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Missionnaires : Le Pape invite à ne pas cultiver la nostalgie du passé

sam, 24/06/2017 - 15:50
(RV) Le Pape a reçu samedi matin 24 juin au Vatican, trente religieux de la Congrégation de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ, réunis à Rome cette semaine pour leur chapitre général. Un institut masculin fondé en 1836 en France par le missionnaire polonais Bodgan Janski, apôtre des émigrés polonais durant le XIX ème siècle, et qui compte aujourd’hui un peu plus de 300 prêtres dans 55 maisons religieuses à travers le monde. Ces missionnaires travaillent à l’élévation spirituelle de la société dans les paroisses et les écoles. Une congrégation fragile que le Pape a voulu encourager «  Ne soyez pas des hommes nostalgiques mais des hommes qui, poussés par la foi annoncent la venue de l’aube en pleine nuit. En effet, la nostalgie d'un passé qui a pu porter des fruits et de nombreuses vocations religieuses « ne doit pas empêcher de voir la vie que le Seigneur fait germer autrour de vous aujourd'hui » a relevé François.   Accueillir le frère que le Seigneur nous donne Le Pape les a également invités à se  «mettre en marche vers les périphéries, à se laisser atteindre par le Ressuscité individuellement et en communauté, sur les routes de la désillusion et de l’abandon  ». Cela vous fera «  courir à nouveau, pleins de joie  », a t-il promis. Le Pape a aussi exhorté les missionnaires de la congrégation à ne pas être des «  consommateurs de communautés mais à être des constructeurs de communautés évangéliques  ».  Enfin, le Saint-Père est revenu sur les exigeances de la vie communautaire, en lançant un appel à la tolérance. « Il ne faut pas accueillir le frère que nous choisisons mais celui que le Seigneur nous donne, a t-il expliqué , l’autre est un don qui ne peut être manipulé, ni méprisé. C’est un don à accueillir avec respect  », en particulier les plus fragiles. (MD-OB) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape aux nageurs: «l'eau nous apprend à rejeter tout ce qui pollue»

sam, 24/06/2017 - 15:23
(RV) Le Pape François a reçu samedi matin 24 juin les membres de la fédération italienne de natation. Elle organise ces jours-ci le tournoi "Settecolli", une compétition internationale organisée à Rome, qui réunit les meilleurs nageurs d'Europe. Le Souverain Pontife a rappelé que cet évènement, au-delà de son aspect sportif, était un moment de fête. Cette fête transmet des valeurs toujours plus nécessaires dans une société comme la nôtre, que l'on peut qualifier de " liquide" , privée de points de référence, a relevé François. « Si votre sport se fait dans l'eau, il est pourtant "très solide", car il demande un engagement constant et une force de caractère » a expliqué le Pape, qui a rappelé les paroles de Saint-François dans le cantique des Créatures : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste ».  Notre vie chrétienne commence avec l'eau Le Pape a ensuite rappelé que « l'eau est vie », et que parler de la vie est parler de Dieu, origine et source de la vie. Notre vie chrétienne commence aussi avec le signe de l'eau, avec le baptême. « L'eau dans laquelle vous nagez, plongez, faites vos compétitions, nécessite une pluralité d'attention, a poursuivi le Saint-Père : la valeur du corps dont on doit prendre soin et non idolâtrer, le besoin d'intériorité et la recherche du sens de ce que vous faites, la force et le courage de résister à la fatigue, la vision claire de quel ancrage choisir dans la vie, et comment le rejoindre, la valeur de l'authenticité qui se retrouve dans la transparence, la limpidité et la pureté intérieure » Avant de prendre congé de ses hôtes, le Pape a rappelé aussi qu'avec l'eau, ils apprennent « à avoir de la répugnance envers tout ce qui pollue, que ce soit dans le sport ou dans la vie ». (OB)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Quatre étapes pour le voyage du Pape en Colombie du 6 au 11 septembre 2017

ven, 23/06/2017 - 21:29
(RV) Le programme détaillé du voyage du Pape François en Colombie du 6 au 11 septembre 2017 a été rendu public, ce vendredi 23 juin 2017. Au cours de ce déplacement, le Saint-Père visitera quatre villes : Bogotá, Villavicencio, Medellín et Carthagène. Il rencontrera les autorités du pays, les évêques, les prêtres et les personnes consacrées. Plusieurs temps forts au programme de cette visite dans un pays engagé sur la voie de la paix: une «grande rencontre de prière pour la réconciliation nationale», à Carthagène et une bénédiction du Pape de la première pierre de la maison pour sans-abri de l’Œuvre Talitha Qum mais aussi une visite au sanctuaire de saint Pierre Claver, missionnaire jésuite, évangélisateur des esclaves noirs.   Le thème de ce voyage apostolique, qui intervient près d’un an après la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et la principale guérilla marxiste des FARC, est « Faisons le premier pas » (Demos el primer paso). Le Pape François sera le troisième pape à fouler le sol colombien, après Paul VI en 1968 et Jean-Paul II en 1986.   Programme détaillé du Pape en Colombie   Mercredi 6 septembre 2017 ROME-BOGOTA 11h00    Départ en avion de l’Aéroport de Rome/Fiumicino pour Bogotá 16h30    Arrivée dans la zone militaire (CATAM) de l’Aéroport de Bogotá Cérémonie de bienvenue   Jeudi 7 septembre 2017 BOGOTA 9h00      Rencontre avec les autorités sur la Plaza de Armas de la Casa de Nariño et discours du Pape 9h30      Visite de courtoisie au Président dans la Salle du protocole de la Casa de Nariño 10h20    Visite à la Cathédrale 10h50    Bénédiction des fidèles du balcon du palais cardinalice 11h00    Rencontre avec les évêques dans la salle du Palais cardinalice 15h00    Rencontre à la nonciature apostolique avec le Comité de direction du CELAM, le Conseil épiscopal latino-américain dont le siège est à Bogotá 16h30    Messe au Parc Simon Bolivar   Vendredi 8 septembre 2017 BOGOTA-VILLAVICENCIO-BOGOTA 7h50      Départ en avion de la zone militaire (CATAM) de l’Aéroport de Bogotá pour Villavicencio 8h30      Arrivée à la Base aérienne d’Apiay à Villavicencio 9h30      Messe présidée par le Pape sur le terrain CATAMA 15h40    Grande rencontre de prière pour la réconciliation nationale au parc Las Malocas et discours du Saint-Père 17h20    Visite à la Croix de la Réconciliation au Parque de los Fundadores 18h00    Départ en avion pour Bogota 18h45    Arrivée dans la zone militaire (CATAM) de l’Aéroport de Bogota   Samedi 9 septembre 2017 BOGOTÁ-MEDELLÍN-BOGOTÁ 8h20      Départ en avion de la zone militaire (CATAM) de l’Aéroport de Bogota pour Rionegro 9h10      Arrivée sur la base aérienne de Rionegro 9h15      Transfert en hélicoptère à l’Aéroport de Medellin 10h15    Messe présidée par le Pape à l’Aéroport Enrique Olaya Herrera de Medellin 15h00     Rencontre à l’Hogar San José 16h00     Rencontre avec les prêtres, les religieux/ses, les consacrés/es, les séminaristes et leurs familles de provenance au stade couvert La Macarena et discours du Pape Transfert en hélicoptère à la base aérienne de Rionegro 17h30    Départ en avion pour Bogota 18h25    Arrivée dans la zone militaire (CATAM) de l’Aéroport de Bogota   Dimanche 10 septembre 2017 BOGOTA-CARTHAGENE-ROME 8h30      Départ en avion pour Carthagène 10h00    Arrivée à l’Aéroport de Carthagène 10h30    Bénédiction par le Saint-Père de la première pierre d'une maison pour les sans-abri de l’Œuvre Talitha Qum sur la place Saint-François-d’Assise 12h00     Angélus du Pape devant l’église Saint-Pierre-Claver 12h15    Visite à la Maison sanctuaire de saint Pierre Claver 15h45    Transfert en hélicoptère de la base navale à la zone portuaire du Contecar 16h30    Messe présidée par le Pape dans la zone portuaire du Contecar 18h30    Transfert en hélicoptère à l’Aéroport de Carthagène 18h45    Cérémonie de congé 19h00    Départ en avion pour l’Aéroport de Rome/Ciampino   Lundi 11 septembre 2017 12h40    Arrivée à l’Aéroport de Rome/Ciampino (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape exhorte les laïcs de Serra à être de véritables amis des prêtres

ven, 23/06/2017 - 15:35
(RV) «Soyez de véritables amis des séminaristes et des prêtres» c’est l’exhortation du Pape François aux participants au 75ème congrès du mouvement international Serra, qui se tient du 22 au 25 juin à Rome. Ce mouvement laïc, fondé aux États-Unis dans les années 1930, a pour mission le soutien, de la part des laïcs, aux vocations sacerdotales et à la vie consacrée. Devant des représentants venus du monde entier, le Saint-Père a appelé les membres de Serra à «aller toujours de l’avant» afin d’être pour les prêtres «comme la  maison de Béthanie». «L’Église et les vocations sacerdotales ont besoin de vous» , c’est un message d’encouragement que le Pape François a adressé aux laïcs du mouvement Serra. Un message dans le même temps exigeant comme peut l’être un véritable ami. «Le club Serra, a souligné le Saint-Père, est un lieu où s’exprime cette belle vocation : être des laïcs amis des prêtres» . Le Pape a alors insisté sur le caractère de l'amitié, un terme très utilisé aujourd’hui mais parfois de façon superficielle ; or un ami, un véritable ami, est celui qui dans la rencontre peut «aller jusqu’au don de soi» . Un ami «sait aller au-delà des paroles» , un ami est «miséricordieux» , il me permet «d’éprouver la joie de ne pas être seul» et «est prêt à me soutenir lorsque je tombe» . Cette amitié, a déclaré le Saint-Père, «donnez-la aussi aux prêtres». Soyez «des amis qui accompagnent et soutiennent, dans la fidélité à la prière, des amis qui partagent la stupeur de l’appel, le courage du choix définitif et les joies et les fatigues du ministère» . Un engagement d’amitié qui demande fidélité mais aussi courage, le courage d’oser en ne permettant pas que la peur prévale sur la créativité, en allant toujours de l’avant sans rigidité face à la nouveauté. Et le Pape propose de suivre les traces du bienheureux Junipero Serra afin de ne pas être des «chrétiens de musée» qui craignent les changements mais des hommes et des femmes qui «vont de l’avant » avec «courage» et «audace» pour «se mettre au service de l’éternelle nouveauté de l’Évangile». (HD) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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​Messe à Sainte-Marthe - Nous sommes tous élus

ven, 23/06/2017 - 15:00
«Chacun de nous peut dire “je suis un élu, une élue”», avec la certitude d'un Dieu qui «joue gros», au point «de se lier à nous» en se constituant prisonnier «par amour» et en ayant comme critère «la petitesse». Car si «Dieu s'est fait petit, seuls les petits peuvent en écouter la voix». C'est «le grand mystère» que François a reproposé lors de la Messe célébrée dans la matinée du vendredi 23 juin, à Sainte-Marthe. «Dans la prière au début de la Messe, nous avons loué Dieu parce que dans le cœur de Jésus il nous donne la grâce de célébrer avec joie les grands mystères de notre salut, de son amour pour nous: c'est-à-dire célébrer notre foi; célébrer le fait que nous croyons qu'il nous aime, qu'il s'est joint à nous sur le chemin de la vie et a donné son Fils, et la vie de son Fils, par amour pour nous». Et ensuite, a-t-il ajouté, «il y a deux mots qui, dans la première lecture — tirée du livre du Deutéronome (7, 6-11) —, attirent l'attention: choisir et petitesse». «Choisir» est le premier mot suggéré par François. «Nous avons été choisis», a-t-il expliqué, car «ce n'est pas nous qui l'avons choisi: il nous a choisis, c'est lui qui a été généreux et chacun de nous peut dire: “je suis un élu, une élue”». Mais «ce choix va plus loin, car Moïse dit: “Le Seigneur dans ce choix s'est lié à vous”, comme s'il s'était fait prisonnier, prisonnier de nous: il s'est lié à notre vie, il ne peut pas se détacher». Dieu «a joué gros», a insisté le Pape, «et il reste fidèle dans cette attitude: nous avons été choisis par amour et cela est notre identité». «Le deuxième mot» proposé par le Pape «est petitesse». On lit dans le passage biblique d'aujourd'hui: «Si Yahvé s'est attaché à vous et vous a choisis, ce n'est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples: car vous êtes le moins nombreux d'entre tous les peuples ». Mais il «est tombé amoureux de notre petitesse et c'est pourquoi il nous a choisis, et il choisit les petits: pas les grands, les petits». Plus encore, «il se révèle aux petits: “Tu as caché ces choses aux sages et aux savants et tu les as révélées aux petits”». Donc, a réaffirmé François, «il se révèle aux petits: si tu veux comprendre quelque chose du mystère de Jésus, abaisse-toi: fais-toi petit, reconnais que tu n'es rien». Mais Dieu «non seulement choisit les petits et se révèle à eux», mais il «appelle les petits: “Venez à moi, vous tous qui êtes las et opprimés: je vous donnerai le repos”». Ainsi, a affirmé le Pape, «nous arrivons au mystère du cœur du Christ», le jour où l'Eglise célèbre précisément la solennité du Sacré-Cœur de Jésus. Certains arrivent à dire: «Mais le cœur du Christ, oui, d'accord, c'est une image pieuse pour les personnes dévotes». Absolument pas: «le cœur du Christ, le cœur transpercé du Christ, le cœur de la révélation, le cœur de notre foi parce qu'il s'est fait petit, a choisi cette voie». «Le soldat d'un coup de lance transperça son flanc et il en sortit du sang et de l'eau: c'est le mystère du Christ, et c'est ce que nous célébrons aujourd'hui, ce cœur qui aime, qui choisit, qui est fidèle, qui se lie à nous, se révèle aux petits, se fait petit». «Cela est notre foi» a encore dit François. Et «si nous ne croyons pas dans ce mystère, nous sommes théistes: nous croyons en Dieu, oui; oui, dans Jésus aussi, oui! Jésus est Dieu? Oui! Mais le mystère est celui-ci, c'est la manifestation, telle la gloire de Dieu». En conclusion, François a demandé dans la prière que «le Seigneur nous accorde aujourd'hui cette grâce de célébrer dans le cœur de Jésus Christ les grands gestes, les grandes œuvres de salut, les grandes œuvres de la rédemption»....
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Haïti : «Un peuple debout malgré les épreuves de la vie»

ven, 23/06/2017 - 11:19
(RV) Entretien – Huit mois sont passés en Haïti depuis l’ouragan Matthew, plus violente catastrophe naturelle depuis le séisme de 2010 qui a ravagé le territoire. Des centaines d’Haïtiens ont été tués, les maisons et les toits arrachés, les arbres déracinés, les plantations décimées. Des dégâts estimés à près de 3 milliards de dollars dans le sud du pays. Début juin, le coordinateur humanitaire de l'ONU a à nouveau lancé un appel à une action commune et d'envergure face à une crise humanitaire sans précédent en Haïti, pays le plus pauvre des Caraïbes. Des centaines de milliers de personnes vivent dans l’urgence, menacées par l’insécurité alimentaire, l’épidémie de choléra et la nécessité de reconstruire leurs habitations et retrouver leurs activités professionnelles. Les évêques haïtiens sont venus exposer ce tableau bien sombre au Vatican. En visite ad limina,  les 15 membres de la Conférence épiscopale d’Haïti ont été reçus lundi 19 juin 2017 par le Pape François. Mgr Alphonse Quesnel, évêque de Fort Liberté, revient au micro d'Olivier Bonnel sur la résistance du peuple haïtien face aux épreuves et sur les défis de l’Église sur place. (SBL-OB) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape reçoit le roi et la reine des Pays-Bas

jeu, 22/06/2017 - 21:04
(RV) Le Pape François a reçu ce jeudi 22 juin en audience le roi Willem-Alexander des Pays-Bas, accompagné de son épouse, la reine Maxima, qui, comme le Pape, est originaire d’Argentine. Durant leur entretien, selon le communiqué de la Salle de presse, il a été question de la «protection de l’environnement et de la lutte contre la pauvreté, ainsi que de la contribution spécifique du Saint-Siège et de l’Église catholique dans ces domaines» . Une attention particulière a été accordée au «phénomène migratoire, en soulignant l’importance de la coexistence pacifique entre cultures différentes, et à l’engagement commun pour promouvoir la paix et la sécurité globale, avec une référence particulière pour certaines zones de conflit» . Enfin, ils ont aussi mené «une réflexion conjointe concernant les perspectives du projet européen» . (CV)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Pape François : le bon pasteur ne doit pas se complaire dans l'angélisme

jeu, 22/06/2017 - 19:49
(RV) Un pasteur doit être passionné, il doit savoir discerner et doit aussi savoir dénoncer le mal. Le Pape l’a affirmé lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, où il s’est arrêté sur la figure de l’apôtre Paul, pour ensuite se pencher sur l’exemple de Don Lorenzo Milani, prêtre auquel il avait rendu hommage mardi lors d’un déplacement dans le nord de l’Italie. Comme ce curé de Barbiana, a expliqué le Pape, il faut prendre soin du prochain, mais sans angélisme. «Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis» . Le Pape François a pris appui sur l’homélie de la Première Lecture, tirée de la Seconde Lettre de Saint Paul aux Corinthiens, pour s’arrêter sur les caractéristiques que devrait avoir un pasteur. Le Pape a trouvé en saint Paul la figure du «vrai pasteur» , qui n’abandonne pas ses brebis comme le ferait «un mercenaire» . La première qualité, a-t-il donc indiqué, est d’être «passionné» . Passionné «jusqu’au point de dire à ses gens, à son peuple : j’éprouve pour vous une espèce de jalousie divine» . Il est «divinement jaloux» , a expliqué le Pape. Cette passion doit devenir «folie» pour son peuple. «Et ceci est ce que nous appelons le "zèle apostolique", a expliqué le Pape. On ne peut pas être un vrai pasteur sans ce feu à l’intérieur.» Une deuxième caractéristique, a-t-il expliqué, c’est que le pasteur doit être «un homme qui sait discerner» . «Il sait que dans la vie, il y a la séduction. Le père du mensonge est un séducteur. Le pasteur, non. Le pasteur aime. Il aime. Par contre, le serpent, le père du mensonge, l’envieux est un séducteur. C’est un séducteur qui cherche à éloigner de la fidélité, parce que cette jalousie divine de Paul était pour amener le peuple à un unique époux, pour maintenir le peuple dans la fidélité à son époux. Dans l’histoire du salut, dans l’Écriture nous trouvons souvent l’éloignement à Dieu, les infidélités au Seigneur, l’idolâtrie comme s’il s’agissait d’une infidélité matrimoniale.» Première caractéristique du pasteur, donc,  «qu’il soit passionné, qu’il ait le zèle, qu’il soit zélé» . Deuxième caractéristique, «qu’il sache discerner : discerner où sont les dangers, où sont les grâces, où est la vraie route» . Ceci, a-t-il souligné, «signifie qu’il accompagne toujours les brebis, dans les beaux moments et aussi dans les mauvais moments, aussi dans les moments de la séduction, avec la patience, il les conduit à la bergerie.» Et la troisième caractéristique du bon pasteur est «la capacité de dénoncer» . Il faut «défendre la fidélité au Christ» , et donc savoir condamner, de façon concrète, comme quand des parents disent à un enfant qui se met à ramper et veut mettre le doigt dans la prise électrique : «Non, ça non ! C’est dangereux !» , a expliqué le Pape, se remémorant ses propres souvenirs d’enfance. «Le Bon Pasteur, a-t-il dit encore , sait dénoncer, avec prénom et nom» , comme justement le faisait saint Paul. François est donc revenu sur sa visite à Bozzolo et Barbiana, dans ces lieux où avaient œuvré ces «deux courageux pasteurs italiens» . Et en parlant de Don Milani, il s’est référé à ce qui était «sa devise» quand il «enseignait à ses élèves»  : «"I care." Mais qu’est-ce que cela signifie ? Ils m’ont expliqué : avec ceci, il voulait dire "cela m’importe". Il enseignait le fait que les choses doivent être prises au sérieux, contre la devise à la mode à cette époque qui disait : “cela ne m’importe pas” ("I don't care", ndlr…). Et ainsi, il enseignait aux jeunes à aller de l’avant, à prendre soin de leur vie.» Il faut donc savoir dénoncer aussi « ce qui va contre ta vie. Et tant de fois, a-t-il dit, «nous perdons cette capacité de condamner, et nous voulons faire avancer les brebis un peu avec cet angélisme (buonisme) qui n’est pas seulement naïf, mais qui fait mal, cet angélisme des compromis, pour attirer l’admiration ou l’amour des fidèles, en laissant faire» . Les pasteurs doivent donc suivre l’exemple de Paul, qui fait preuve de «zèle apostolique» et de discernement, parce qu’il connait la séduction et il sait que le diable séduit. C’est un homme avec une capacité de condamnation «des choses qui font mal aux brebis» . (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Discours du Pape à la ROACO : les chrétiens orientaux doivent être des «temples vivants» du Seigneur

jeu, 22/06/2017 - 15:11
(RV) Le Pape s’est adressé ce matin aux membres de la ROACO, la Réunion des Œuvres d’Aide aux Églises Orientales, rassemblés à Rome pour leur 90e session plénière. Cet organisme soutient les Églises présentes sur les territoires d’Europe de l’Est et du Moyen-Orient placés sous la responsabilité de la Congrégation pour les Églises orientales, un dicastère qui célèbre cette année son centenaire. Dans son discours, le Pape a évoqué les tragédies vécues par de nombreux chrétiens en Orient, tout en appelant à ne pas désespérer et à suivre le Christ dans la Croix, mais aussi dans la Résurrection. Le compte rendu de Cyprien Viet «Les Églises orientales ont souvent été frappées par de terribles vagues de persécutions et de tourments, que ce soit en Europe de l’Est ou au Moyen-Orient. De fortes émigrations en ont affaibli la présence dans les territoires où elles avaient fleuri depuis des siècles» , a rappelé le Saint-Père. «Maintenant, grâce à Dieu, certaines d’entre elles sont retournées à la liberté après la douloureuse période des régimes totalitaires, mais d’autres, particulièrement en Syrie, en Irak et en Égypte, voient leurs enfants souffrir à cause de la persistance des guerres et des violences insensées perpétrées par le terrorisme fondamentaliste» . Mais le Pape François a rappelé que suivre le Christ implique d’assumer l’expérience de la Croix, et que les drames qui font vivre l’expérience de la Croix de Jésus sont donc «une cause de tourment et de souffrance, mais en même temps source de salut» . Revenant sur les discussions de la ROACO sur la formation du clergé, le Pape a mis en garde contre les «tentations» que peuvent rencontrer les prêtres : «la recherche d’un statut social» , ou l’exercice du gouvernement des communautés «selon des critères d’affirmation humaine ou selon les schémas de la culture locale» , rappelant que la «proximité évangélique» est le critère essentiel. Le Pape a aussi rappelé que la survie du patrimoine chrétien se joue avant tout dans le cœur des fidèles : «Quand il n’est pas possible de réparer ou de maintenir les structures, nous devons continuer à être temple vivant du Seigneur, en rappelant que "l’argile" de notre existence croyante a été façonnée par les mains du "potier", le Seigneur, qui a infusé en elle son Esprit vivifiant.» François, revenant sur le martyre commun des catholiques, orthodoxes et protestants en Orient, a aussi souligné l’importance d’assurer le soin pastoral des fidèles orientaux contraints à l’émigration, pour qu’ils puissent continuer à vivre leur foi dans les pays d’accueil «selon leur propre tradition ecclésiale» , constituant ainsi «un pont entre Orient et Occident» . (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape développe un projet d'aide pour le Soudan du Sud

mer, 21/06/2017 - 19:34
(RV) Entretien – Ce mercredi 21 juin 2017 a été présenté en salle de presse du Saint-Siège un programme d’aide du Pape François au Soudan du Sud. Ce pays indépendant depuis 2011 est fracturé depuis près de quatre ans par une guerre civile qui oppose les partisans du président Salva Kiir à ceux de son ancien vice-président Riek Machar. Aux dizaines de milliers de victimes directes du conflit s’ajoutent celles de la malnutrition, voire de la famine dans certaines régions ; et des épidémies comme le choléra. Cette situation critique a empêché le Pape de visiter le Soudan du Sud cette année, comme il l’avait prévu après avoir reçu à Rome, en octobre 2016, les responsables des Églises chrétiennes du pays. Mais à travers cette opération de soutien financier baptisée «Le Pape pour le Soudan du Sud», François vise à «soutenir et encourager l’œuvre des différentes congrégations religieuses et organismes d’aide internationale qui sont présents sur le territoire et qui se dévouent infatigablement à secourir la population et à promouvoir le processus de développement et de paix», a expliqué le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral. Soutien en matière de santé, d'éducation et d'agriculture D’un montant total d’environ 500.000 dollars, cette initiative vise à soutenir des projets dans le domaine de la santé, avec un soutien financier aux sœurs comboniennes qui gèrent, dans des conditions extrêmes, deux hôpitaux à Wau et Nzara ; dans le domaine de l’éducation, avec des bourses de deux ans pour des étudiants en vue de l’obtention du diplôme d’enseignement pour l’école primaire ; et dans le domaine de l’agriculture, avec un projet géré par Caritas, qui implique environ 2.500 familles déplacées en vue d’organiser leur autosuffisance alimentaire. Le secrétaire général de Caritas Internationalis, Michel Roy, explique à Cyprien Viet les enjeux de l’action des Caritas et du Saint-Siège au Soudan du Sud. D'après l’ONU, la famine perdrait du terrain au Soudan du Sud mais les souffrances liées à la faim se propageraient, touchant 6 millions de personnes désormais. D’un point de vue technique, l’état de famine (situation où des gens meurent de faim) ne s’applique plus à deux comtés (Leer et Mayandit) où il avait été déclaré en février dernier, et l’aide a évité que la famine ne s’aggrave dans deux autres (Koch et Panyijiar), estiment dans un communiqué commun publié ce mercredi l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et le Programme alimentaire mondiale (PAM). Mais la situation se détériore  «dans l’ensemble du pays», s'alarment les institutions onusiennes, principalement à cause du conflit armé mais également de récoltes inférieures à la moyenne, de la hausse des prix alimentaires et des effets de la saison maigre annuelle.  «Le nombre de personnes confrontées à des niveaux de faim extrême (le seuil précédant celui de la famine sur l'échelle IPC) a atteint les 1,7 million, soit une hausse d'1 million par rapport au mois de février.»   Six millions de personnes ont du mal à trouver de quoi se nourrir. L’ONU note que même le sud-ouest du pays, qui faisait office de «grenier alimentaire national», est désormais touché. «Les communautés agricoles ont dû fuir leurs domiciles, se réfugiant dans les pays voisins et laissant derrière elles leurs champs.»  La FAO, l’Unicef et le PAM demandent la fin des conflits afin de pouvoir accéder aux populations, soulignant que l’aide alimentaire est cruciale, tout comme celles en matière de soins de santé, d’eau potable et d’assainissement. (SBL-CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape appelle à diffuser les valeurs du sport en dehors des terrains

mer, 21/06/2017 - 18:40
(RV) Le Pape François a reçu ce mercredi 21 juin 2017 une délégation de la National Football League (NFL), une association d'équipes professionnelles de football américain, active aux États-Unis. «Comme beaucoup d’entre vous je suis un passionné du “football”, mais dans mon pays d’origine on y joue de manière très différente», a d’abord noté avec humour le Pape dans son discours. Il a ensuite mis en avant la nécessité de présenter des modèles aux jeunes, «des personnes qui nous montrent comment donner le meilleur de nous-même, pour mettre à profit les dons et les talents que nous a donnés Dieu et, ce faisant, indiquer la voie pour un futur meilleur pour notre société». Saluant les valeurs du travail d’équipe et du jeu loyal, «y compris dans le sens religieux du terme», qui guident les joueurs sur le terrain, François a souligné le besoin «urgent» de les mettre en œuvre «dans toutes les dimensions de la vie communautaire». Ces valeurs aident à construire une «culture de la rencontre», dont le monde manque tant déplore le Pape ; et à lutter contre «l’individualisme exagéré, l’indifférence et l’injustice». (SBL) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Audience générale: «On peut être saint dans la vie de tous les jours»

mer, 21/06/2017 - 14:58
(RV) Le Pape François a poursuivi ce mercredi 21 juin 2017, place Saint-Pierre, son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne. Lors de l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur notre vocation à la sainteté, pour rejoindre cette longue suite de «témoins et compagnons de l’espérance». Le compte-rendu de Samuel Bleynie. «Le christianisme cultive une incurable confiance: il ne croit pas que les forces négatives et perturbatrices puissent prévaloir.» Pour le Pape, ni la mort, ni la guerre n’ont le dernier mot et les saints, cette «multitude de témoins» nous disent «que la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible». «Et en même temps, ils nous confortent: nous ne sommes pas seuls». Au contraire, ils nous accompagnent, tout au long de notre vie. Et le Pape de lister les sacrements où l’on invoque l’intercession des saints: le baptême, pour la première fois, le mariage, parce qu’on a «besoin de la grâce du Christ et de l’aide des saints pour pouvoir vivre la vie matrimoniale pour toujours». «Pour toujours», insiste le Pape, et non «tant que dure l’amour». Mais aussi durant l’ordination sacerdotale, où la litanie des saints retentit lorsque le futur prêtre est allongé, face contre terre. «Un homme resterait écrasé sous le poids de la mission qui lui est confiée, mais en entendant que tout le paradis est à ses côtés, que la grâce de Dieu ne manquera pas parce que Jésus reste toujours fidèle, alors on peut partir serein et rassuré. Nous ne sommes pas seuls.» «Que le Seigneur nous donne l'espérance d'être des saints» Si pour le Pape nos forces sont «faibles», le mystère de la grâce présent dans la vie chrétienne, lui, est «puissant». «Dieu ne nous abandonne jamais: chaque fois que nous aurons besoin, un de ses anges viendra nous relever et nous apporter consolation. “Des anges” avec parfois un visage et un cœur humain, parce que les saints de Dieu sont toujours ici, cachés parmi nous.» François insiste: les saints sont présents dans notre vie, «même si c’est difficile à comprendre et aussi à imaginer» Le Pape souhaite ainsi que le Seigneur nous donne tous «l’espérance d’être des saints», car la sainteté est accessible «dans la vie de tous les jours». En priant toute la journée? Non, soutient le Pape, mais en vaquant à nos activités quotidiennes «avec le cœur ouvert vers Dieu, afin que le travail, même dans la maladie et la souffrance, même dans la difficulté, soit ouvert à Dieu. C’est ainsi que l’on peut devenir saint (...) parce que le Seigneur nous aide». Appel pour les migrants À la fin de l’audience générale, le Pape a lancé un nouvel appel pour les migrants. Deux jours après avoir rencontré une trentaine de réfugiés hébergés dans le diocèse de Rome et au lendemain de la Journée mondiale du Réfugié, le Saint-Père a fait part de sa «sincère reconnaissance» à la campagne «J’étais étranger – L’humanité qui fait du bien», soutenue par la Caritas, la Fondation Migrantes et divers organisations catholiques. Cette campagne défend une loi italienne d’initiative populaire concernant l’immigration, basée sur l’accueil, le travail et l’inclusion. (SBL) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape François rend hommage à Don Milani, un éducateur qui rendait leur dignité aux pauvres

mar, 20/06/2017 - 15:59
(RV) Après avoir salué la mémoire de Don Mazzolari, le «curé des lointains», en Lombardie, le Pape François s’est rendu en pèlerinage privé en Toscane, pour rendre hommage au père Lorenzo Milani. Ce prêtre de Barbiana, dans le diocèse de Florence, mort en 1967, était un «éducateur passionné», promoteur de nouvelles formes d’éducation pour les jeunes issus des classes populaires. Accueilli par le cardinal Giuseppe Betori, archevêque de Florence, et par le maire de Vicchio, la commune dont dépend ce hameau, le Pape s’est d’abord recueilli sur la tombe de ce curé de campagne emblématique de l’après-guerre en Italie avant de s’adresser à plusieurs anciens élèves de Don Milani, à des prêtres du diocèse de Florence, ainsi qu’à quelques jeunes. Dans un long discours, le Saint-Père est revenu sur l’exemple de Don Milani, sur sa conception de la mission éducative et la «dimension sacerdotale» de ce prêtre parfois incompris de ses confrères. «Redonner aux pauvres la parole» La passion éducative de Don Milani peut se comprendre à l’aune d’une intention: celle de «réveiller chez les personnes l’humain pour les ouvrir au divin». L’école n’était pas pour lui quelque chose en marge de sa mission de prêtre mais elle constituait bel et bien le «moyen concret» de la mener à bien. «Redonner aux pauvres la parole, parce que sans la parole, il n’y a pas de dignité, et donc pas de liberté ou de justice: voilà ce qu’enseignait Don Milani», a affirmé le Pape. Et ce qui était vrai à l’époque du prêtre l’est encore aujourd’hui: «c’est la parole qui pourra ouvrir la voie à une pleine citoyenneté dans la société, à travers le travail, et à la pleine appartenance à l’Église, avec une foi consciente». Éducateur: «une mission d'amour» Le Pape a également tenu à remercier les éducateurs pour leur dévouement auprès des jeunes générations. Ce service n’est pas exempt de difficulté mais doit avant tout être vécu comme une mission: «une mission d’amour, car on ne peut enseigner sans aimer». Et François d’insister sur l’importance d’enseigner la nécessité d’ une «conscience libre, capable de se confronter avec la réalité» et qui permette «de prendre sur soi les efforts et les blessures des personnes, de fuir tout égoïsme pour servir le bien commun». Le Pape a encore rappelé l’appel à la responsabilité qui concerne les jeunes et surtout les adultes, «appelés à vivre la liberté de conscience de manière authentique, comme recherche du vrai, du beau et du bien, prêts à payer le prix que cela comporte»: une référence implicite à Don Milani, qui défendit avec force la non-violence et  l’objection de conscience dans une lettre mémorable adressée aux aumôniers militaires; et lui valut des poursuites en justice. Le Pape aux prêtres: «Faisons aimer l’Église» Le Pape s’est adressé ensuite aux prêtres présents, certains ayant connu et côtoyé Don Milani; le Saint-Père s’est attardé sur la dimension éminemment sacerdotale du prêtre de Barbiana, enracinée dans une foi profonde et une soif inextinguible d’Absolu. «Sans cette soif d’Absolu, on peut être de bons fonctionnaires du Sacré, mais on ne peut être des prêtres, des prêtres vrais, sincères, capables de devenir des hommes de foi», a martelé le Pape. Il a ensuite invité ses confrères à aimer l’Église, suivant l’exemple de Don Milani, qui, malgré les incompréhensions, demeura fidèle et attaché à l’institution. «Faisons aimer l’Église, en la montrant comme une mère attentive à tous, surtout envers les plus pauvres et les plus fragiles». François est enfin revenu sur la symbolique de son pèlerinage à Barbiana. Don Milani avait plusieurs fois demandé à son évêque d’honorer solennellement son apostolat, qui risquait sans cela de se voir réduit à un «fait privé». «Mon geste est une réponse à cette demande», a expliqué le Pape. Le Cardinal Silvano Piovanelli et d’autres archevêques de Florence avaient déjà fait montre de leur reconnaissance à Don Milani. «Aujourd’hui, c’est l’évêque de Rome qui le fait». «Cela n’annule pas toutes les amertumes qui ont accompagné la vie de Don Milani, mais il dit que l’Église reconnait dans cette vie une façon exemplaire de servir l’Évangile, les pauvres et l’Église même». (SBL-MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape salue Don Mazzolari, qui voulait une Église pauvre pour et avec les pauvres

mar, 20/06/2017 - 15:10
(RV) Ce mardi 20 juin 2017, le Pape François s’est rendu en pèlerinage privé à Bozzolo, dans le diocèse de Crémone en Lombardie, et à Barbiana, dans le diocèse de Florence en Toscane. Il a tenu à se recueillir sur les tombes de deux prêtres du 20 ème  siècle, très connus en Italie pour leur engagement contre le fascisme et auprès des plus pauvres, quitte à provoquer des désaccords avec la hiérarchie de l’Eglise.  Parti du Vatican en hélicoptère, le Pape est arrivé vers 9h au stade de Bozzolo. Il y a été accueilli par Mgr Antonio Napolioni, l’évêque de Crémone, et par le maire de Bozzolo. À la paroisse Saint-Pierre, le Pape a longuement prié sur la tombe de Don Mazzolari, qui manqua d’être assassiné  pour son opposition active au fascisme ; un prêtre ardent défenseur de l’Église des pauvres, ce qui lui avait valu des désaccords au sein de la hiérarchie catholique. Mais il obtient le soutien des papes Jean XXIII, qui le qualifia de  «trompette de l’Esprit en Basse-Padane»,  puis Paul VI, selon lequel Don Mazzolari  «marchait d’un pas si long qu’on avait du mal à suivre!»  Après s’être recueilli sur sa tombe, François a prononcé un long discours sur l’actualité du message de Don Mazzolari et sur la figure du prêtre qu’il a incarné. Enracinée dans la Parole de Dieu, les écrits et discours de Don Mazzolari témoignent  «de la clarté de son esprit et de sa force persuasive».  Pasteur  «exigent et direct»,  il mettait du sien lorsqu’il entrait –d’ailleurs volontiers– au contact des personnes, les invitant à recevoir la vérité, la miséricorde de Dieu. Une Église plus incarnée «Il ne pleurait pas l’Église d’un temps passé mais cherchait à changer l’Église et le monde à travers un amour passionné et une dévotion inconditionnelle».  Selon lui l’Église souffrait d’un défaut d’incarnation et il pointait du doigt trois dérives: celle de laisser faire sans s’engager, sans être force de proposition mais en critiquant; celle de  «l’activisme séparatiste»,  qui consiste à édifier des institutions (banques, cercles, coopératives, écoles) catholiques élitistes et entre soi, édifiant ainsi des barrières qui risquent de devenir insurmontables; celle enfin de la tentation du  «spiritualisme»,  lorsque l’on se réfugie dans le religieux pour contourner les difficultés, en découle  «un apostolat sans souffle et sans amour». «Le curé des lointains» Don Mazzolari assista à l’exode des populations rurales vers les villes et lui aussi était déjà convaincu de l’importance d’une Église en sortie vers les périphéries. Si les personnes ne vont plus à la messe, il faut aller vers elles pour  «les aimer, beaucoup»  et les aider, même lorsqu’elles ont des besoins non spirituels mais juste humains. Qualifié de  «curé des lointains»,  Don Mazzolari porta  «un regard miséricordieux et évangélique sur chacun, qui l’a poussé à donner de la valeur à une certaine gradualité: le prêtre n’exige pas la perfection mais aide à ce que chacun donne le meilleur de lui-même»,  a expliqué le Pape. Ces ouvertures lui valurent d’être rappelé à l’ordre mais il affronta ces rappels  «en adulte, debout, mais aussi agenouillé embrassant la main de son évêque qu’il continuait d’aimer ». Une Église pauvre pour et avec les pauvres À la suite de Don Mazzolari qui a connu la guerre, les totalitarismes, les affrontements fratricides, les fatigues d’une démocratie en gestation, la misère de son peuple, le Pape invite les prêtres à  «écouter le monde et ceux qui y opèrent pour prendre le poids de toute demande de sens et d’espérance, sans craindre de traverser des déserts et des zones d’ombres. C’est ainsi que l’on devient une Église pauvre pour et avec les pauvres, l’Église de Jésus». Les pauvres doivent être aimés pour ce qu’ils sont, sans que l’on fasse des calculs sur leur dos, sans droit d’hypothèque, affirmait le prêtre de Crémone. Le Pape souscrit et salue cet homme qui vécut pauvre, pour que les pauvres, ses frères, retourne à la maison, dans leur paroisse où l’on respire l’air du pauvre,  «c’est-à-dire de Jésus Christ». Le Pape invite chacun à faire trésor de ces enseignements et en particulier les prêtres  «qui doivent être capables de marcher devant leur peuple pour indiquer le chemin à suivre (…), en encourageant ceux qui sont restés en arrière». Suite de la visite Le Pape s'est ensuite rendu à Barbiana, pour se reccueillir sur la tombe de Don Lorenzo Milani (1923-1967), un prêtre du diocèse de Florence décédé très jeune à 44 ans, est lui surtout connu pour son œuvre dans l’éducation des plus démunis, en tant que fondateur et animateur dans les années 1950 et 1960 de «l’école de Barbiana», une institution très novatrice sur le plan des méthodes pédagogiques. Elle associait les élèves au projet d’éducation, à l’encontre des méthodes autoritaires qui prévalaient jusqu’alors dans l’enseignement catholique. (SBL-MD) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Pape François: «l'adolescence n'est pas une pathologie»

lun, 19/06/2017 - 22:44
(RV) Le Pape François a ouvert ce lundi 19 juin 2017, en la basilique Saint-Jean-de-Latran, le Congrès ecclésial du diocèse de Rome. Après avoir rencontré trente réfugiés hébergés dans des paroisses et communautés de Rome, à la veille de la Journée mondiale du réfugié, le Pape a développé le thème du rassemblement:  «Ne les laissons pas seuls! Accompagner les parents dans l’éducation des adolescents».  Le Saint-Père a plaidé en six points pour une approche concrète et intégrée de l’éducation, qui n’hésite pas à laisser de la place aux jeunes pour qu’ils soient protagonistes de leur propre croissance. Dans son discours, le Pape conseille d’abord aux participants au congrès d’ancrer leurs discussions dans la réalité du territoire romain, mettant en garde contre la «tentation de penser ou de réfléchir sur les choses en général, abstraites ; de penser aux problèmes, aux situations, aux adolescents». Se basant sur ses visites pastorales des derniers mois, François relève plusieurs tensions vécues dans la métropole romaine: les problèmes liés à la distance entre le lieu de vie et de travail, l’éloignement des proches pour trouver du travail, le coût de la vie, le manque de temps... «Ainsi, votre réflexion, votre prière, faites-la “in romanesco” [en dialecte romain]», enjoint le Pape. Nécessité de se connecter pour faire face au déracinement Cette approche concrète s’ancre selon lui dans le contexte du «phénomène croissant» d’une société et d’une culture «déracinées», d’une famille «sans histoire, sans mémoire, sans racines». Le Pape déplore notamment qu’on soit si exigeant concernant la formation des adolescents, qu’on leur fasse étudier «une quantité de choses» sans leur faire connaitre «leur terre, leurs racines», en les privant «de la connaissance des gènes et des saints qui nous ont faits».  Comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises, le Saint-Père défend le dialogue intergénérationnel, ne manquant pas de souligner le travail du diocèse de Rome à ce sujet. «Il est important qu’ils se connectent, qu’ils connaissent leurs racines», insiste le Saint-Père, qui note que les réseaux sociaux, loin de nous enraciner, nous laissent souvent «en l’air», «volatils». Cet enracinement doit ensuite permettre aux jeunes de se mettre «en mouvement». Car si le Pape concède que l’adolescence est un passage, un temps «de changements et d’instabilité», difficile pour les enfants comme pour les parents, c’est surtout «un temps très précieux», «un temps de croissance pour eux et pour toute la famille». «L’adolescence n’est pas une pathologie que nous devons combattre», insiste le Pape, qui déplore la tendance à «médicaliser» précocement les enfants. «Là où il y a de la vie, il y a du mouvement ; là où il y a du mouvement, il y a des changements, de la recherche, des incertitudes, il y a de l’espérance, de la joie et aussi de l’angoisse et de la désolation.» François appelle ainsi au discernement et à chercher à combler le désir d’autonomie des adolescents, qui constitue une «opportunité» pour les écoles, les paroisses et les mouvements ecclésiaux. «Ils cherchent le sentiment de vertige qui les fait se sentir en vie. Donc donnons-le leur!», s’exclame le Pape. Selon lui, il faut des éducateurs pour stimuler et accompagner les jeunes à «transformer leurs rêves en projets», afin de faire de leur faire découvrir en leur potentiel «un pont» vers une vocation. Éducation intégrée et sans compétition Ce processus doit selon le Pape reposer sur une éducation «intégrée», «basée sur l’intelligence (la tête), les sentiments (le cœur) et l’action (les mains)». Il dénonce les systèmes qui laissent en marge «des analphabètes émotifs et des enfants avec tant de projets inachevés». «Nous avons concentré l’éducation sur le cerveau en négligeant le cœur et les mains. Et c’est aussi une forme de fragmentation sociale.» Dans un cinquième point, le Pape déplore la «compétition» entre des adolescents et des adultes qui cherchent «l’éternel jeunesse». «On dirait que grandir, vieillir, prendre de l’âge, c'est mauvais», note-t-il, s’attristant des «lifting du cœur». Ainsi, les adultes excluent les adolescents de leurs processus de croissance «en leur prenant leur place». «Cette marginalisation peut augmenter une tendance naturelle que les jeunes ont à s’isoler», critique le Pape. Enfin, François conclut en critiquant comme à de nombreuses reprises le consumérisme, une monde où «l’addiction aux achats» est devenu la règle. «Il est urgent de récupérer ce principe spirituel si important et salvateur: l’austérité», soutient le Saint-Père. Il défend une «gourmandise   spirituelle» qui «réveille l’intelligence et la créativité, génère des possibilités pour l’imagination et ouvre particulièrement au travail en équipe, à la solidarité». (SBL) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape va rencontrer des réfugiés, à la veille de la journée mondiale qui leur est consacrée

lun, 19/06/2017 - 18:24
(RV) Le Pape François ouvrira ce lundi 19 juin 2017 le congrès du diocèse de Rome. Mais avant de prononcer un discours en la basilique Saint-Jean-de-Latran, il rencontrera à 18h30 trente réfugiés accueillis dans les paroisses de la capitale italienne, à la veille de la journée mondiale des réfugiés. 38 communautés paroissiales et instituts religieux de Rome ont hébergé 121 personnes depuis l’appel lancé le 6 septembre 2015 par le Saint-Père. À l’issue de la prière de l’Angélus, François avait incité «chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère et sanctuaire de toute l’Europe à accueillir une famille de réfugiés, à commencer par le diocèse de Rome»,  dont il est l’évêque. A l'issue de l'Angélus ce dimanche 18 juin 2017, il a de nouveau rappelé que «L’attention concrète va aux femmes, aux hommes et aux enfants qui fuient les conflits, les violences et les persécutions.» Accueil en paroisses et instituts religieux, puis en familles Suivant l'appel de 2015, la Caritas diocésaine de Rome a lancé deux projets. Le premier, intitulé «J'étais un étranger et vous m'avez accueilli», a permis d’héberger 121 personnes, dont 57 en premier accueil, dans des paroisses et instituts religieux. Certaines ont depuis trouvé un logement propre. En juin 2016, Caritas a élargi l’expérience d’accueil aux familles avec son programme «Protégé: un réfugié chez moi». L’Église de Rome défend une expérience d’ «accueil diffus», entendu comme un «nouveau mode de comprendre l’accueil, basé sur le principe qu’un parcours d’intégration part principalement de la construction de réseaux sociaux et de relations d’amitié et de solidarité». Ce modèle souhaite ainsi mettre «réellement» en contact les personnes afin que «l’autre» cesse d’être seulement «l’hébergé» mais se révèle à travers ses «caractéristiques individuelles, ses besoins, ses aspirations et ses objectifs». Il souhaite  «une communauté entière qui embrasse le nouvel arrivé, qui collectivement prend en charge ses besoins et qui reçoit en échange la participation active de la part de la personne accueillie.»   Le Saint-Père a par ailleurs rappelé la prochaine journée mondiale du réfugié qui se tiendra le 20 juin prochain, et qui aura pour thème «Avec les réfugiés. Aujourd’hui plus que jamais nous devons être du côté des réfugiés». «L’attention concrète va aux femmes, aux hommes et aux enfants qui fuient les conflits, les violences et les persécutions» a déclaré le Pape. «Rappelons-nous aussi dans la prière combien d’entre eux ont perdu la vie en mer ou dans d’éreintants voyages terrestres» a-til confié. Leurs histoires de douleur et d’espérance peuvent devenir des opportunités de rencontre fraternelle et de vraie connaissance réciproque. En effet, a poursuivi François, «la rencontre personnelle avec les réfugiés dissipe les peurs et les idéologies déformées, et devient un facteur de croissance humaine, capable de faire de la place aux sentiments d’ouverture et à la construction de ponts». (SBL, avec diocèse de Rome) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape invite les médias à proclamer l’Évangile de la paix

lun, 19/06/2017 - 17:49
(RV) «Continuer à chercher les moyens technologiques et sociaux pour coopérer à la mission universelle de l’Église de proclamer l’Évangile de la paix»: c’est le message d’encouragement envoyé par le Pape François aux professionnels catholiques des médias, réunis à Québec (Canada) du lundi 19 au jeudi 22 juin 2017 pour le Congrès mondial de Signis, l’Association catholique mondiale pour la communication. Dans une lettre adressé à Mgr Dario Viganò, préfet du Secrétariat pour la communication, et signée par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, le Saint-Père se dit confiant que la conférence puisse inspirer une espérance «accessible à tous, à l’endroit même où la vie connaît l’amertume de l’échec», comme il l’appelait de ses vœux dans son message pour la 51ème journée mondiale des communications.  «Trouver Dieu en toutes choses et le filmer» Le thème du congrès mondial du Signis est justement «Restons connectés pour dire l’Espérance». De nombreuses conférences et ateliers seront proposés pendant trois jours, afin d’échanger, de découvrir et de discuter sur le monde de la communication et des médias. Le cardinal Gérald Lacroix, archevêque de Québec, souhaite pour sa part que ce congrès mette en valeur la «précieuse contribution à rendre témoignage de l’espérance». «Vous êtes les vaillants messagers des fruits que produit la Parole. Je vous invite vivement à poursuivre avec joie et confiance votre mission dans notre monde», poursuit-il. Le thème de l’Espérance sera donc au cœur de ce congrès, à l’image de la première table-ronde qui débattra de la manière dont différentes organisations mettent en pratique leur volonté de promouvoir des récits porteurs d’espérance, ou de la deuxième qui évoquera comment «trouver Dieu en toutes choses et le filmer». Ce lundi, Mgr Lucio Ruiz, le secrétaire du Secrétariat pour la communication du Vatican, doit aussi évoquer la réforme de la communication du Saint-Siège. (SBL) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape invite à réciter le rosaire, qui «apporte la paix dans les cœurs»

lun, 19/06/2017 - 15:02
(RV) Le Pape François a envoyé ce dimanche 18 juin 2017 un message vidéo à Mgr Mari Grech, évêque de Gozo (Malte), à l’occasion de l’inauguration des mosaïques du Sanctuaire de la Vierge de Ta’ Pinu. Les trois mosaïques représentent la Vierge à l’Enfant, saint Jean-Baptiste et saint Paul. Réalisées par le centre Aletti de Rome, elles ont été installées au-dessus des trois portes de l’église. «L’image du parvis, que vous inaugurez aujourd’hui, met sous vos yeux la beauté d’une simple prière contemplative, accessible à tous, grands et petits: la prière du saint Rosaire», souligne le Pape. Il confie réciter régulièrement le chapelet devant une petite mosaïque de la Sainte Vierge à l'Enfant. «On dirait que Marie est au centre, décrit François, alors qu’en réalité, grâce à ses mains, elle devient une sorte d’échelle à travers laquelle Jésus peut descendre parmi nous.» Pour le Pape, Jésus est toujours au centre et il  «s’abaisse pour cheminer avec nous les hommes, pour qui nous puissions monter au Ciel avec Lui». Le Pape rappelle aussi que nous nous confions à Marie dans la prière du Rosaire pour qu’elle nous rapproche de son fils Jésus et que nous devons aussi méditer nos propres mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux puisque nous cheminons avec Lui. «Cette simple prière, en fait, nous aide à contempler tout ce que Dieu a accompli pour nous et notre salut par amour, et nous fait comprendre que notre vie est unie à celle du Christ.» Ainsi le Pape encourage à réciter le Rosaire, qu'il montre sur la vidéo,  «parce qu’il apporte la paix dans les cœurs, dans les familles, dans l’Église et dans le monde». (SBL) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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«L’Eucharistie est le mémorial de l’amour de Dieu»

dim, 18/06/2017 - 21:50
(RV) Le Pape François a célébré dimanche soir la messe à l’occasion de la fête du Corps et du Sang du Christ, sur l’esplanade de la basilique Saint Jean de Latran à Rome. Pour la première fois depuis le XVe siècle, cette célébration romaine de la Fête-Dieu, se déroulait le dimanche, et non le jeudi, jour officiel de la fête dans le calendrier liturgique. Lors de son homélie, le Pape est revenu sur le thème de la mémoire, qui traverse toute la liturgie en cette solennité de l’Eucharistie. Le compte-rendu d'Olivier Bonnel   Le «  pain vivant descendu du ciel  » (Jn 6,51) est le sacrement de la mémoire qui nous rappelle, de manière réelle et tangible, l’histoire d’amour de Dieu pour nous, a rappelé le Pape. «  Souviens-toi, dit aujourd’hui la Parole divine à chacun de nous . » Notre histoire personnelle du salut se fonde dans le souvenir de tout ce que le Seigneur a fait pour nous. Se souvenir est essentiel pour la foi, a expliqué le Saint-Père, comme l’eau pour une plante : de même qu’une plante sans eau ne peut rester en vie et donner du fruit, de même la foi, si elle ne se désaltère pas à la mémoire de tout ce que le Seigneur a fait pour nous. Cette mémoire est importante, car elle nous permet de demeurer dans l’amour, de se souvenir, c’est-à-dire de porter dans le cœur, de ne pas oublier celui qui nous aime et que nous sommes appelés à aimer. Une amoureuse fragilité Mais cette faculté que le Seigneur nous a donnée est plutôt affaiblie de nos jours a relevé le Pape. «  Dans la frénésie dans laquelle nous sommes plongés, beaucoup de personnes et beaucoup de faits semblent glisser sur nous. On tourne les pages rapidement, avides de nouveautés mais pauvres en souvenirs . » Ainsi, en vivant dans l’instant, a mis en garde François, « on risque de rester à la surface, dans le flux des choses qui se succèdent, sans aller en profondeur, sans cette épaisseur qui nous rappelle qui nous sommes et où  nous allons. Alors, la vie extérieure devient morcelée, la vie intérieure, inerte.»  La solennité du Corps et du Sang du Christ nous rappelle que, dans le morcellement de la vie, le Seigneur vient à notre rencontre dans une amoureuse fragilité, celle de l’Eucharistie. Dieu vient nous visiter en se faisant «  humble nourriture qui guérit avec amour notre mémoire, malade de frénésie. » L’Eucharistie est le mémorial de l’amour de Dieu a expliqué le Pape, mémorial de cet amour qui est notre force, le soutien de notre marche. Le mémorial eucharistique n’est pas un souvenir abstrait, froid, une simple notion, mais la mémoire vivante et consolante de l’amour de Dieu.  Nous ne sommes pas seuls Dans l’Eucharistie, a poursuivi François, se trouve tout le goût des paroles et des gestes de Jésus, la saveur de sa Pâque, le parfum de son Esprit. En la recevant, la certitude d’être aimé par lui s’imprime dans notre cœur. L’Eucharistie forme ainsi en nous une mémoire reconnaissante, parce que nous nous reconnaissons enfants aimés du Père et rassasiés par lui, il est une mémoire libre, car l’amour de Jésus, son pardon, guérit les blessures du passé et pacifie le souvenir des torts subis et infligés ; une mémoire patiente, car dans les adversités nous savons que l’Esprit de Jésus demeure en nous.  L’Eucharistie vient nous rappeler que même sur le chemin le plus accidenté nous ne sommes pas seuls. L’Eucharistie nous rappelle aussi que nous ne sommes pas des individus, mais un corps. De même que le peuple au désert récoltait la manne tombée du ciel et la partageait en famille (cf. Ex 16), de même Jésus, Pain du ciel, nous convoque pour le recevoir ensemble et le partager entre nous. L’Eucharistie n’est pas un sacrement «  pour moi  », a souligné le Pape, mais le sacrement d’une multitude qui forme un seul corps, comme Saint Paul nous l’a rappelé : «  Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain  » (1Co 10, 17). L’Eucharistie est enfin le sacrement de l’unité. Celui qui la reçoit ne peut être qu’artisan d’unité, parce que nait en lui, dans son “ ADN spirituel ”, la construction de l’unité. Le Souverain Pontife a conclu en souhaitant que ce sacrement du Corps et du Sang du Christ « nous guérisse de l’ambition de dominer les autres, de l’avidité de s’emparer pour soi, de fomenter des dissensions et de répandre des critiques ; qu’il suscite la joie de nous aimer sans rivalité, envie et bavardages malveillants. » A l'issue de la célébration, le Pape, comme le veut la traidtion, a présidé la procession du Saint-Sacrement entre les deux basiliques majeures de Rome, Saint-Jean de Latran et Sainte-Marie Majeure. (OB)  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Angélus : dans l’Eucharistie Jésus nous aide spirituellement à aimer notre prochain

dim, 18/06/2017 - 15:33
(RV) En cette journée où nous célébrons le Corpus Domini , le sacrement du Corps et du Sang du Christ, le Pape François lors de l’angélus, de ce dimanche 18 juin 2017, a insisté sur «la beauté de l’Eucharistie» instituée par Jésus lors de la dernière Cène, «mystère central de la foi» . Prenant appui sur le passage de l’Évangile du jour selon Saint Jean lorsque Jésus disait à la foule : “Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel” , le Saint-Père a invité les fidèles à «s’abandonner à Jésus avec confiance et à se laisser conduire par Lui» . Le compte-rendu d'Olivier Bonnel    «Qui se nourrit de l’Eucharistie demeure en Jésus et vit par Lui. Assimiler Jésus signifie être en Lui» . Le Pape rappelle que dans l’Eucharistie «le Christ s’offre lui-même comme force spirituelle pour nous aider à mettre en pratique son commandement» d’amour, «construisant des communautés accueillantes et ouvertes à tous en particulier aux plus fragiles et pauvres» . Dans l’Eucharistie, souligne le Saint-Père, «Jésus est à nos côtés, pèlerins dans l’Histoire pour alimenter en nous la foi, l’espérance et la charité; pour nous réconforter dans les épreuves et nous soutenir dans l’engagement en faveur de la justice et la paix» . Et cette «présence solidaire du Fils de Dieu est partout: dans les villes et dans les campagnes, au Nord et au Sud du monde, dans les pays de tradition chrétienne et dans ceux de première évangélisation». Une exhortation du Pape à «accueillir Jésus à la place de notre propre moi» afin que «l’amour gratuit reçu du Christ dans la communion eucharistique (…) alimente notre amour pour Dieu» et pour notre prochain . Au terme le de l’angélus, le Pape a rappelé qu’il présidera ce dimanche soir, en la Fête-Dieu, une messe sur le parvis de la basilique Saint-Jean-de-Latran, suivie d’une procession jusqu’à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Le Saint-Père a invité tous les fidèles à y participer, «même spirituellement» aidés «par la radio et la télévision» . «Je pense en particulier, a-t-il dit , aux communautés de cloitrées, aux personnes malades et aux prisonniers». (HD ) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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