire que le christianisme s’impose par la peur de la mort. Mais c’est une terrible erreur. Le christianisme, nous l’avons vu, n’est pas fait pour  augmenter la peur de la mort, mais pour l’enlever; Jésus-Christ, dit la Lettre aux Hébreux, est venu « libérer tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves » (He 2,15). Le christianisme trace sa route non pas avec la pensée de notre mort, mais avec celle de la mort du Christ ! C’est pourquoi, il est plus efficace de méditer sur la passion et la mort de Jésus que sur notre mort à nous. Et nous devons dire, en l’honneur des générations qui nous ont précédés, qu’une telle méditation était une pratique courante aussi dans la spiritualité, aux siècles que nous venons d’évoquer. Cette méditation suscite émotion et gratitude, et non de l’angoisse; elle nous fait dire, comme à l’apôtre Paul: « Il m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi ! »  (Ga 2, 20). Voici un « pieux exercice » que j’aime recommander durant le Carême : prendre un Evangile et, pour soi-même, lire un récit de la Passion calmement et en entier. J’ai connu une dame, une intellectuelle, qui se disait athée. Un jour lui est tombée dessus une de ces nouvelles qui vous laissent comme morts: sa fille de seize ans était atteinte d’une tumeur osseuse. On l’opère. Elle reviendra de la salle d’opération ravagée, avec des tuyaux, des sondes et des perfusions partout. Elle souffre terriblement, gémit et ne veut entendre aucune parole de réconfort. Sa maman, la sachant pieuse et religieuse, lui propose: « Veux-tu que je te lise quelque chose de l’Evangile ? ». « Oui, maman! ». « Quoi ? ». « Lis-moi la Passion ». Cette dame, qui n’avait jamais lu un évangile, court en acheter un chez les aumôniers; elle s’assoit à son chevet et commence à lire. Au bout d’un petit moment sa fille s’endort, mais elle, elle poursuit sa lecture, dans la pénombre, en silence, jusqu’au bout. « La fille s’endormait – dira-t-elle plus tard, dans le livre qu’elle a écrit après la mort de sa fille –, et la maman se réveillait ! » Elle se réveillait de son athéisme. La lecture de la Passion du Christ avait changé sa vie à jamais[11]. Terminons par la simple mais intense prière de la liturgie: « Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum ». « Nous t'adorons ô Christ et nous te bénissons parce que par ta sainte croix tu as racheté le monde ». (Traduction agence Zenit)     (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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​Condoléances du Pape pour le décès du cardinal Keeler

ven, 24/03/2017 - 16:44
Le Pape François a exprimé ses condoléances pour le décès du cardinal américain William Henry Keeler, archevêque émérite de Baltimore, survenue le jeudi 23 mars à l’âge de 86 ans. Dans un télégramme adressé à Mgr William Edward Lori, le Pape rappelle l’engagement du cardinal à la tête des Eglises locales de Harrisburg et de Baltimore ainsi que son engagement « en vue de la compréhension œcuménique et interreligieuse ». Le cardinal était né à San Antonio le 4 mars 1931, il avait été ordonné prêtre le 17 juillet 1955. Le 24 juillet 1979 il avait été élu à l’Eglise titulaire de Dulcigno et nommé dans le même temps auxiliaire de Harrisburg. Le 21 septembre suivant, il avait reçu l’ordination épiscopale. Devenu évêque de Harrisburg le 10 novembre 1983, il avait été promu archevêque de Baltimore le 6 avril 1989. Il fut créé cardinal par Jean-Paul II et publié lors du consistoire du 26 novembre 1994, avec le titre de Santa Maria degli Angeli. Le 12 juillet 2007, il avait renoncé à la charge pastorale de l’archidiocèse. Les funérailles auront lieu mardi 28 mars, dans la cathédrale Mary Our Queen à Homeland, à Baltimore....
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François : le Pape "du bout du monde" qui veut réveiller l’Europe

ven, 24/03/2017 - 15:09
(RV) Le Pape François, premier Pape non-européen depuis plus de 1000 ans, est aussi, paradoxalement, un Pape qui s'intéresse beaucoup à l’Union européenne, dont il reçoit ce vendredi soir tous les responsables au Vatican, à l'occasion du 60e anniversaire des Traités de Rome, qui avaient institué, notamment, la CEE (Communauté Économique Européenne). Seuls six États avaient alors participé à la signature : la France, l'Italie, la République fédérale d'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Désormais, l'Union européenne compte 28 membres, mais le Royaume-Uni a amorcé un processus de sortie depuis la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016. La Première ministre britannique Theresa May sera donc la grande absente de cette rencontre. Tous les dirigeants des 27 autres États de l'UE sont en revanche attendus, ainsi que les dirigeants du Conseil européen, de la Commission européenne et du Parlement européen. Un Pape attentif aux valeurs européennes Si les voyages du Pape argentin l’ont plutôt conduit vers les marges du continent européen (Lampedusa, Lesbos, Albanie, Turquie, Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan…), son déplacement éclair mais symbolique à Strasbourg, le 25 novembre 2014, est resté dans les mémoires. Devant le Parlement européen et le Conseil de l’Europe , 26 ans après la visite de Jean-Paul II, le Pape François avait rappelé la dimension spirituelle de la construction européenne, en la reliant au respect de la personne humaine. Dans des termes préfigurant ceux utilisés dans son encyclique Laudato Si’, le Pape avait rappelé aux eurodéputés que l'Europe devait garantir «une écologie humaine, notamment une agriculture qui ne tolère pas les gaspillages alimentaires mais nourrissent tous les hommes» . Il avait également insisté sur la nécessité pour l'Union de trouver une solution à la question des migrants pour que «la Méditerranée cesse d'être un grand cimetière» . François avait aussi abordé la question du travail, en insistant sur le respect de la dignité des travailleurs. «Il est temps de favoriser les politiques de l'emploi. Mais il est surtout nécessaire de redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d'adéquates conditions pour sa réalisation» . En 2016, le Pape François, qui pourtant refuse habituellement les honneurs, a reçu le prix Charlemagne . Ce prix décerné par la ville d’Aix-La-Chapelle, en Allemagne, vise à mettre en lumière les acteurs de la construction européenne. Succédant à des personnalités politiques comme Robert Schuman, Winston Churchill ou encore François Mitterrand, mais aussi à des figures religieuses comme Frère Roger de Taizé, ou saint Jean-Paul II, récipiendaire d’un prix spécial en 2004, le Pape François avait profité de son discours de remerciement pour marteler un appel à la construction d’un «nouvel humanisme européen» fondé sur trois capacités : celles d’intégrer, de dialoguer et de générer. «On ne peut se contenter de retouches cosmétiques ou de compromis bancals pour corriger quelques traités. Il faut poser courageusement de nouvelles bases.» Pour l’évêque de Rome, «les racines de l’Europe se sont consolidées au cours de son histoire du fait qu’elle a appris à intégrer dans une synthèse toujours neuve les cultures les plus diverses et sans lien apparent entre elles» . L’identité européenne, avait martelé le Pape François, est, et a toujours été, «une identité dynamique et multiculturelle» . François avait fustigé «une Europe qui cédant à ses égoïsmes et ses intérêts, érige des murs et construit des enclos particuliers» ., avait rappelé le Pape. «Que t’est-il arrivé, Europe humaniste, paladin des droits de l’homme, de la démocratie et de la liberté ?» , a-t-il lancé avec gravité, sur un ton faisant penser à saint Jean-Paul II. Les rêves du Pape argentin François avait aussi, en conclusion de ce discours, formulé le «rêve» d’une Europe qui puisse retrouver l’énergie de porter au monde un message positif.  «Je rêve d’une Europe jeune, capable d’être encore mère : une mère qui ait de la vie, parce qu’elle respecte la vie et offre l’espérance de vie , avait lancé le Saint-Père. Je rêve d’une Europe qui prend soin d l’enfant, qui secourt comme un frère le pauvre et celui qui arrive en recherche d’accueil parce qu’il n’a plus rien et demande un refuge. Je rêve d’une Europe qui écoute et valorise les personnes malades et âgées, pour qu’elles ne soient pas réduites à des objets de rejet improductifs. Je rêve d’une Europe où être migrant ne soit pas un délit, mais plutôt une invitation à un plus grand engagement dans la dignité de l’être humain tout entier. Je rêve d’une Europe où les jeunes respirent l’air pur de l’honnêteté, aiment la beauté de la culture et d’une vie simple, non polluée par les besoins infinis du consumérisme ; où se marier et avoir des enfants sont une responsabilité et une grande joie, non un problème du fait du manque d’un travail suffisamment stable. Je rêve d’une Europe des familles, avec des politiques vraiment effectives, centrées sur les visages plus que sur les chiffres, sur les naissances d’enfants plus que sur l’augmentation des biens. Je rêve d’une Europe qui promeut et défend les droits de chacun, sans oublier les devoirs envers tous. Je rêve d’une Europe dont on ne puisse pas dire que son engagement pour les droits humains a été sa dernière utopie.» Enfin, le 9 janvier dernier, lors de ses vœux au Corps diplomatique , le Pape François avait également eu un mot pour l’Europe qui traverse  «un moment décisif de son histoire, où elle est appelée à retrouver son identité. Ceci exige qu’elle redécouvre ses propres racines afin de pouvoir modeler son avenir. Face aux poussées qui désagrègent, il est toujours plus urgent de mettre à jour l’“idée d’Europe” pour faire naître un nouvel humanisme basé sur la capacité d’intégrer, de dialoguer et de générer, qui a rendu grand celui qu’on appelle Vieux Continent» .  «Le processus d’unification européenne , avait rappelé le Pape,  a été et continue d’être une occasion unique de stabilité, de paix et de solidarité entre les peuples» . Un fort écho dans le monde politique Parmi les dirigeants européens, ces nombreuses interpellations du Pape François rencontrent un réel écho, jusque dans les campagnes électorales, comme en France, où des références au Pape François ont été exprimées dans des meetings et des émissions télévisées, par des candidats de droite comme par des candidats de gauche. Au mois de février, le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, dont le pays assure actuellement la présidence du conseil des ministres de l’Union, avait critiqué «l’absence de leadership en Europe» , en affirmant que François est «le dernier leader mondial à avoir des compétences et une vision qui transcende les banalités» . «Les intuitions du pape sont extrêmement importantes pour l’avenir de l’Europe» , insistait-il, dans des propos rapportés par nos confrères de La Croix , en soulignant que François «peut apporter des choses qui manquent aux autres politiciens» . (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le président du Cameroun reçu au Vatican

jeu, 23/03/2017 - 21:08
(RV) Le président du Cameroun Paul Biya a été reçu ce jeudi matin 23 mars au Vatican. Le président camerounais s'est également entretenu avec le cardinal Secrétaire d'état Pietro Parolin et le secrétaire pour les relations avec les Etats Mgr Paul Richard Gallagher. Le communiqué du Saint-Siège publié à l'issue de cette visite évoque des discussions cordiales au cours desquelles ont été abordées la contribution importante de la vie de l'Eglise au développement du pays, en particulier dans les champs sanitaire et éducatif. Le Pape et le président camerounais sont aussi revenus sur l'importance de la cohésion nationale dans un pays où cohabitent plusieurs traditions religieuses, en valorisant la richesse des différentes traditions historiques et culturelles du pays, dans l respect des droits humains et des minorités. Les échanges ont également porté sur des thématiques d'actualité internationale, en particulier des défis qui regardent le Cameroun et l'Afrique de l'Ouest.      (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Les petits voyants de Fatima sur la voie de la sainteté

jeu, 23/03/2017 - 19:02
(RV) Le pape reconnaît un miracle ouvrant la voie à la canonisation des voyants de Fatima. Dans un décret publié jeudi 23 mars, la Congrégation pour la cause des Saints a annoncé la cannonisation prochaine de 36 nouveaux saints et de 40 nouveaux bienheureux. Parmi ceux qui seront prochainement canonisés, figurent Jacinthe et François Marto, les petits bergers à qui la Vierge apparu à Fatima en 1917. Jacinthe et François n'avaient que 7 et 9 ans au moment de la première apparition.  C'est aux côtés de Lucie Dos Santos, décédée en 2005, qu'ils verront la Vierge six fois entre le 13 mai et le 13 octobre 2017. Jacinthe et Francesco mourront en 1919 et 1920, emportés par la grippe espagnole. Ils avaient été béatifiés par le pape Jean-Paul II le 13 mai 2000, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima. Ce décret intervient quelques semaines avant la visite du Pape François au sanctuaire marial portugais, les 12 et 13 mai prochains. (OB)  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape exprime ses condoléances aux victimes de l'attentat de Londres

jeu, 23/03/2017 - 15:18
(RV) Au lendemain de l'attaque terroriste en plein cœur de Londres, le Pape François a transmis un message de condoléance au cardinal Vincent Nichols, l'archevêque de Westminster. «Profondément attristé d’apprendre la perte de vies humaines et les blessures causées par cette attaque dans le centre de Londres», le Pape François exprime «sa solidarité dans la prière, à toutes les personnes affectées par cette tragédie.» En recommandant ceux qui sont morts l’amour miséricordieux du Seigneur, le Pape invoque la force divine et la paix sur les familles dans le deuil, et assure la nation britannique de ses prières. L'attaque à la voiture bellier et au couteau sur le pont de Westminster a provoqué la mort de 3 personnes, et en a bléssé une quarantaine d'autres dont sept gravement. Une vaste enquete a été lancée et Scotland Yard a annoncé 8 arrestations au cours d'une série de perquisition notamment à Birmingham et Londres. « Nous n’avons pas peur et notre détermination ne faillira pas face au terrorisme» a déclaré j eudi matin 23 mars, la chef du gouvernement britannique Theresa May devant les députés.  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Ecouter la parole de Dieu pour ne pas s'endurcir le cœur

jeu, 23/03/2017 - 14:53
(RV) Il faut écouter la parole de Dieu pour éviter que notre cœur s’endurcisse : telle est l’invitation fait par le Pape François jeudi 23 mars lors de son homélie matinale. Le Saint-Père a notamment souligné que lorsque nous nous éloignons de Dieu et devenons sourds à sa parole, nous devenons des catholiques infidèles, ou même parfois des «  catholiques athées  ». En reprenant la première lecture tirée du Livre du prophète Jérémie, le Pape a articulé sa méditation sur l’écoute de la parole de Dieu. «  Si nous n’écoutons pas sa parole, alors nous écoutons d’autres voix  » a-t-il expliqué, celles en particuliers des idoles du monde.  « A force de fermer nos oreilles, nous devenons sourds à cette parole de Dieu  » a constaté François. «  Combien de fois avons-nous fermé nos oreilles !  » a-t-il demandé. Quand un peuple, une communauté, une paroisse ou un diocèse ferme ses oreilles et cherche d’autres voix, il y a le risque qu’ils écoutent les idoles que le monde, la mondanité, la société lui offre. Dans tous les cas il s’éloigne de Dieu.  Contre l'endurcissement du cœur Dans cet éloignement, notre cœur s’endurcit a poursuivi le Pape, il devient incapable de recevoir quelque chose. Ces deux choses-ne pas écouter la parole de Dieu et le cœur endurci- nous font perdre la fidélité. «  La vérité s’est perdue  » dit le livre de Jérémie, évoquant la nation qui n’a pas écouté le Seigneur. Nous devenons ainsi des catholiques infidèles, païens, a regretté le Pape, pire des «  catholiques athées  » parce que nous n’avons pas une référence d’amour du Dieu vivant.  Comment cette infidélité se caractérise-t-elle ? A demandé François. « S elon un mode confus, où l’on ne sait plus où est Dieu et où il n’est pas  ». Demandons-nous donc si nous écoutons vraiment la parole de Dieu ou si au contraire notre cœur s’endurcit. Ceci est le blasphème a dit le Saint-Père, le dernier mot d’un parcours qui commence par ne pas écouter cette parole divine, qui porte à la confusion et fait oublier la fidélité. «Aujourd'hui est une journée pour écouter a conclu le Pape, demandons aussi la grâce d’écouter le Seigneur afin que notre cœur ne s’endurcisse pas».   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Audience : l'espérance, la persévérance et la consolation

mer, 22/03/2017 - 15:12
(RV) La persévérance et la consolation sont deux attitudes importants de notre vie qu’il faut mettre en relation avec l’espérance. Le Pape François, lors de l’audience générale place Saint-Pierre, ce mercredi 22 mars 2017, a poursuivi son cycle de catéchèses consacré à l’espérance chrétienne en s’intéressant à la signification la plus profonde de ces deux attitudes et à la manière dont elles mettent en lumière la réalité de l’espérance. Xavier Sartre La persévérance, explique le Pape, c’est un peu comme la patience, c’est la capacité de supporter, « de rester fidèle, même quand le poids semble devenir trop grand, insoutenable et que nous sommes tentés de juger négativement et d’abandonner tout et tous » . La consolation, poursuit-il, « c’est la grâce de savoir cueillir et montrer en toute occasion, même en celles qui sont marquées par la désillusion et la souffrance, la présence et l’action compassionnelle de Dieu » . Saint Paul, qui sert de base de réflexion au Pape, nous rappelle que la Bible nous enseigne à tourner notre regard vers Jésus, afin de lui ressembler toujours plus. Les Écritures nous enseignent également que le « Seigneur est vraiment “le Dieu de la persévérance et de la consolation” qui reste toujours fidèle à son amour pour nous » . Dieu, en effet, souligne le Pape, nous aime toujours et ne cesse de nous consoler. Ainsi, « qui expérimente dans sa propre vie l’amour fidèle de Dieu et sa consolation est en mesure, et même a le devoir de demeurer proche des frères les plus faibles et de prendre leur fragilité sur ses épaules » , explique François. Nous sommes, en quelque sorte, «un canal » qui transmet les dons de Dieu, autrement dit, nous devenons « des semeurs d’espérance » . Pas question d’être divisé en ligue 1 ou en ligue 2, les uns étant forts de cette proximité, les autres l’étant moins. Au contraire, « la Parole de Dieu alimente une espérance qui se traduit concrètement en partage, en service réciproque », précise le Pape. Ceux qui étaient forts connaissent à leur tour la fragilité et vice versa. Tous ne forment qu’une seule communauté au centre de laquelle se trouve le Christ, car « c’est lui qui nous donne la force, la patience, l’espérance et la consolation » . 24h pour le Seigneur A l’issue de ses différents saluts, le Pape François a invité toutes les communautés à vivre avec foi le rendez-vous des 23 et 24 mars, 24h pour le Seigneur, pour recevoir le sacrement de la réconciliation. Il espère que ce moment privilégié de grâce sur le chemin de Carême soit vécue dans de nombreuses églises du monde pour vivre la rencontre joyeuse avec la miséricorde du Père. En saluant les membres de la fondation italienne Migrantes, le Pape a évoqué le « problème des réfugiés, des migrants, qui est aujourd’hui la tragédie la plus grande après celle de la Seconde Guerre mondiale » . François encourage ainsi Migrantes à poursuivre son engagement en faveur de l’accueil et de l’hospitalité des réfugiés, en favorisant leur intégration, en tenant compte des droits et des devoirs réciproques de qui accueille et de qui est accueilli. (XS)  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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XXV° Journée des Missionnaires martyrs

mer, 22/03/2017 - 11:11
Rome – « N’ayez pas peur », telle est l’invitation qui apparaît à chacune des théophanies. C’est aussi la phrase la plus souvent répétée par le Christ Ressuscité, à chaque fois qu’il se montre à Ses disciples : une invitation qui aide à affronter les moments sombres, difficiles, de persécution en sachant que le Seigneur est toujours à côté de chacun d’entre nous. Devant imaginer la vie d’un martyr dans les moments qui précèdent son martyre, il nous plait de croire que cette phrase est celle qu’il s’entend répéter le plus souvent par Jésus qui l’accompagne jusqu’au bout de leur témoignage ». C’est ce qu’écrit Alez Zappalà en illustrant le thème – « N’ayez pas peur » - de cette XXV° Journée de prière et de jeûne en mémoire des Missionnaires martyrs qui sera célébrée le 24 mars. La date en question fut choisie par le Mouvement juvénile des Œuvres pontificales missionnaires italiennes, en se souvent que, ce jour-là, en 1980, avait été assassiné S.Exc. Mgr Oscar Arnulfo Romero, Archevêque de San Salvador, béatifié le 23 mai 2015. La Journée est désormais célébrée dans différents pays du monde, promue par des Diocèses, des Instituts religieux et des réalité missionnaires. En rappelant que, le 1er décembre 2016 marquait le centenaire du martyre du Bienheureux Charles de Foucauld, le Père Michele Autuoro, Directeur de Missio, soulignait que « la vie donnée de nombre de nos frères et sœurs jusqu’au martyre n’est autre que la conséquence extrême de ceux qui ont choisi non pas l’honneur mais le dévouement total, non pas la commodité et la sécurité mais, au prix de tous les sacrifices possibles, de donner la plénitude de la vie de Jésus. Il ne s’agit pas de héros mais d’hommes et de femmes dont la vie a été remise à l’Evangile et qui, comme Jésus, nous répètent : « N’ayez pas peur… nous sommes dans tous les cas des serviteurs inutiles ». Dans le matériel prévu pour l’animation missionnaire de la Journée est proposé un geste de solidarité, spirituel et matériel, envers la Syrie, martyrisée par des années de guerre, en réponse à l’appel de S.Exc. Mgr Marayati, Archevêque d’Alep, en vue de la reconstruction de la Cathédrale et de l’école diocésaine Al Imane. En outre, a également été préparé le texte d’un Chemin de Croix s’inspirant de l’Encyclique Laudato sì et un schéma de Veillée de prière en mémoire des missionnaires martyrs. Sont également présentées quelques propositions de films pour un cinéclub dédié à ce thème. Link correlati : Matériel pour l’animation de la Journée La liste des Opérateurs pastoraux tués en 2016...
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