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Le Pape invite des étudiants français à ne pas devenir «esclaves de l'argent»

jeu, 19/10/2017 - 15:18
(RV) Deux semaines après reçu les prêtres du diocèse de Lyon, le Pape François a reçu ce matin une nouvelle délégation lyonnaise. Il a accordé une audience à un groupe d’enseignants et d’élèves de l’Institution des Chartreux, un lycée privé qui accueille 4000 jeunes, inscrits notamment dans des classes préparatoires aux écoles de commerce. François les a invités à trouver dans leur formation chrétienne des outils pour œuvrer en faveur de la justice sociale, et à ne pas vivre dans le seul rythme de la compétition économique. Les explications de Cyprien Viet. Avec bienveillance et fermeté, le Pape François a lancé un avertissement à ces jeunes dont certains travailleront «dans le monde de la finance internationale» :   «il est essentiel que, dès à présent et dans votre vie professionnelle future, vous appreniez à rester libres à l’égard de la fascination de l’argent, de l’esclavage dans lequel l’argent enferme tous ceux qui lui vouent un culte. Et il est important aussi que vous puissiez acquérir aujourd’hui la force et le courage de ne pas obéir aveuglément à la main invisible du marché.» En s’appuyant sur  «la plongée dans l’histoire» vécue par ces étudiants en pèlerinage à Rome cette semaine, le Pape les a invités à prendre conscience de leur responsabilité: «Je vous invite à devenir responsable de ce monde et de la vie de chaque homme. N’oubliez jamais que chaque injustice contre un pauvre est une blessure ouverte, et qu’elle amoindrit votre dignité elle-même. Et, même si ce monde attend de vous que vous soyez performants, donnez-vous les moyens et le temps de parcourir les chemins de la fraternité, de construire des ponts entre les hommes plutôt que des murs.» Enfin, François a invité ceux qui ont la foi chrétienne à tout remettre à Dieu dans la prière «pour ne pas succomber à la tentation du découragement ou du désespoir» . Il s’est aussi adressé à ceux qui ne sont pas chrétiens en les invitant à avoir conscience du fait que «l’homme passe infiniment l’homme» , une citation d’un grand philosophe français qu’il apprécie beaucoup et qu’il aimerait béatifier : Blaise Pascal. (CV) Texte intégral : «Chers frères et sœurs, c’est avec joie que je vous accueille dans le cadre du séjour culturel et spirituel que vous accomplissez ici à Rome. Avec vous, je salue cordialement le Supérieur de l’Institution des Chartreux et les professeurs qui vous accompagnent, sans oublier tous ceux qui sont restés à Lyon. Vous êtes engagés dans un cursus d’études qui vous prépare à entrer dans des grandes écoles commerciales et qui, le moment venu, vous permettra d’exercer une profession dans le monde de la finance internationale. Je me réjouis de savoir que votre formation académique intègre une forte dimension humaine, philosophique et spirituelle, et j’en rends grâce à Dieu. Car il est essentiel que, dès à présent et dans votre vie professionnelle future, vous appreniez à rester libres à l’égard de la fascination de l’argent, de l’esclavage dans lequel l’argent enferme tous ceux qui lui vouent un culte. Et il est important aussi que vous puissiez acquérir aujourd’hui la force et le courage de ne pas obéir aveuglément à la main invisible du marché. C’est pourquoi je vous encourage à profiter de votre temps d’études, pour vous former à devenir promoteurs et défenseurs d’une croissance dans l’équité, les artisans d’une administration juste et adéquate de notre maison commune, à savoir le monde (cf. Exhort. ap.  Evangelii gaudium , n. 204). Ici, à Rome, vous vivez une forme de plongée dans l’histoire qui a si fortement marqué l’émergence des nations européennes. En admirant ce que le génie des hommes et les espérances qu’ils ont cultivées ont été capables de réaliser, ayez à cœur, vous aussi, de laisser votre empreinte dans l’histoire. Car vous avez la capacité de décider de votre avenir ! C’est pourquoi, je vous invite à devenir responsable de ce monde et de la vie de chaque homme. N’oubliez jamais que «chaque injustice contre un pauvre est une blessure ouverte, et [qu’elle] amoindrit [votre] dignité elle-même» (Catéchèse, 20 septembre 2017). Et, même si ce monde attend de vous que vous soyez performants, donnez-vous les moyens et le temps de parcourir les chemins de la fraternité, de construire des ponts entre les hommes plutôt que des murs, d’apporter votre pierre à l’édification d’une société plus juste et plus humaine. Dans cette perspective, j’invite ceux qui, parmi vous, sont chrétiens à rester connectés au Seigneur Jésus par la prière, pour apprendre à remettre tout à Dieu et, ainsi, pour ne pas succomber à la tentation du découragement ou du désespoir. Je voudrais dire aussi, avec respect et affection, à ceux qui ne sont pas chrétiens : n’oubliez jamais dans le regard porté sur les autres et sur vous-mêmes que «l’homme passe infiniment l’homme» (Blaise Pascal, Pensées, fragment 122). Et je vous encourage, tous, à œuvrer pour le bien, afin de devenir humblement la semence d’un monde nouveau. Avec cette espérance, en confiant chacun de vous au Seigneur pour que vous puissiez faire grandir la culture de la rencontre et du partage au sein de l’unique famille humaine, j’appelle de grand cœur sur vous, sur les personnes qui vous accompagnent, ainsi que sur vos familles et sur l’Institution des Chartreux, la bénédiction du Seigneur.» (CV)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape aspire à une pleine communion avec les méthodistes

jeu, 19/10/2017 - 14:56
(RV) Le Pape François a reçu ce jeudi matin, 19 octobre 2017, une délégation du Conseil méthodiste mondial, à l’occasion du 50e anniversaire du début du dialogue théologique méthodiste-catholique. Reprenant dans son discours la symbolique des 50 ans, synonyme de «libération des esclaves» dans le livre du Lévitique, le Pape s’est réjoui de voir méthodistes et catholiques s’être progressivement libérés de «l’esclavage de la suspicion réciproque». François a rappelé que le Concile Vatican II a rendu possible ce chemin, en appelant à un dialogue entre les confessions chrétiennes, qui puisse se développer «avec amour de la vérité, avec charité et avec humilité» . En remarquant la connaissance de Jésus-Christ acquise par de nombreux méthodistes, attachés à la prière et à la lecture de la Bible, François a déclaré : «il est beau de voir comment le Seigneur sème largement ses dons, il est beau de voir des frères et des sœurs qui embrassent en Jésus notre même raison de vie» . Il a ajouté qu’ils «peuvent nous aider à nous rapprocher encore plus du Seigneur et nous stimuler à offrir un témoignage plus fidèle à l’Évangile» . Le Saint-Père a aussi précisé que «la foi devient tangible quand elle se concrétise dans l’amour, en particulier dans le service des pauvres et des marginaux» , et que les initiatives communes assumées par les catholiques et les méthodistes dans le domaine caritatif constituent une réponse «à l’invitation du Seigneur» . Les chrétiens des différentes confessions ne peuvent pas «grandir dans la sainteté sans grandir dans une plus grande communion» , a martelé François. «Nous ne pouvons pas parler de prière et de charité si, ensemble, nous ne nous travaillons pas pour la réconciliation et pour la pleine communion entre nous» . Espérant que l’Esprit de Dieu puisse stimuler «le miracle de l’unité réconciliée» , «qui n’est pas uniformité, mais communion» , François s’est réjoui du chemin déjà parcouru mais a aussi appelé à poursuivre le chemin vers une pleine communion : «Nous avons appris à nous reconnaître frères et sœurs en Christ ; maintenant, il est temps de se préparer, avec une espérance humble et un engagement concret, vers cette reconnaissance pleine qui aura lieu, avec l’aide de Dieu, quand nous pourrons finalement nous retrouver ensemble dans la fraction du Pain» . Le Pape a conclu en récitant le Notre Père avec la délégation méthodiste. (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Messe du Pape à Sainte-Marthe: la proximité de Dieu n'est pas réservée à une élite

jeu, 19/10/2017 - 14:47
(RV) Que le Seigneur nous donne la mémoire de la «gratuité» du salut et de la proximité de Dieu, ainsi que du caractère concret des oeuvres de miséricorde: nous deviendrons ainsi des personnes qui aident à  «ouvrir la porte» , a exhorté François lors de la messe de ce jeudi matin, 19 octobre 2017, à la Maison Sainte-Marthe. En s’appuyant sur l’extrait évangélique de ce jour, tiré de saint Luc, dans lequel scribes et pharisiens se prétendent justes alors que Jésus leur explique que seul Dieu est juste, François a dénoncé le «grave oubli» des docteurs de la loi, qui avaient «oublié la gratuité du salut, la proximité de Dieu, la miséricorde de Dieu» , en croyant emporter avec eux «la clé de la connaissance» . Il avaient oublié la gratuité de Dieu, qui nous sauve par Son initiative, alors qu’eux pensaient associer le salut à un code, à «un tas de prescriptions» . Mais «ils ne recevaient pas la force de la justice de Dieu» , car la loi doit toujours être «une réponse à l’amour gratuit de Dieu» .  «Quand on oublie la gratuité du salut, on tombe, on perd la clé de l’intelligence de l’histoire du salut» , en perdant «le sens de la proximité de Dieu» . «Le Dieu de la révélation est le Dieu qui a commencé à cheminer avec nous depuis Abraham jusqu’à Jésus-Christ, le Dieu qui chemine avec son peuple. Et quand on perd ce rapport proche avec le Seigneur, on tombe dans cette mentalité obtuse, qui croit dans l’autosuffisance du salut avec l’accomplissement de la loi» , a averti François. Quand manque la proximité de Dieu, quand manque la prière, a averti François, «on ne peut pas enseigner la doctrine» , ni même «faire de la théologie» . La théologie doit se faire en priant, car la proximité du Seigneur se manifeste en Jésus crucifié, et c’est le sang du Christ qui nous justifie. Les œuvres de miséricorde sont un accomplissement de la loi, car elles permettent de toucher la chair du Christ, en «touchant le Christ qui souffre dans une personne, que ce soit physiquement ou spirituellement» . Il a par ailleurs mis en garde contre le fait que « quand on perd la clé de la connaissance, on arrive à la corruption ». Le Pape a enfin évoqué la responsabilité des pasteurs d’aujourd’hui, qui ont encore tendance à fermer des portes : «Dans mon pays j’ai entendu parler plusieurs fois de curés qui ne baptisaient pas les enfants des filles mères, car ils n’étaient pas nés d’un mariage canonique. Ils fermaient la porte, ils scandalisaient le peuple de Dieu, pourquoi? Parce que le cœur de ces curés avait perdu la clé de la connaissance. Sans aller aussi loin dans le temps et dans l’espace, il y a trois mois, dans un pays, dans une ville, une maman voulait baptisé son fils qui venait de naître, mais elle était mariée civilement avec un divorcé. Le curé a dit : "Oui, oui, je baptise l’enfant. Mais ton mari est divorcé. Il doit rester dehors, il ne peut pas être présent à la cérémonie." Ceci arrive aujourd’hui. Les pharisiens, les docteurs de la loi ne sont pas des choses de dans le temps, aussi aujourd’hui il y en a beaucoup. C’est pour cela qu’il est nécessaire de prier pour nous, les pasteurs. Prier pour que nous ne perdions pas la clé de la connaissance, et que nous ne fermions pas la porte à nous et aux gens qui veulent entrer.» (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Pape François: la violence au nom de la religion offense Dieu

mer, 18/10/2017 - 14:47
(RV) «Qui commet des actes violents ou les justifient au nom de la religion, offense gravement Dieu, qui est paix et source de paix, et a laissé dans l’être humain un reflet de sa sagesse, de sa puissance et de sa beauté»  : c’est par ces mots que le Pape François a accueilli au Vatican ce mercredi 18 octobre 2017, avant l’audience générale, une délégation de la "World Conference of Religions for Peace", la plus grande organisation de représentants des religions du monde entier, dédiée à la promotion de la paix. Le Pape a tenu à remercier l’œuvre de Religions for Peace, et le service «précieux» qu’elle rend, soit à la religion, soit à la paix, parce que «les religions sont destinées par leur nature à promouvoir la paix, via la justice, la fraternité, le désarmement et le soin de la création» . Dans son discours, François a souligné que «la paix est une tâche urgente, même dans le monde d’aujourd’hui, où tant de populations sont lacérées par la guerre et la violence» . C’est aussi «un don divin et une conquête humaine, c’est pour cela que les croyants de toute religion sont appelés à l’invoquer et à intercéder en sa faveur, et que tous les hommes de bonne volonté, spécialement ceux qui ont des responsabilités, sont appelés à œuvrer pour elle, avec le cœur, avec l’esprit et avec les mains, car la paix se construit de manière “artisanale”. Dans ce travail, la paix et la justice se construisent ensemble.» Les religions, riches de leurs ressources spirituelles et morales, sont appelées à s’engager : «elles ne peuvent pas avoir une attitude de neutralité, et encore moins, avoir un regard ambigu vers la paix», affirme François. D’où l’offense faite à Dieu en s’attaquant à la paix. Le Pape appelle les religions à un effort commun de collaboration pour promouvoir aussi «l’écologie intégrale» . «Les religions disposent des ressources pour faire progresser ensemble une alliance morale qui promeuve le respect de la dignité de la personne humaine et le soin de la création» , conclut-il. François se félicite ainsi que des exemples concrets et encourageants existent déjà à travers le monde dans le domaine de la coopération interreligieuse pour s’opposer aux conflits, pour faire progresser le développement durable et la protection de la terre. (CV-XS)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Audience générale: la conscience de la mort permet de donner un sens à la vie

mer, 18/10/2017 - 14:29
(RV) Lors de l’audience générale de ce mercredi 18 octobre 2017, Place Saint-Pierre, le Pape François s’est arrêté sur l’espérance chrétienne face à la mort, «une réalité que notre civilisation moderne tend à annuler» , a-t-il regretté à quelques jours de la Toussaint et de la commémoration des défunts. Cet oubli de la mort est pour le Pape une grave erreur spirituelle et anthropologique, car seule la prise en compte de cette réalité permet de donner à la vie un sens. Le compte rendu de Cyprien Viet. «Nous pourrions dire que l’homme est né avec le culte des morts» . Le Pape François a rappelé que toutes les civilisations se sont construites dans le rapport aux défunts, en ayant «le courage de regarder la mort en face» . La conscience de la mort permettait d’aborder la vie avec une certaine sagesse, comme nous l’enseignent les psaumes. «La mort met notre vie à nu. Elle nous fait découvrir que nos actes d’orgueil, de colère et de haine étaient de la vanité, de la pure vanité» , a insisté François, en montrant aussi que c’est quand notre vie s’achève que se révèle ce que nous avons semé de bon. La tristesse face à la mort d’un proche est naturelle et universelle. Jésus lui-même, profondément bouleversé, a pleuré devant la tombe de son ami Lazare. Mais en le ressuscitant, comme lorsqu’il ressuscite la fille de Jaïre, Jésus montre que la foi est plus forte que la mort. Jésus encore aujourd’hui nous interpelle sur notre foi en la résurrection, jusqu’à notre dernier souffle «où se joue toute notre existence, entre le versant de la foi et le précipice de la peur» . Même si nous sommes tous «petits et sans défense devant le mystère de la mort»,  François a invité chacun à fermer les yeux et à penser à ce moment de notre mort, «quand Jésus nous prendra par la main, avec sa tendresse, sa douceur, son amour, et nous invitera à nous relever» . «Pour celui qui croit, c’est une porte qui s’ouvre complètement. Pour celui qui doute, c’est un interstice de lumière qui filtre d’une porte qui ne s’est pas complètement fermée. Mais pour nous tous ce sera une grâce quand cette lumière de la rencontre avec Jésus nous illuminera.» L'appel pour la Somalie Et au terme de l’audience, le Pape François a exprimé son émotion après l’attentat au camion piégé qui a fait près de 300 morts samedi à Mogadiscio, en Somalie. Disant «vouloir exprimer sa douleur» suite à cette «tragédie» , le Pape a déclaré que «cet acte terroriste mérite la plus ferme condamnation, aussi parce qu’il s’acharne sur une population déjà très éprouvée» . Le Pape «prie pour les défunts et les blessés, pour leurs proches et pour tout le peuple de la Somalie» . Il «implore la conversion des violents» et «encourage ceux qui, avec d’énormes difficultés, travaillent pour la paix dans cette terre martyrisée» . (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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17 octobre: la lutte pour un monde sans misère demeure d'actualité

mar, 17/10/2017 - 19:27
(RV) «La famille humaine a le devoir d'aider chaque personne à être libérée de la pauvreté et de la faim»  : c’est le tweet publié par le Pape François en cette journée mondiale du refus de la misère. Une journée annuelle, reconnue par les Nations unies et instituée en 1987 par le père Joseph Wresinski, le fondateur d’ATD-Quart Monde. «La misère n'est pas une fatalité , affirmait-il. Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré.» 30 ans plus tard, le mouvement ATD Quart-Monde poursuit avec conviction sa lutte contre la misère et la pauvreté, fort de l’intuition prophétique de son fondateur. Cette lutte est même devenue un objectif mondial. En 2015, plus de 180 chefs d’État se sont ainsi engagés à «éliminer la pauvreté, sous toutes ses formes et partout dans le monde»,  en adoptant une feuille de route ambitieuse pour le développement durable, d’ici à 2030. Mais au-delà des mesures et des politiques, au-delà des chiffres et des statistiques, ATD-Quart monde rappelle combien restent fondamentales les valeurs de solidarité, de respect et de dignité. Les personnes défavorisées ont des choses à nous dire, et doivent être pleinement impliquées dans la lutte contre la pauvreté. Manuella Affejee a interrogé  Jean Tonglet, volontaire au sein d’ATD Quart Monde depuis une quarantaine d’années. Il est le responsable pour les relations du mouvement avec le Saint-Siège  : (CV-MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le message du Pape pour les 800 ans de la Custodie de Terre Sainte

mar, 17/10/2017 - 15:25
(RV) La Custodie de Terre Sainte célèbre cette année ses 800 ans. À cette occasion, le Pape François a envoyé une lettre rendue publique ce mardi 17 octobre 2017 au custode, le père Francesco Patton, dans laquelle il rappelle la mission des franciscains, et rend hommage à leur action quotidienne depuis que leur saint fondateur a élargi leur horizon en les envoyant au Proche-Orient, début «d’une extraordinaire aventure» .  Il y a l’histoire, riche et longue, mais il y a aussi le présent des franciscains de Terre Sainte qui sont «engagés» à vivre «aux côtés des frères de cultures, d’ethnies et de religions différentes, semant paix, fraternité et respect» . Le Pape résume ainsi la présence franciscaine sur la terre du Christ, rappelant aussi la «disponibilité à accompagner les pas des pèlerins provenant de tous les coins du monde à travers l’accueil et le guidage» . François incite les franciscains à maintenir leur engagement auprès des communautés ecclésiales locales. «Je vous encourage, écrit-il, à persévérer, heureux, à soutenir nos frères, surtout les plus pauvres et les plus faibles ; dans l’éducation de la jeunesse – qui risque souvent de perdre l’espoir dans un contexte toujours sans paix – dans l’accueil des personnes âgées et dans les soins aux malades, en vivant concrètement dans le quotidien les œuvres de miséricorde» . Les franciscains de Terre Sainte sont ainsi les «ambassadeurs du peuple entier de Dieu» . Le Pape François conclut son message en rappelant les paroles que saint François d’Assise avait adressé à ses compagnons, les exhortant à ne pas se disputer et à ne pas juger les autres, mais à être doux, pacifiques et modestes, dociles et humbles.  (CV-XS) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Messe à Sainte-Marthe: le Pape invite à résister aux idéologies qui empêchent de recevoir la Parole de Dieu

mar, 17/10/2017 - 14:43
(RV) Lors de la messe de ce mardi 17 octobre 2017 à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a invité à ne pas tomber dans la bêtise qui consiste dans l’incapacité à écouter la Parole de Dieu et mène à la corruption. Jésus pleure avec nostalgie quand le peuple aimé s’éloigne par fierté, en préférant les apparences, des idoles ou des idéologies. Dans l’Évangile du jour, tiré du 11e chapitre de saint Luc, Jésus qualifie les pharisiens «d’insensés» , tandis que dans la lettre de saint Paul aux Romains, l’apôtre reproche aux païens leurs «cœurs sans intelligence» . Mais dans la lettre aux Galates, c’est aux chrétiens que Paul s’adresse en les qualifiant de «fous» , parce qu’ils se sont laissés tromper par des «nouvelles idées» . Plus qu’une condamnation, cette parole est «un signal» , parce qu’elle fait voir la route de la bêtise qui conduit à la corruption, a expliqué François. Jésus avait aussi déclaré aux docteurs de la Loi qu’ils ressemblaient à des «sépulcres blanchis»  : ils devenaient corrompus parce qu’ils se préoccupaient de rendre beau seulement «l’extérieur des choses» , mais pas ce qui est à l’intérieur, là où il y a la corruption. Ils étaient donc «corrompus par la vanité, par l’apparence, par la beauté extérieure, par la justice extérieure» . Les païens, eux, ont la corruption de l’idolâtrie : ils sont devenus corrompus par qu’ils sont échangé la gloire de Dieu, qu’ils auraient pu connaître par la raison, pour les idoles. Et il y aussi les idolâtries d’aujourd’hui, comme le consumérisme, où l’on peut chercher un dieu commode, a remarqué le Pape. Enfin, il y a ces chrétiens qui se sont laissés corrompre par les idéologies, c’est-à-dire qui ont arrêté d’être chrétiens, pour «devenir des idéologues du christianisme» . Tous ces trois groupes, à cause de cette bêtise, «finissent dans la corruption» . La bêtise, c’est «le fait de ne pas écouter» , a expliqué François. «L’incapacité d’écouter la Parole : quand la Parole n’entre pas, je ne la laisse pas entrer parce que je ne l’écoute pas. L’insensé n’écoute pas. Il croit écouter, mais il n’écoute pas. Il fait toujours ce qu’il veut. Et donc la Parole de Dieu ne peut pas entrer dans le cœur, il n’y a pas de place pour l’amour. Et si la Parole entre, elle est distillée, transformée par ma conception de la réalité. Les insensés ne savent pas écouter. Et cette surdité les mène à cette corruption. La Parole de Dieu n’entre pas, il n’y a pas de place pour l’amour, et finalement il n’y a pas de place pour la liberté.» Ces insensés deviennent esclaves parce qu’il échangent «la vérité de Dieu avec le mensonge» et adorent les créatures plutôt que le Créateur. «Ils ne sont pas libres, et cette surdité ne laisse pas de place à l’amour, ni même à la liberté : elle mène toujours à un esclavage (…). Cette Parole, que nous avons entendue en chantant l’Alléluia, la Parole de Dieu est vivante, et efficace, elle discerne les sentiments et les pensées du cœur. Elle taille, elle va à l’intérieur. Cette Parole, je laisse entrer, ou je suis sourd à cette Parole ?» , s’est interrogé le Pape, en invitant à résister aux «habitudes idolâtriques» . Le Pape a enfin exhorté à regarder «les icônes des insensés d’aujourd’hui» . «Il y a des chrétiens insensés et aussi des pasteurs insensés» , a remarqué François. «Saint Augustin les réprouvait bien, avec force» , parce que «la bêtise des pasteurs fait mal au troupeau» . Le Pape a fait référence à la «bêtise du pasteur corrompu» , à la «bêtise du pasteur satisfait de lui-même, païen» , et à la «bêtise du pasteur idéologue» . Mais face à cette bêtise, il y a toujours le Seigneur qui frappe à la porte et qui attend. Le Pape a donc invité à penser à la tendresse nostalgique du Seigneur pour nous, «du premier amour qu’il a eu avec nous» . «Et si nous, nous tombons dans cette bêtise, nous nous éloignons de lui, et lui, il ressent cette nostalgie. La nostalgie de nous. Et Jésus, avec cette nostalgie, il pleure, il a pleuré sur Jérusalem. C’était justement la nostalgie d’un peuple qu’il avait choisi, qu’il avait aimé, mais qui s’était éloigné par bêtise, qui avait préféré les apparences, les idoles ou les idéologies.» (CV)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape à la FAO: conflits et changements climatiques, obstacles à la lutte contre la faim

lun, 16/10/2017 - 15:16
(RV) Le Pape François s’est rendu ce lundi 16 octobre 2017 au siège de la FAO à Rome à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation , sur le thème «Changeons l'avenir des migrations : investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural». Pour la première fois, le Saint-Père a assisté en personne à la cérémonie d’ouverture de cet évènement. Dans son discours prononcé en espagnol, il a appelé à un changement de comportement face aux conflits et aux changements climatiques, obstacles au combat contre la faim dans le monde . « La réalité d’aujourd’hui exige une plus grande responsabilité à tous les niveaux, pas seulement pour garantir la production nécessaire ou l’égale distribution des fruits de la terre, mais surtout pour protéger le droit de chaque être humain à pouvoir se nourrir en fonction de ses propres besoins, en participant aussi aux décisions qui le concernent et à la réalisation de ses propres aspirations, sans devoir se séparer de ses proches ». Avec un tel objectif, c’est la crédibilité du système international dans son ensemble qui est en jeu. Le premier appel du Pape est lancé, pour cette journée mondiale de l’alimentation. Le premier pas c’est celui de la responsabilité face au combat contre la faim. Un combat rendu difficile par deux obstacles: à la fois « par les conflits et par les changements climatiques ». Ces conflits d’abord, dénonce le Pape, non seulement, ils auraient pu être évités ou stoppés grâce au droit international, mais pour la population, quand ils durent depuis des décennies, ces conflits « propagent leurs effets désastreux comme l’insécurité alimentaire et les déplacements forcés ». La solution, dit le Saint-Père, c’est le désarmement global et systématique. « A quoi bon dénoncer les conflits qui affame des millions de personnes, si on n'agit pas efficacement pour la paix et le désarmement ? ». « La diplomatie nous a déjà démontré que c'est possible de mettre fin aux armes de destruction massive » a tenu à rappeler le Pape. Les changements climatiques responsables de la faim  La deuxième cause de malnutrition dans le monde, c’est le climat et ses changements, poursuit François. Mais, grâce à la science et aux instruments juridiques élaborés par la communauté internationale, « nous savons comment affronter » les conséquences de ces changements, estime le Pape. L’Accord de Paris en est un exemple. « Certains [pays] s’en sont pourtant éloignés » a-t-il déploré, alors qu’un « consensus concret et actif » de tous est nécessaire pour changer de style de vie, d’utilisation des ressources, des critères de productions, afin d’éviter que « les effets les plus tragiques continuent à accabler les personnes les plus pauvres et vulnérables ». Conséquence des conflits et du changement climatique, « la faim n’est pas une maladie incurable », a insisté fermement le Pape François à la FAO. Car « si on travaille en étant attentif aux besoins, sans spéculation, les résultats sont là ». Face à ce constat, le Saint-Père appelle donc à un changement de cap : rendre les fruits de la terre disponible à tous, et non réduire le nombre de bouches à nourrir. « Réduire est facile, partager demande une conversion, et ça c’est un défi .» L'amour, principe d'humanité Le Pape a ainsi invité à introduire le mot « amour » dans le langage de la coopération internationale. Car l’amour, « décliné en gratuité, parité, solidarité, culture du don, fraternité et miséricorde », sont les paroles qui expriment « le contenu même du mot humanitaire », tant utilisé dans les activités internationales. C’est un principe évangélique commun à tant de cultures et de religions qui doit devenir « un principe d’humanité dans le langage des relations internationales ». Le Saint-Père appelle donc la diplomatie à « organiser cette capacité d'aimer, afin de garantir la sécurité alimentaire et la sécurité humaine de façon globale ». Car, à l’inverse de la pitié qui se limite à l’aide d’urgence, « l'amour inspire la justice et est essentiel pour réaliser un ordre social juste entre des réalités diverses qui veulent courir le risque de la rencontre réciproque ». Aimer, souligne François, c’est aussi contribuer « afin que chaque pays augmente sa propre production et atteigne l’autosuffisance alimentaire ». Il appelle donc à « une application cohérente du principe d'humanité » par la diplomatie afin que la mobilité humaine soit gérée par « des accords imprégnés d'amour et d'intelligence ». Car l’objectif, c’est « l'union et le dialogue, non l’exclusion et la vulnérabilité ». L’exclusion, qui concerne notamment les migrants, qui crient leur faim et leur misère. C’est une « demande de justice et pas une supplique ou un appel d’urgence », insiste le Pape. « Un plus ample et sincère dialogue est donc nécessaire à tous les niveaux pour faire ressortir des solutions ». Car «i l n'est pas légal de soustraire des terres cultivables à la population » pour les laisser à des groupes réduits de la population, favorisant la corruption. Applaudi par un public debout, le Pape François a conclu son discours devant la FAO en assurant de la participation de l’Église à cet effort pour « affronter les besoins des plus pauvres » et préserver le bien de la famille humaine. Après avoir écouté l'intervention du Saint Père, Domeinique Burgeon, Directeur du département des opérations d’urgence de la FAO, revient sur l'importance fondamentale de la diplomatie pour s'attaquer aux sources de l'insécurité alimentaire: (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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L’Eglise compte 35 nouveaux saints, dont 33 martyrs

dim, 15/10/2017 - 15:21
(RV) Le Pape François a présidé ce dimanche la messe et la canonisation de bienheureux parmi lesquels les martyrs brésiliens André de Soveral, Ambroise François Ferro et leurs 27 compagnons, dont un français, Jean Lostau Navarro ; 3 martyrs mexicains Christophe, Faustin et Jean tués alors qu’ils étaient encore adolescents entre 1527 et 1529 ; l’espagnol Faustino Miguez, prêtre et fondateur en 1885 de la Congrégation des Sœurs Calasanciennes qui se consacrent à l’éducations des jeunes filles, et un italien, Angelo da Acri, décédé en 1739 après avoir prêché dans l’Italie méridionale. Revenant sur l’Évangile de ce dimanche, qui parle du Royaume de Dieu comme de la célébration de noces, François commence son homélie en soulignant que le Seigneur désire «célébrer les noces» avec chacun d’entre nous. Des noces qui inaugurent la communion de toute la vie, et qui font de nous des serviteurs fidèles. Par cette noce, poursuit François le Seigneur nous désire, et nous invite à une relation faite de dialogue, de confiance et de pardon. C'est la définition de la vie chrétienne, faite d’amour gratuit, et qui peut conduire jusqu’au don total de soi, jusqu’à donner la vie pour le Seigneur. Les saints canonisés ce dimanche indiquent cette voie. Ils n’ont pas dit «oui» au Seigneur pour un certain temps, «mais par leur vie et jusqu’au bout» dit François. La vie chrétienne n’est pas une routine qui se contente de normalité sans enthousiasme et sans élan, et surtout avec la mémoire courte. Nous devons nous rappeler constamment du premier amour, du premier «oui» dit au Seigneur lorsque par le baptême, il nous a invités à la noce. L’invitation peut aussi être refusée, et c’est précisément ce que rappelle l’évangile de Saint Mathieu. Lorsque le Roi invite les serviteurs à la noce de son fils, de nombreux invités ont répondu  «non» et son allés qui au camp, qui à son commerce, détournés par leurs intérêts, plutôt que d’accepter de se mettre en jeu. En se comportant ainsi, lorsqu’on préfère s’asseoir sur des sécurités, sur des commodités, on s’assoit sur les fauteuils des gains, des plaisirs, de quelque hobby qui rend joyeux, on finit par vieillir vite et mal, dit le Saint Père, «on devient rigide et méchant» . L’Evangile nous demande de quel côté se positionner. Du côté de son propre égoïsme ou du côté de Dieu. Dieu qui continue de préparer le bien même pour celui qui fait le mal, parce que l’amour est toujours plus fort que le mal. Lorsque nous lui répondons «non» , Dieu ne se résigne pas. Il continue de nous inviter à la fête, il répond avec un amour toujours plus grand et ne perd jamais l’espérance, et aujourd’hui encore, il nous appelle à « dépasser la résignation et les caprices de notre moi susceptible et paresseux ». Enfin, l’Évangile souligne que le vêtement des invités à la noce du fils du Roi est indispensable. Accepter l’invitation de Dieu n’est pas suffisant. Encore faut-il se revêtir chaque jour de l’amour de Dieu. Cet habit est aussi le vêtement blanc que nous avons reçu dans le baptême, l’habit nuptial de Dieu que nous devons endosser chaque jour et maintenir propre en allant recevoir sans peur le pardon du Seigneur. (JCP) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape François convoque un synode sur l'Amazonie

dim, 15/10/2017 - 14:09
C’était un peu la surprise ce dimanche place Saint Pierre. François vient de terminer la messe au cours de laquelle il a canonisé 35 bienheureux, tous d’Amérique centrale et latine, puis, juste avant la prière de l’angélus il annonce : «J’ai accueilli le désir de plusieurs conférences épiscopales de l’Amérique latine, ainsi que la parole de nombreux pasteurs et fidèles d’autres régions du monde, et j’ai décidé de convoquer une Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour la région de l’Amazonie». François explique en quelques mots que cette rencontre, qui se tiendra en octobre 2019 au Vatican, aura pour objectif de trouver des nouvelles voies pour l’évangélisation des populations locales. L’attention du pape se tourne particulièrement vers les populations indigènes, souvent oubliées, dit-il,  et sans la perspective d’un avenir serein. La forêt amazonienne, dont le Saint Père rappelle qu’elle constitue «un poumon d’une importance capitale pour la planète» , s’étend sur presque 7 millions de km2 et sur 8 pays d’Amérique latine. Elle abrite aujourd’hui encore environ 20 millions d’habitants, essentiellement des populations autochtones directement menacées par une industrie transnationale qui surexploite la foret et détruit l’environnement. Une situation largement dénoncée par le REPAM, le Réseau Ecclésial Pan-Amazonien, qui essaie de soutenir les populations indigènes de cette région du monde. Vous pouvez écouter la réaction de l’évêque de Cayenne, en Guyane Française, Mgr Emmanuel Lafont :   (JCP) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape invite les pèlerins de Fatima à ne pas délaisser le chapelet

sam, 14/10/2017 - 18:50
(RV)  « N’ayez jamais peur, Dieu est beaucoup plus bon que toutes nos misères, il nous aime beaucoup »  : ce sont quelques-unes des paroles que le Pape François a adressées aux pèlerins qui ont assisté ce vendredi 13 octobre 2017, à la célébration de clôture du centenaire des apparitions de la Vierge à Fatima, au Portugal. Le Pape s’est adressé en espagnol à la foule via un message vidéo sous-titré en portugais, retransmis sur des écrans géants le long du parcours de prière, dans le sanctuaire marial. Il a accordé sa bénédiction et transmis son salut à la foule, confiant qu’il portait encore aujourd’hui dans son cœur le souvenir de son voyage à Fatima. Il a recommandé aux pèlerins d’aller de l’avant, de ne jamais s’éloigner de la Mère, « comme un enfant qui est avec sa mère et qui se sent en sécurité »  : la Vierge « est notre sécurité » a-t-il affirmé. Il a enfin conseillé à son auditoire de ne jamais se séparer de son chapelet et de le réciter comme la Vierge nous l’a demandé.  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape à la famille vincentienne : adorer, accueillir et aller

sam, 14/10/2017 - 17:16
(RV) Plus de onze mille personnes se sont retrouvées ce samedi 14 octobre place Saint-Pierre autour du Pape François pour fêter les 400 ans de la fondation Saint-Vincent-de-Paul , sur le thème « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » (Mt 25,35). Dans un discours, le Pape a reconnu que saint Vincent-de-Paul avait créé « un élan de charité qui dure dans les siècles » et a voulu partager avec l’assistance une réflexion sur trois verbes, importants pour l’esprit vincentien mais aussi pour la vie chrétienne en générale : adorer, accueillir et aller. Xavier Sartre « La prière est la boussole de tous les jours, c’est comme un manuel de vie » , explique le Pape, précisant ce que prier signifie pour saint Vincent. Plus qu’un simple devoir ou « un ensemble de formule » , c’est « s’arrêter devant Dieu pour être avec lui, pour se consacrer simplement à lui » précise François. C’est bien le sens de l’adoration à laquelle on ne peut pas renoncer une fois découverte parce qu’elle « est pure intimité avec le Seigneur qui donne paix et joie et dissout les soucis de la vie » . « Qui adore, qui fréquente la source de la vie de l’amour, ne peut qu’en rester, pour ainsi dire, contaminé. Il commence à se comporter avec les autres comme le Seigneur fait avec lui : il devient plus miséricordieux, plus compréhensif, plus disponible, il dépasse ses propres rigidités et s’ouvre aux autres » a poursuivi le Pape. S'oublier pour aller vers l'autre Concernant le verbe « accueillir » , il signifie « redimensionner son propre moi, redresser son mode de penser, comprendre que la vie n’est plus ma propriété privée et que le temps ne m’appartient pas » , détaille le Pape. « C’est un lent détachement de tout ce qui est mien : mon temps, mon repos, mes droits, mes programmes, mon agenda. Qui accueille renonce à son moi et fait entrer dans sa vie le toi et le nous » . « Le chrétien accueillant est un vrai homme et femme d’Église » affirme ainsi le Pape. L’Église étant mère et accueillant donc la vie et l’accompagnant, et le fils, ressemblant à la mère, le chrétien possède ces traits caractéristiques de l’Église. Enfin, le Pape s’est  arrêté sur le dernier verbe : aller. « L’amour est dynamique, il sort de lui. Qui aime ne reste pas dans son fauteuil à regarder, à attendre la venue d’un monde meilleur, mais il se lève avec enthousiasme et simplicité et s’en va » , pour « enflammer le cœur des hommes, faisant ce que fit le Fils de Dieu » . Autant de choses que la famille vincentienne accomplit à travers le monde.  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape rappelle que les défis actuels demandent la collaboration de tous

sam, 14/10/2017 - 17:15
(RV) « Les défis de notre temps demandent la collaboration de tous les hommes de bonne volonté, et en particulier, la prière et le sacrifice »  : c’est par ces mots que le Pape s’est adressé ce samedi 14 octobre 2017 aux membres de la Ligue de prière du bienheureux empereur Charles pour la paix entre les peuples à l’occasion de leur assemblée annuelle. Cette année, ces membres se réunissent dans le cadre du centenaire de l’initiative de paix entre les responsables politiques prise par le Pape Benoît XV et soutenue uniquement par le bienheureux empereur Charles, chef de l’empire d’Autriche-Hongrie, en pleine Première Guerre mondiale. Le Pape François est ainsi revenu sur les trois objectifs de la Ligue de prière : chercher et observer la volonté de Dieu, s’engager en faveur de la paix et de la justice, expier l’injustice de l’histoire. Ce furent « un motif récurrent dans la vie du bienheureux Charles en tant qu’homme d’État, mari et père de famille et comme fils de l’Église » , a-t-il confié. « Confiant en la volonté de Dieu, il a accepté la souffrance et a offert sa propre vie en sacrifice pour la paix, toujours soutenu par l’amour et par la foi de son épouse, la servante de Dieu Zita » , a-t-il poursuivi. Le message de la Ligue demeure bien d’actualité. C’est pourquoi le Pape a demandé aux membres de la Ligue de maintenir leur promesse « de prendre part, par la prière et l’engagement personnel, aux multiples efforts du Pape en faveur de la paix » . (XS) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape exprime sa solidarité pour les victimes des incendies en Californie

ven, 13/10/2017 - 20:43
(RV) Le Pape François exprime sa solidarité pour les personnes frappées par les incendies dévastateurs en Californie. Dans un message signé par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin, et dirigé aux archevêques de Los Angeles, Mgr José Horacio Gomez, et de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, le Pape assure de ses prières, adressant en particulier ses pensées à ceux qui ont perdu des êtres chers, ou qui craignent pour leur vie de ceux qui sont encore portés disparus. Il encourage donc les autorités civiles et les secouristes qui portent assistance aux victimes de cette tragédie et adresse à tous sa bénédiction. Les incendies qui sont en train de frapper la Californie depuis dimanche dernier ont déjà causé la mort d’une trentaine de personnes, et 550 personnes sont portées disparues . Ce chiffre très élevé pourrait toutefois être lié à des problèmes de communication et de recensement d’habitants éventuellement absents lors des feux. 3500 bâtiments et 76 000 hectares de végétation ont déjà brûlé. La catastrophe risque encore de prendre de l’ampleur dans les heures à venir en raison des conditions météorologiques défavorables, qui mettent à rude épreuve les 8000 pompiers engagés dans cette guerre contre le feu. (CV)    (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Le Pape François reçoit une délégation des "Special Olympics"

ven, 13/10/2017 - 15:02
(RV) Le Pape François a reçu ce midi au Vatican les participants d’un tournoi de football organisé par les “Special Olympics”, une organisation fondée par les années 1960 par Eunice Shriver, une sœur de l’ancien président américain John Fitzgerald Kennedy, qui promeut la participation à des compétitions sportives de personnes ayant une déficience intellectuelle. «Vous êtes le symbole d’un sport qui ouvre les yeux et le cœur à la valeur et à la dignité des individus et de personnes qui, autrement, seraient objet de préjugés et d’exclusion» , leur a lancé le Pape. François, souvent très intéressé par les opportunité d’intégration offertes par le sport, les a invités à participer à la construction d’une «société plus fraternelle, dans laquelle les personnes puissent grandir et se développer, et réaliser pleinement leurs capacités» . Le Pape a rappelé que les parcours des sportifs «montrent comment la détermination et le caractère de certains peuvent être des motifs d’inspiration et d’encouragement pour de nombreuses personnes, dans tous les aspects de leur vie.» «May God bless you all» , «que Dieu vous bénisse» , a conclu le Pape en anglais, en les invitant à cultiver «l’amitié et la solidarité» . (CV)               (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Homélie du Pape François: la mondanité spirituelle est une tentation diabolique

ven, 13/10/2017 - 13:54
(RV) Seul le Christ crucifié nous sauvera des démons qui nous font «glisser lentement vers la mondanité» , en nous sauvant aussi de la «bêtise» et de la «séduction» . Le Pape François l’a martelé ce vendredi 13 octobre 2017 lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, en réfléchissant sur l’Évangile du jour, tiré de saint Luc, dans lequel Jésus dit:  «si moi je chasse les démons avec le doigt de Dieu, c’est donc que le Règne de Dieu est venu jusqu’à vous» .  Le Pape a exhorté à l’examen de conscience et donc aux œuvres de charité, «celles qui coûtent» , mais qui «nous amèneront à être plus attentifs» et vigilants afin que ne viennent pas jusqu'à nous des personnages «fourbes» , qui sont justement les démons. Le Seigneur, a-t-il expliqué, «demande d’être vigilants» , pour ne pas entrer en tentation. Le chrétien est donc toujours «en veille, vigilant, il est attentif» , comme une «sentinelle». L’Évangile parle de la lutte entre Jésus et le démon. Jésus ne raconte pas une parabole, mais «dit une vérité»  : quand l’esprit impur «sort de l’homme» , il rôde dans des endroits déserts, en cherchant des appuis, et, n’en trouvant pas, il décide de retourner là où il était venu, là où habite l’homme libre. Alors le démon décide de prendre «sept autres esprits pires que lui» , de façon à ce que «la condition de cet homme» devienne «pire qu’auparavant» . Mais les démons, souvent, entrent «en sourdine» , sans trop se faire remarquer à première vue… «Ils commencent à faire partie de la vie. Avec leurs idées et leurs inspirations, ils aident cet homme à mieux vivre, et ils entrent dans la vie de l’homme, ils entrent dans son cœur, et de l’intérieur ils commencent à changer cet homme, mais tranquillement, sans faire de bruit. Ce mode est différent de la possession diabolique qui est forte : ceci, c’est un peu une possession diabolique "de salon", disons cela. Et ceci est ce que le diable fait lentement, dans notre vie, pour changer les critères, pour nous pousser vers la mondanité. Il s’immisce dans notre façon d’agir, et nous nous en rendons compte difficilement. Et ainsi, cet homme devient un homme mauvais, un homme oppressé par la mondanité. Et ceci est ce que veut le diable : la mondanité.» La mondanité, d’autre part, est «un pas en avant dans la possession du démon» , a ajouté François. C’est une «fascination» , une «séduction» . Parce que le diable est «le père de la séduction» . Et quand le démon entre dans nos vies d’une façon «suave et éduquée» , en prenant possession de nos attitudes, nos valeurs passent du service de Dieu au service de la mondanité, a expliqué le Pape François. C’est ainsi que l’on devient «des chrétiens tièdes, des chrétiens mondains» , avec un mélange, une «macédoine» , entre «l'esprit du monde et l’esprit de Dieu» . Tout ceci «éloigne du Seigneur» , a expliqué François, appelant à résister à ces tentations en faisant preuve de «vigilance» et de «calme» , sans «s’effrayer» . «Veiller signifie comprendre ce qui se passe dans mon cœur, cela signifie m’arrêter un peu, et examiner ma vie. "Je suis chrétien? J’éduque plus ou moins bien mes enfants ? Ma vie est chrétienne ou elle est mondaine? Et comment je peux comprendre cela?" Avec la même recette que pour saint Paul : regarder le Christ crucifié. La mondanité se détruit devant la croix du Seigneur. Et ceci est le sens du Crucifix devant nous : c’est n’est pas un ornement, c’est justement ce qui nous sauve de cette fascination, de ces séductions qui te mènent à la mondanité.» Le Pape a donc exhorté à nous demander si nous regardons le «Christ crucifié» , si nous faisons «le Chemin de Croix pour voir le prix du salut» , non seulement des péchés , «mais aussi de la mondanité» . François a insisté sur l’importance de l’examen de conscience et de la prière devant le Christ crucifié. «Et ensuite, cela fera du bien de se faire une fracture, mais pas aux os : une fracture aux attitudes confortables. Les œuvres de charité. "Moi je me sens bien, mais je ferai ceci, qui me coûte." Visiter un malade, donner une aide à quelqu’un qui en a besoin… je ne sais pas, une œuvre de charité. Et ceci rompt l’harmonie que cherche à faire ce démon, ces sept démons avec le chef, pour faire la mondanité spirituelle.» (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Condoléances du Pape pour les victimes d'un incendie dans une école du Brésil

jeu, 12/10/2017 - 20:42
(RV) Le Pape François exprime sa solidarité pour les victimes d’un incendie criminel dans une école de Janaùba, dans l’État du Minas Gerais, au Brésil. Dans un message adressé à l’évêque local, Mgr Ricardo Guerrino Brusati, le Pape se dit «consterné par la nouvelle de la terrible attaque incendiaire» qui a provoqué la mort d’une dizaine d’enfants. Le pyromane serait un surveillant de l’école. Les pensées du Pape vont en particulier à ceux qui  pleurent la mort de leurs enfants. François invoque du Seigneur le réconfort et la guérison des blessés, ainsi que la consolation de l’espérance chrétienne pour ceux qui ont été frappés par cette «tragédie absurde» . (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Messe à Sainte-Marie-Majeure: le Pape invite à prendre soin des chrétiens orientaux en diaspora

jeu, 12/10/2017 - 15:27
(RV) Il y a 100 ans, le 15 octobre 1917, le Pape Benoît XV créait l’Institut pontifical oriental. À l'occasion de ce centenaire, qui coïncide avec celui de la Congrégation pour les Églises orientales, le Pape s'est rendu sur place ce matin, avant de concélébrer une messe dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure. S’appuyant sur les lectures du jour, le Saint-Père a invité dans son homélie les fidèles de ces Églises, encore persécutées aujourd’hui, à se confier à Dieu dans la prière. Rappelant le contexte de création de la Congrégation pour les Eglises orientales, pendant la Première guerre mondiale, le Saint-Père a d’abord réaffirmé que nous vivons aussi aujourd’hui une guerre mondiale «par morceaux» . Ce conflit touche les Chrétiens d’Orient, persécutés, provoquant une diaspora toujours plus grande. «Cela fait surgir tant de questions, tant de pourquoi ?» , souligne François. Il fait alors le parallèle avec la première lecture (Mal 3, 13-20a), où le peuple se demande pourquoi les méchants profitent de la vie et restent impunis. «Combien de fois nous aussi faisons cette expérience ?» , demande le Pape. Mais Dieu nous répond tous la même chose : «Dieu n’oublie pas ses fils, il se souvient des justes, de ceux qui souffrent, des oppressés qui se demandent “pourquoi?", et pourtant qui ne cessent pas d’avoir confiance dans le Seigneur.» La prière, un acte de confiance Le Saint-Père indique alors le moyen de se faire entendre de Dieu : la prière. Il préciser que prier est un acte de «confiance» dans l’écoute de Dieu, fort du «courage de la foi» , du «courage de toquer à la porte» . «Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira» , nous dit l’Évangile de Luc. Comme des parents veulent le bien de leurs enfants, Dieu répond à notre appel. En nous donnant de bonnes choses ? «Non, l’Évangile ne dit pas cela» , souligne le Pape. «Par la prière, l’homme frappe à la porte de Dieu pour lui demander une grâce. Et lui, qui est Père, nous donne encore plus : il envoie l’Esprit saint» . L’Esprit saint : «Voilà le vrai don du Père» , insiste le Pape. «Apprenons à toquer au cœur de Dieu» , courageusement, par la prière. «Ainsi votre engagement portera du fruit en son temps, et vous serez comme des arbres dont le feuillage ne sèche pas» , conclut le Pape. (SBL)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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Mgr Fisichella explique l'évolution de la doctrine catholique sur la peine de mort

jeu, 12/10/2017 - 14:51
(RV) Entretien - « La condamnation à la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle. » Si dans le texte du Catéchisme, la peine de mort est admise en ultime recours et sous certaines conditions par l’Église, aujourd’hui, le Pape François la juge « inadmissible ». Le Saint-Père l’a réaffirmé ce 11 octobre 2017 à l’occasion du 25ème anniversaire du Catéchisme de l'Église catholique promulgué par Saint Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Devant les participants à cette rencontre organisée par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, François a aussi insisté sur la nécessité de faire évoluer la doctrine face aux nouveaux défis de notre monde actuel, tout en s’appuyant sur l’héritage du passé. Au micro de Blandine Hugonnet, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation revient sur le message du Pape lors de ce discours (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...
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